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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

Septembre 1918

5. Flandres : les troupes franco-britanniques reprennent le mont Kemmel

11. I38 milliards de francs: c’est ce que la guerre a coûté à la France depuis le premier août 1914.

12. Les forces allemandes reculent sur le front de l’Ouest.

14. L’Autriche-Hongrie propose des négociations de paix aux Alliés.

15. Grèce : le général français Franchet d’Esperey, commandant en chef des armées alliées d’0rient, attaque avec succès le front bulgare.

16. Paris : dernier bombardement allemand.

16. Grande-Bretagne : le ministre des Affaires étrangères décline la proposition de paix austro-hongroise.

18. Palestine : les forces britanniques prennent Haïfa, Akko et Nazareth.

25. La Bulgarie adresse aux Alliés une proposition de paix et d’armistice. Le général Franchet d’Esperey la repousse.

25. Russie soviétique : instauration du système décimal.

26. Albert I“ dirige les opérations alliées dans les Flandres et sur le front de l’Ouest.

26. Allemagne : attaque aérienne française sur Mayence et Stuttgart.

28. Flandres : offensive belge au nord d’Ypres.

28. Lausanne : première de « L’histoire du soldat » ballet d’Igor Stravinski, sur un texte de Charles Ferdinand Ramuz.

29. Le front allemand recule derrière le canal Oise-Aisne et Cambrai.

30. Grèce : la Bulgarie capitule et signe la paix avec la France et la Grande-Bretagne, à Salonique.

30. Allemagne : démission du chancelier G. von Hertling.

NAISSANCE

30. René Rémond , historien français.

 

Octobre 1918

3. Allemagne : le prince Max de Bade devient chancelier.

4. Bulgarie : abdication du tsar Ferdinand 1er en faveur de son fils Boris 1er.

5. L’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman demandent un armistice.

10. Paris : on annonce 400 cas de grippe espagnole par jour.

12. Les villes de Lille, Douai et Ostende sont reprises par les troupes alliées.

14. Le président américain Woodrow Wilson réclame, comme condition préalable aux négociations de paix, la formation d’un gouvernement démocratique en Allemagne.

17. Paris : la grippe espagnole contamine 700 personnes par jour.

21. L’Allemagne suspend sa guerre sous-marine a outrance.

23. Allemagne : Karl Liebknecht est remis en liberté

25. Le président américain Woodrow Wilson demande la capitulation « pure et simple» de l’Allemagne.

26. Le général allemand Erich Ludendorff quitte le haut commandement militaire. W. Groener lui succède.

28. Prague : proclamation de l’indépendance de la Tchécoslovaquie.

30. Syrie : les troupes ottomanes capitulent. Les Britanniques sont maîtres du pays.

31. Révolution en Autriche-Hongrie : l’empereur Charles 1er prend la fuite.

NAISSANCES

9. Edgar Pisani, homme politique français.

30. Jacques Faizant. dessinateur humoriste français.

DÉCÈS

7. Raymond Duchamp-Villon, sculpteur français (* 5.II.I876).

31. Egon Schiele, peintre autrichien (* 12.6. 1890).

Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

Par Jean-Claude VRILLAC, le lundi 3 septembre 2018

Les grandes familles d’ALLOUE : Les Logis

J'aime, donc je partage...

Le logis de GUEUCHE

Cette très ancienne demeure appartenait à la famille Perrot de La Lande ; 

Avant 1350 Perrot de la Lande, écuyer, seigneur de Busserolle et de Gueuche avait épousé Marguerite Ambasmat, dont le père Aymery, écuyer, seigneur de Vestison et de Fayolle était garde scel du Comte de la Marche à Charroux ; il avait épousé Louise de La Porte ;

Perrot de La Lande eut une fille, Cécile, qui épousa Perrot Guyot ou Guiot, écuyer, seigneur d’Asnières, décédé en 1412, fils de Perrot Guyot, écuyer, et de Cécile de La Lande ; Perrot Guyot, écuyer, seigneur d’Asnières, était capitaine de la châtellenie de Champagnac en 1389, gouverneur de la Basse Marche en 1398 ; de plus, il fut gouverneur de Bellac, Charroux, Le Dorat, Saint-Germain, Rancon, pour Anne de Bourbon en 1402. 

Ils eurent pour enfants ;

a) Jean Guyot, chevalier, seigneur d’Asnières et de Villard, marié le 14 juillet 1431 avec Perette de Saint-Savin, dont :

Pierre ;
Jean ;
Marguerite ;
Jeanne
et Jeanne ;

b) Audouin Guiot, écuyer, seigneur de la Tour de Champagnac, décédé avant 1482 ; il épousa N.., dont :

François
et Jacques Guiot :

c) Jeanne Guiot.

blason AMBASMAT

blason AMBASMAT

« d’or à deux lions passants de gueules lampassés d’azur »

Gueuche passa au 17° siècle chez Louis Gracieux jusqu’à la révolution.

mariage le 8 janvier 1669 à Saint-Gaudent de Pierre Gracieux, sieur de la Pacaudie, fils de Louis Gracieux et Jeane Babaud avec Judith Bechemilh, fille de Jean Bechemilh, sieur de Randon et de Anne Bouquet de Boismorin.

Le Mas Mayoux

Ce logis fut longtemps la possession de la famille d’Argenterie qui s’allia avec les familles Regnaud et Guiot.

le mas mayouxCharles d’Argenterie, écuyer, seigneur de Mas Mayoux, la Garenne d’Alloue avait épousé vers 1618 Marguerite Regnaud , dont Samuel d’Argenterie, né le 1er avril 1619 et Jeanne d’Argenterie, qui épousa, le 30 avril 1675 à Alloue Jean Petit.

Lhoumède et Beaumont

Ce fief fut possédé par Jean Jourdain, écuyer, fils de Pierre, de la famille des Jourdain de Boistillé (Taizé-Aizie); il épousa vers 1590 Marie Bardonnin, veuve de François Frotier, écuyer ; ils eurent pour enfants ;

1°) Louis Jourdain, qui suit ;
2°) Marguerite ;

Louis Jourdain, écuyer, seigneur de Lhoumède, Beaumont, épousa le 4 janvier 1633 Marguerite Hastellet, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Pallu et de Madeleine de Lestang ; