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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

AOÜT 1919

  • 4. Paris : inauguration du musée Rodin.
  • 4. Hongrie : la république des Conseils de Hongrie est écrasée après 133 jours d’existence. Les troupes roumaines entrent à Budapest.
  • 5. Turquie : début du soulèvement militaire dirige par Mustafa Kemal contre la monarchie ottomane.
  • 6. Les États-Unis cessent le blocus économique contre la Russie soviétique. Les échanges commerciaux reprennent entre les deux pays.
  • 8. New York : Herbert Hoover, délégué du gouvernement américain pour l’aide alimentaire à l’Europe, demande aux travailleurs européens d’augmenter leur productivité.
  • 8. Le Parlement belge ratifie le traité de Versailles.
  • 8. Paris : le sergent Charles Godefroy, aux commandes de son biplan «Chasse », vole sous l’Arc de Triomphe, là où 3 semaines plus tôt, passait le cortège des armées. « le défilé, a-t-il déclaré, ne comprenait p nos « oiseaux ». J’ai voulu que l’avion ait sa part de triomphe.
  • 10. Les Anglais relâchent des prisonniers allemands : 800 grands blessés arrivent à Cologne.
  • 22. Des détachements de l’armée de la République autonome d’Ukraine massacrent plus de 5000 juifs dans la province de Podolie.
  • 25. Les États-Unis réclament à l”Allemagne, en réparation du torpillage du paquebot « Lusitania ›› par un de leurs sous-marins, la cession de l’île de Yap en Micronésie.
  • 28. Haute-Silèsie : une révolte appuyée par la Pologne est écrasée par les troupes allemandes.
  • 29. Belgique : entrée en vigueur de la loi Vandervelde sur l’alcoolisme.

NAISSANCE

  • 15. Menie Grégoire, journaliste française.

DÉCÈS

  • 11. Andrew Carnegie, industriel et philanthrope américain (*25.11.1835).

Source :  Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

Par Jean-Claude VRILLAC, le lundi 10 septembre 2018

Les grandes familles d’ALLOUE : Les personnages

J'aime et je partage...

Et vint la révolution

Beaucoup de familles nobles émigrèrent durant cette période pour échapper aux répressions ; certaines sont revenues sous Napoléon et bénéficièrent par la suite d’avantages pécuniers non négligeables ; 

’le milliard des émigrés’’, qui fit beaucoup parler en son temps ; on retrouve d’ailleurs parmi les cadres militaires de l’Empereur de nombreux officiers issus de l’ancien régime. 

A Alloue, la famille Guiot alias Guiot Durpaire pour la circonstance, resta et devint une bonne figure républicaine ; il entra dans l’armée et gravit, sûrement grâce à son passé, tous les échelons de la hiérarchie militaire ; c’est ainsi qu’il devint général de division et termina commandant de la place de Brest ; ce sera la seule personnalité d’Alloue dans ce grade.

Les états de services des récipiendaires de la légion d’honneur les plus modestes laissent entrevoir de longues années au service de l’empire. Ci-joint, quelques photos des derniers soldats de l’Empereur ;

 âgés, ils avaient pris l’habitude de se réunir une fois par an en tenue, pour commémorer la mort de Napoléon ; 

 trait séparateur

Les dignitaires de la légion d’honneur d’ ALLOUE

Plusieurs habitants d’Alloue ont mérité cette suprême distinction française ; voici leurs noms, qualité et état de service. Malheureusement il dû y en avoir beaucoup plus qui sont restés sur les champs de batailles.  

Napoléon fait parcourir de très grandes distances à son armée (20 km par jour en marche normale, 40 km en marche forcée). La Grande Armée bénéficie ainsi d’une grande mobilité stratégique qui lui confère un ascendant décisif sur ses adversaires. Cette mobilité est toutefois très réduite pendant la campagne de Russie, une partie de l’intendance utilisant des chars à bœufs. Outre sa taille, la Grande Armée est marquée par l’inébranlable fidélité des hommes la composant – des grognards aux « Marie-Louise » et des artilleurs aux officiers de santé – envers l’Empereur et sa politique de conquêtes. Rompus à une discipline de fer, exténués par les marches forcées et les fréquentes batailles, souvent mal vêtus, mal nourris, mal soignés, payés avec retard, ces hommes font preuve d’un courage et d’un dévouement héroïque jusqu’à la chute de l’Empire.

Babaud Louis ; né le 28 octobre 1771 à Alloue : fils de Nicolas Babaud et de Marguerite Cail.

Détail des services ; entré au service comme volontaire de la Charente, le

5 août 1792 ; grenadier au 1er bataillon du 42ème régiment d’infanterie ; Ce régiment a concouru à la formation du 10ème léger.

Campagnes ; celles de 1792 ; 1793 ; 1794 ; 1795 dans la Vendée, 1796 à Coblence, 1798 à Mayence ; 1800 et 1801 en Autriche, 1802 ; 1803 ; 1804 ; 1805 ; 1806 ; 1807 ; 1808 ; 1809 ; 1810 ;1811 ; 1812 &1813 aux diverses armées :

Prisonnier de guerre à Pampelune (Espagne), le 21 octobre 1813 ; rentré le 14 juillet 1814 ; à nouveau au 10ème régiment léger.

Rengagé dans le corps pour quatre ans le 31 décembre 1818.

Reçu chevalier de l’Ordre Royal de la légion d’honneur le 25 avril 1821.

DELAGE Paul : né le 20 janvier 1891 à Alloue; fils de Jean-Baptiste

Delage et de Marguerite Benoit, domiciliés à Ambernac ;

Soldat ajourné en 1912, apte au service auxiliaire en 1913 ;

Incorporé au 1er régiment d’artillerie de campagne à compter du 9 octobre 1913 : arrivé soldat de 2ème classe par décision de la commission de réforme de Bourges le 29 octobre 1914 ; passe au 13ème régiment d’infanterie le 2 avril 1915 ; partis aux armées le 24 juillet 1915 ; blessé le 15 février 1917 ; proposé pour la réforme le 6 septembre 1918, pour raccourcissement de 5cm et demi du membre inférieur gauche, consécutivement à une fracture du fémur au 1/3 inférieur avec chevauchement des fragments ; raideur du genou atrophié à la cuisse et au mollet suite des blessure.

Bon soldat qui s’est toujours très bien conduit aux différents combats auquel son unité a pris part ; a été blessé très grièvement le 15 février 1917, au cours d’un ravitaillement qu’il exécutait sous un violent bombardement ennemi.

Amputé de la cuisse gauche. Médaillé militaire en 1925.

Officier de la légion d’honneur ;

A été ensuite concierge à la Faculté des sciences à Bordeaux, domicilié 149 Cours de la Marne, proposé le 13 août 1934 pour la Croix de Chevalier de la légion d’honneur.

DEMAILLE Henri ; né le 26 septembre 1898 à Alloue (dossier non communicable) fils de Louis Demaille, domestique et Louise Desvergnes ; il épousa le 8 août 1910 à Alloue Marie Madeleine Simon.

DESCHAMPS Robert ; né à Alloue Chez Paquet, le 18 mars 1909 ; décédé le 9 mars 1961 ; fils de Fernand Deschamps er de Anathalie Léontine Dardillac ;

Ingénieur des Directions de Travaux Principal de l’artillerie navale ; demeurant 5 rue Foudaudège à Bordeaux ;

Chevalier de la légion d’honneur le 11 novembre 1959.

DUPUY Léonard ; né le 13 avril 1777 à Alloue; fils de Jacques Dupuy, propriétaire et de Catherine Meunier.

Service : Entré au service comme soldat au 4ème Bataillon de la charente le 10 août 1792 ;

Caporal dans la 11ème demi-brigade  le 17 ventose an 3 (7.3.1795) ;  Fourier le 12 floréal an 3  (1.5.1795) :  passé avec le même grade au 10ème régiment d’infanterie légère le 6 ventose an 4  (25.2.1796) ;  Sergent dans le même régiment  le 12 messidor an 10  (1.7.1802) ;  Sergent major le 7 thermidor an 11  (26.7.1803);  Adjudant sous-officier le 26 germinal an 13 (16.4.1805) ; Souslieutenant le 21 février an 1807 ;  passé avec son grade dans le 114ème régiment de ligne le 1er juillet 1808 ; 1er porte- Aigle le 21 novembre 1808 ; Lieutenant porte- aigle le 5 décembre 1810 ; Capitaine le 18 mai 1813 ; passé avec le même grade au 10ème régiment de ligne le 1er septembre 1814 ; passé avec le même grade au 4ème régiment d’infanterie de la Garde Royale  le 15 novembre 1815 .

Capitaine au 4ème Régiment d’infanterie de notre garde :

Campagnes, blessures et actions d’éclats : A fait les campagnes de la Vendée en 1792- 1793 celles de l’an 2, 3, 4 & 5 de Rhin et Moselle, celle de l’an 6 en Angleterre, celle de l’an 7 au Danube, celle de l’an 8 et 9 en France Dauphinée.

Le 13 mars 1793 il monta le premier à l’assaut du château de Montergne et s’empara de deux pièces de canon et de ses canonniers ; il reçut à cette affaire un coup de feu à l’avant- bras droit et un coup de crosse à l’estomac 

A l’affaire du 24 juin 1808 aux montagnes de Las Cabreras en Espagne, il se glissa sur le derrière de l’ennemi avec 100 hommes choisis dans toute l’armée par ordre de Monsieur le Maréchal Moncey, les deux armées étant aux prises depuis quatre heures, l’ennemi se croyant tourné abandonna la position ; cet officier pris cinq pièces de canon une grande quantité de munitions et décida ainsi le gain de la bataille.

A l’affaire du 27 juin 1808, en Espagne, près Valence, il passa le premier la rivière à la tête de sa troupe, et tournant l’ennemi par sa droite, il s’empara d’une batterie de quatre pièces de canon ainsi que les canonniers dont le chef fut tué par Monsieur  Dupuy.

Le 3 juillet 1808 à Célutet de Santa en Espagne, suivi des tirailleurs et repoussant l’ennemi jusqu’au village de Cancel, lui prit différents équipages de guerre, dix caisses de fusils et fait cent cinquante prisonniers : cette marche hardie mis l’armée en état de passer la rivière et l’obstacle.

A l’affaire du 13 avril 1813, à Castella en Espagne, l’armée fut obligée de battre en retraite ; les soldats épouvantés quittant leur rang, lorsque Monsieur Dupuy, alors Porte-Aigle, fit battre ‘’au drapeau’’, et, marchand avec son aigle à la rencontre de l’ennemi en rappelant aux soldats qu’ils avaient juré de n’abandonner leur drapeau qu’à la mort ; cette exhortation eut son effet et la résistance qui fut opposée aux Espagnols donna le temps aux renforts d’arriver et permit d’enlever les blessés .

Le 27 novembre, la division fut découverte sur Orégnéza en Espagne ; l’ennemi l’attaqua en flan en tête et en queue et avait compris la retraite au défilé de Cabros ; le capitaine Dupuy lança l’ordre de marche avec sa compagnie de voltigeurs sur un bataillon qui tenait la retraite coupée ; il n’hésita point de faire sonner la charge ; il fonça à la baïonnette, jeta l’ennemi dans un ravin, où il en fut un carnage affreux ; le reste fut ce que la cavalerie ait dépassé le défilé qui venait d’être enlevé ; le capitaine fut félicité par Monsieur le Maréchal et mis à l’ordre du jour.

Blessé d’un coup de feu au genou gauche à Austerlitz le 11 frimaire an 14 ; 

Chevalier de la légion d’honneur le 2 mars 1809 ;

Le 3 avril 1815 enleva d’assaut avec sa compagnie la position du pont de la Drome sous les ordres de son Altesse Royale Monseigneur le Duc d’Angoulême ; 

Fut fait Chevalier de Saint-Louis sur le champ de bataille et officier de la Légion d’honneur le 27

Gaildraud Pierre ; né le 8 juin 1822 à Alloue, décédé le 7 mai 1907 à Dijon ; fils de Jean Gaildraud et de Marie Lacombe ; marié à Hermance Beugue.

Nommé Chevalier de la légion d’honneur par décret du 25 avril 1865.

Sergent au 3ème voltigeur de la garde Impériales ; décoré de la médaille militaire ;

Sergent fourrier au 5ème régiment de voltigeur de la garde impériale,  Receveur buraliste à Gouhenaut.

GUIOT DURPAIR Jean ; né le 10 septembre 1755 à Alloue ; fils de messire

Pierre Guiot, écuyer, seigneur de La Lande, Baron de La Chastre et de dame Madame Catherine Regnaud du Repère au château de Massignac (extrait de l’original).

Courrier à l’Empereur :  Brest le 4 messidor an 12 (23.6.1804)

Permettez à – – Général de division ancien ami et parent du père de son Altesse Impériale Madame Louise Bonaparte, ayant 34 années de service y compris ses campagnes, commencé dans le grade d’officier au régiment d’Auvergne, couvert de blessures, ruiné par la révolution, de vous demander une place digne de ses services et de son grade dans la légion d’honneur dont il est membre ; sa reconnaissance égalera le très profond respect qu’il a voué à votre Majesté

J.      Guiot Durpaire  

Général de division commandant la place de Brest.

 Il n’y a pas ses états de service dans son dossier 

Joubert Jean ; né le 26 décembre 1772 à Alloue; fils de François-Clément et de Françoise Penaud.

Caporal d’infanterie de ligne :

Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’honneur pour prendre rang à dater du 14 mars 1806.

Détail des services ; Entré au service le 1er ventose an 5  (19.2.1797); a fait les campagnes de ans 5.6.7.8.9.12 .13 et 14 ; a reçu 7 coups de baïonnette dont un au col à la bataille de la Trébia ;

 Prisonnier de guerre, rentré en prairial an 9 (mai 1801) ; blessé d’un coup de feu au genou gauche à la bataille d’Eylau le 8 février 1807 ; blessé d’un coup d’obus à la joue gauche à Wagram le 6 juillet 1809.

Membre de la légion d’honneur le 14 mars 1806 ; 

Caporal le 18 mars 1810. Congédié avec solde de retraite le 11 mai 1812.

NICOULEAU Célestin ; né le 7 janvier 1896 à Alloue; décédé le 19 mars 1944 à Oran; fils de Antoine Nicouleau et Chardat Elise.

Chevalier de la légion d’honneur pour prendre rang le 13 décembre 1938 ; 

Sergent au 22ème régiment de tirailleurs Algériens ;

Habitant 52 rue Mostaganem à Oran, célibataire ; employé comme facteur à la poste de Oran. Médaille militaire le 6 juin 1921 ; croix de guerre ;  a fait 10 ans de service militaire et 15 ans de service civil.

Blessures ; plaie du bras droit par éclat de grenade le 31 janvier 1931 à Ain Tab (Levant) ; 1°) amputation de l’avant -bras droit ; 2°) troubles trophiques du moignon et névrose du médian ; inappareillable.

NICOULEAU Célestin

Tingaud Désiré ; né le 9 mai 1864 à Alloue; fils de Pierre Tingaud, propriétaire et de Marie Dudognon.

Chevalier de la légion d’honneur par décret du 11 novembre 1931 :

Maire d’Ambernac ; domicilié à St. Martin :

Services militaires ; quatre années de service militaire actif au 23ème régiment de Dragons, comme officier de réserve :

Service civil ; Maire d’Ambernac depuis le 17 mai 1896 ; conseiller municipal d’Ambernac depuis le 15 mai 1892.

Total des services ; 34 ans :

Services rendus ; a assuré avec dévouement le ravitaillement de sa commune pendant la guerre ; a fondé un syndicat agricole ainsi qu’une société d’assurance contre la mortalité du bétail.

Chevalier du mérite agricole en 1904.

VERGNAUD François ; né le 12 mars 1786 ; fils de Antoine Vergnaud et Louise Croisard marié le 1er février 1785 au village de Bournand ;

François Vergnaud épousa le 19 janvier 1819 à Alloue Jeanne Moreau, dont ; Jean né en 1819 et Marie Vergnaud née en 1822, demeurant à Vérine, canton d’Alloue ;

Fait chevalier de l’Ordre Royal de la légion d’honneur pour prendre rang à dater du 16 mars 1812 ;

Détails des services ; entré au service dans le 116ème de ligne en 1808 ; le 15 novembre passé dans le 72ème ; le 14 août 1814 passé dans l’ex garde ; et le 26 avril 1815 a fait les campagnes de Pologne en 1807 ; en Espagne 1808 ; 1809 ; 181 ;

1811 ; 1812& 1813 en France ; 1815 ; 1816 en Belgique ;

Fut atteint de plusieurs coups de feu sur le corps.

Guyot de La Férodière Jean François Melzire
fils de Jean François Guyot et Louise-Aimée GUIOT

Volontaire au 15ème régiment de Ligne, le 1 avril 1809 : 

Sergent au même régiment le 21 avril 1809 ; sous-lieutenant le 25 mars 1809 ; lieutenant le 9 septembre 1813 ; a fait la grande armée en 1813 et 1814 ;

blessé d’un coup de fusil à la cuisse droite le 10 février 1814 , à l’affaire de Champaubert. 

Nommé par ordonnance du Roi, Chevalier et membre de la Légion d’Honneur le 17 mars 1815

Ces photos exceptionnelles ont été retrouvées 147 ans après leurs prises ; ce sont des survivants de la Grande Armée : ils avaient pris l’habitude se retrouver tous les ans au 5 mai, place Vendôme, pour fêter la date anniversaire de la mort de Napoléon ; ils ont dû pour beaucoup faire retoucher leur uniforme d’époque pour se glisser dedans ; on peut remarquer qu’ils portent tous la médaille de Sainte-Hélène, qui leur fut décernée par Napoléon III en août 1857(publié par Paris Match).

Les maires d’Alloue

DAVEAUX Pierre Marie 1793

PIORRY Joseph  

GRACIEUX Pierre 

Gui de VERDILLAC des Essards 

GENAY Martial 

ARLIN Célestin 

FAUGERE Pierre-Gustave 

BABAUD Jean 

MERCIER Mixthil 

 BABAUD Alcide

François Léon Alfred LOYZEAU de GRANDMAISON

MAIRAT Adrien-Paul 

BABAUD Gustave 

AUTELLER Mary 1912

Autres faits divers ………………….. rubrique judiciaire.

Après les hérauts de la grande Armée, Alloue a eu aussi son lot de citoyens qui se sont fait remarquer sur les registres des levées d’écrous de la maison d’arrêt de Confolens ; la plus- part étaient condamnés pour des larcins qui feraient sourire aujourd’hui. En voici quelques exemples…

6 janvier 1832 ; Charteau Lucille, 21 ans, tailleuse, fille de François et de Marie Louise-Florence Ingrand ; condamnée à deux mois d’emprisonnement et seize francs d’amende aux dépens, pour infraction aux lois sur les inhumations.

22 janvier 1833 ; Guinot François, 36 ans, fils de Antoine et Marie Babaud ; marque particulière de petite vérolle ; déclaré coupable de voie de fait et rébellion envers la garde nationale d’Alloue à 1 mois d’emprisonnement ;

22 janvier 1833 ; Guinot Jean, 19 ans, fils de François et Catherine Chataulon ; même peine ; voie de fait et rébellion envers la garde nationale.

27 septembre 1834 ; Pignoux Pierre, maçon ; 21 ans enfant naturel ; même peine.

8 juin 1835 ; Brénichot François, 54 ans, fils de Jean et Marie Baruteau ; coupable d’avoir tué sur la propriété d’autrui un mulet appartenant au nommé Boutinot ; 15 jours d’emprisonnement.

22 mars 1836, Tingaud Jean, fils de Jean, signe particulier, atteint d’aliénation…

Le 14 janvier 1837 : Guinot Antoine, 52 ans, fils de Antoine et Marie Babaud, signe particulier ; marqué de petite-vérolle ; 4 jour d’emprisonnement, pour vol d’ajonc ;

Le 24 juin 1837; Caillé Marie, 26 ans ; fille de Pierre et Ollivier Marie ; signe particulier ; marquée de petite-vérolle ; coupable de vol de foin, 3 jours d’emprisonnement au dépens. Le 24 octobre 1838. Jean Croisard, 50 ans, fils de Jacques et Marie Babaud ; transféré à Angoulême sous escorte…

Une grande figure locale ; Adrien-Paul MAIRAT

La famille Mairat (écrit aussi Mayrat), trouve ses racines dans le département de la Vienne ; elle est originaire de la région de Charroux, puis s’est implantée dans les communes voisines ; Asnois, Châtain, puis en charente ; Benest, Epenede, Alloue Angoulême…

L’un des premiers auteurs fut Pierre Mairat, serrurier, marié vers 1675 à Catherine Drouaud ; ils eurent pour enfants au moins Anne Mairat, née le 21 octobre 1677 et François Mairat, qui devint maître boucher et qui épousa, le 21 février à Charroux Jeanne Moreau ; il décéda à Charroux le 11 février 1743, son épouse, le 10 mars 1729, après avoir donné naissances 7 enfants qui sont ;  

1) Gabriel Mairat ; il épousa à Charroux le 25 novembre 1728 Jeanne Machet, dont il eut ;

a) Pierre Mairat, né le 4 septembre 1737, marchand boucher qui épousa le 22 novembre 1756 Marie Denis, qui lui donna ; 

1)  Gabriel Mairat, né le 5 octobre 1757 ;
2) André, menuisier, né le 18 septembre 1759 ;
3) Pierre, né en 1760, marié le 30 janvier 1787 à Charroux avec Anne Boutet ;
4) Charles, né le 22 janvier 1762 ;
5) Françoise, née le 9 janvier 1769 ;
6) Charlotte Mairat, née le 25 septembre 1771 à Charroux, comme les autres.

2) André ;
3) François né en 1695 ;
4) Jean ;
5) Madeleine ;
6) Marie ;
7) Mathurin ;

b) 2ème enfant de Gabriel et Jeanne Machet, Charles Mairat, né en 1749, marié le 28 janvier 1777 à Châtain avec Jeanne Loubersat (Loubersac) ; naquirent de cette union ;

1) Charles Mairat, né le 28 janvier 1778 ;
2) Jeanne, née le 27 janvier 1781 à Châtain, comme les autres ;
3) Jean Mairat, qui suit ;

Jean Mairat, propriétaire, né le 22 novembre 1782, décédé à Epenède le 8 juin 1858, marié à Louise Couillaud, qui décéda au même lieu le 12 avril 1855, après avoir eu pour enfants au moins Paul-Luc Mairat, propriétaire, né à Châtain le 18 octobre 1818, décédé à Benest le 21 décembre 1789 ; il épousa en premières noces à Benest, le 12 juillet 1841 Marie-Jeanne Joyeux-Laffuie, qui décéda le 28 février 1860 ; on ne lui connaît pas de descendance. 

Paul-Luc Mairat épousa ensuite le 26 novembre 1862 à Mauprévoir (contrat Rivière notaire) Anne Suzanne Tribot, née à Mauprévoir le 10 mars 1835, fille de René Napoléon Tribot, notaire à Luchapt et de défunte dame Thorin Suzanne Zelma, propriétaire, décédée à Mauprévoir le 16 décembre 1835 ; ils eurent deux enfants ;

a) Marie Suzanne Zulma Mairat, née le 15 décembre 1863 à Benest, inhumée à Alloue, mariée à Benest le 21 février 1887 à Victor Joyeux- Surreaux, né à Genouillé le 14 septembre 1850, architecte, domicilié à Poitiers, fils de feu Charles Surreaux, décédé à Lizant le 26 août 1858 et de Jeanne Joyeux-Laffuie.

b) Adrien -Paul Mairat, né le 13 juin 1865 à Benest, décédé le 22 avril 1924, rue d’Iéna à Angoulême, inhumé à Alloue, où il fut maire de 1889 à 1900.

Il avait épousé à Etriac, le 27 août 1906 Marie Madeleine Sara Moreau, née le 2 février 1885 à Etriac, au lieu- dit Chez Chiron ; elle décéda 37 rue d’Iéna à Angoulême le 16 juillet 1952 ; elle était la fille de Anatole Moreau, propriétaire, né le 6 juin 1859 à Etriac et de Marie-Anne Léonie Gauthier, née le 10 novembre 1859 à Aubeville, lieu-dit les Ouvrards. Il en eu Jacques Mairat 1921-1945.              

Adrien Paul MAIRAT

le caveau de famille 

 

Homme politique et patron de presse français, il est l’un des principaux artisans du développement du Chemins de fer économiques de la Charente. Maire d’Alloue en mai 1892, puis conseiller général de Champagne-Mouton à partir de 1894, il abandonne son fauteuil de maire en 1900 pour se consacrer à son journal La petite Charente. Il est élu député en 1906 sous l’étiquette radicale, et épouse la même année Marie Madeleine Sara Moreau. Il est réélu à la députation en 1910 puis 1919 Il fut l’un des artisans des Chemins de fer économiques de la Charente. Au sein du conseil général, il défend le projet de train à voie étroite à la commission des travaux publics, face aux partisans d’une desserte économique des cantons. En 1907, un réseau à écartement d’un mètre comprenant les trajets suivants est déclaré d’utilité publique : Angoulême à Barbezieux ; Barbezieux à Chalais ; Angoulême à Confolens ; Barbezieux à Cognac ; Blanzac à Villebois-Lavalette ; SaintAngeau à Segonzac. Le 1er juillet 1913, la liaison Champagne-Mouton – Confolens est le point final du maillage départemental assuré par le train à voie étroite qui sera appelé le petit Mairat. Journaliste et homme politique de la Gauche Démocratique et Républicaine, actif sous la Troisième République dans la « Gauche démocratique », groupe créé en 1905 à la chambre des députés d’une scission de « l’Union Démocratique », il est le regroupement des républicains modérés et de « l’Alliance Démocratique », situé plus à droite que celui du Sénat et proche des radicaux.

En 1910, il fait construire à Alloue au lieu-dit « MONTAGRIS » une villa qu’il baptise par amour pour sa femme « VILLA SARAH ». Quelques-uns à ALLOUE baptisaient la villa de « CHATEAU MAIRAT », très certainement une ironie de ses adversaires politique. Cette villa située route d’AMBERNAC, construite entièrement en silex, est unique dans le Confolentais, d’inspiration anglo-saxonne.

En 1902, il est désigné candidat à la députation pour la 1ère circonscription d’ANGOULEME par le congrès républicain, il est battu, n’obtenant que 7427 voix, par Edgard LAROCHE -JOUBERT 8537, élu de « l’union conservatrice ».      En 1904 son entêtement est enfin récompensé, la ligne ANGOULEME – SAINT-ANGEAU – CHAMPAGNE-MOUTON – CONFOLENS est votée. Cette ligne de 343 kms 133, inclue une halte à ALLOUE. Quatre ans après sa défaite, arrivé second au premier tour de l’élection des députés, il bat son adversaire Edgard LAROCHE-JOUBERT d’une courte tête au second tour, par 8559 voix contre 8829, et le 20 mai 1906, il entre pour la première fois à l’assemblée nationale, élu député de Charente, sous l’étiquette « gauche démocratique » ; 1907, est votée une subvention de 9 MFF appuyant la loi du 15 mars de la même année <<pour l’établissement dans le département de la Charente, d’un réseau de chemins de fer d’intérêt local à voie d’un mètre >>. Le fameux réseau à « voies métriques », des voies de 1m de large, dont le principal objectif était l’implantation, à moindre coût, en utilisant le réseau routier existant, d’un chemin de fer économique, sillonnant les routes et chemins de Charente.

Baptême de Antoine Mayrat le 19.2.1613 fils de Jean et Gervaise Durant

     Naissance et mariage de Marie Madeleine-Sara MOREAU /MAIRAT

Un autre personnage a laissé son empreinte à Alloue ;  il s’agit de Joseph PIORRY, ancien fabriqueur*, notaire et maire de la commune.

(dans une paroisse, le fabriqueur était chargé du bon fonctionnement de l’église) Voici l’histoire de cette famille qui a encore des descendants.

Originaire de Charroux, l’un des premiers représentants fut Pierre Piorry, bourgeois, sieur du Teil, marié à Louise Bernard vers 1640 ; ils eurent pour enfants ; Pierre Piorry, sieur de Teil, marié vers 1665 à Louise Guiot, qui lui donna ;

1) François Piorry, qui suit ;
2) Jacques-Pierre Piorry, né à Charroux (comme les autres) le 16 septembre 1668 ;
3) Catherine, née le 25 juin 1672 ;
4) Louise, née le 15 juin 1773 ;
5) Pierre né le 30 septembre 1674 ;
6) Jean né le 31 décembre 1675 ; 

François Piorry, épousa à Benest, le 18 août 1689 Françoise Babaud, qui décéda en 1700 après avoir eu au moins deux enfants ; 

1. Jeanne Piorry, mariée vers 1724 à François Pascaud, fils de Pierre, sieur de la Serre et Catherine Chunlaud, dont ;

1) Jeanne née le 1er août 1738 à Benest ;
2) Marie Pascaud, née à Benest en 1725, qui épousa le 25 juin 1748 à Benest Pierre Marchand, dont Marie Marchand, mariée à Benest le 23 décembre 1793 avec Pierre Le Noble, dont elle eut  Marie Le Noble, née à Benest en 1801, mariée le 10 novembre 1818 à Benest à Louis Boireau, dont elle eut au moins  Louis Boireau, né en 1828, décédé en 1899 ; il fut huilier et aubergiste ; il épousa à Benest le 9 janvier 1856 Jeanne Petit, 1832-1915,  dont ; Jean Boireau, né en 1858, marié toujours à Benest le 20 août 1887 à Rose Petit, dont Valentine Boireau, mariée le 22 juin 1908 à Benest avec Victor Garraud, dont Camille Garraud, 1909- 1969, marié à SaintGervais le 14 janvier 1928 avec Roséla Mutel, 1910-199à , dont Clarisse Garraud, 1934-2006, mariée à Jean Guerry, dont elle eut Pascale, née en 1958, qui épousa Rolland Versavaud, dont Micke, né en 1976, marié à La Rochefoucauld avec Béatrice Rivière, dont Anthony.

2. Gabriel Piorry, sieur de la Beunerie, né à Charroux le 17 mai 1695, décédé à Benest le 22 novembre 1741, épousa à Benest ; 1°) Françoise Carron, née le 10 avril 1685 à Benest, où elle décéda le 14 avril 1721, fille de Jean Carron, notaire Royal, sieur du Maschinet et de Marie Plassais ; ils eurent Jean-Baptiste Piorry, né à Benest le 31 août 1720.

Gabriel Piorry épousa en secondes noces à Champagne-Mouton, le 28 janvier 1722 Marie Morisset, née à Charroux le 17 août 1698, décédée à Benest le 3 octobre 1745 ; ils eurent au moins ;

Joseph Piorry, né à Benest le 22 novembre 1722, décédé à Alloue le 1er avril 1800 où il avait épousé, le 29 janvier 1750 Marie Faivre, née le 4 septembre 1723 à Lonnes, décédée à Alloue le 31 août 1780 ; elle était la fille de Etienne et de Marie Gobaud ; vinrent de cette union ;

a) Elisabeth Piorry, née en 1760- décédée le 15 avril 1800 à Alloue ;
b) Jean-Jacques Piorry, né à Alloue le 30 juillet 1751, notaire en 1787, épousa au même lieu, le 20 février 1781 Marguerite Thorin, née à Alloue le 3 avril 1758, fille de Jacques Thorin et de Anne Thorin ; naquirent de ce mariage ;

Jeanne Piorry, née le 15 mai 1795 à Alloue où elle épousa, le 17 janvier 1816 Jean Guinot, cultivateur, né à Alloue le 23 juillet 1797, fils de Antoine Guinot et Marie Babaud ; vint au moins Antoine Guinot, né à Alloue le 26 septembre 1825, marié le 22 mai 1848 à Saint-Laurent-de-Ceris avec Françoise Banliat, née le 5 novembre 1819 à Saint-Laurent , fille de Louis et Françoise Thévenot ; ils eurent deux enfants ; 

Jean Guinot, né le 11 février 1849 et
Jeanne , née le 22 décembre 1851, tous deux à St. Laurent de Ceris.

Elisabeth Piorry, né le 22 mai 1783 à Alloue, mariée le 6 février 1809 au même endroit, Jean Moreau, fils de Pierre et Marie Bernard, ils eurent au moins Anne Moreau, née à Alloue le 3 avril 1815, mariée le 29 janvier 1845 à Alloue avec Jean Vignaud, né le 18 janvier 1816 à Epenede, fils de Pierre Vignaud et Catherine Thorin, vint Anne Vignaud, qui suit, et Jean Maurice Vignaud né le 22 septembre 1851.

Anne Vignaud, née à Alloue le 15 août 1848 , mariée à Hiesse le 19 novembre 1867 à François Nicolas, né à Hiesse le 27 novembre 1845, fils de Jean Nicolas et Marie Texier ; vint de cette union au moins Louise Vignaud, couturière, née le 22 août 1868 à Hiesse, décédée Chez Pasquet à Alloue, le 31 octobre 1906 où elle épousa le 10 février 1885 Pierre Ribot, né en 1862, décédé en 1945 , dont elle eut Pierre Albert et Pierre Abel Ribot, boulanger, né le 23 juin 1906 à Hiesse, décédé le 4 septembre 1970 à Alloue, où il épousa, le 30 avril 1931 Gabrielle Annette Rabette, née le 11 mai 1913 à Hiesse, décédée à Confolens le 26 octobre 1995 ; ils eurent au moins Jeanne Ribot, née le 23 décembre 1933 à Alloue, mariée au même lieu, le 19 avril 1952 avec Louis Charles Léon Vignaud, né le 14 juin 1929 à Angers, dont elle eut ; Christine en 1953 ; Jean- Louis en 1955 et Nathalie Vignaud en 1964 , qui continuent…

Calvaire érigé dans le cimetière par la famille PIORRY

Cousinage avec Saint-Louis

Philippe II de Volvire

 


Bibliographie et sources

Registres paroissiaux et d’état civil d’ALLOUE :

BEAUCHET-FILLEAU; dictionnaires des anciennes familles du Poitou.

Jean-Marie OUVRARD ; armorial Charentais.

Base généalogique ROGLO et Généanet ; Wikipédia.

Cercle généalogique Charente Poitevine  (CGCP).

Cercle généalogique ‘’Entraide 86’’  (GE 86) .

Archives Nationales, de la Charente ; de la Vienne et autres… 

Base Léonore : dossier Légion d’Honneur.

Recueil Historique, généalogique des anciennes familles du Ruffecois.

(pour mieux comprendre le langage des blasons présentés ici ; le rouge  se dit ″de gueules″ ; le vert ″de sinople″ ; le bleu ″d’azur″ ; le noir ″de sable″ ; le blanc ″d’argent″ ; le jaune ″d’or″ ; etc… ″lampassée″ ; la langue ; ″membrée″ ; les pattes ; etc…)

Conseil équin

Conseil équin d’Alloue


L’Auteur

JC Vrillac Jean Claude VRILLAC , né à Ruffec en 1941, féru d’histoire locale, de généalogie et d’héraldique, avec un intérêt tout particulier pour la période de l’ancien régime.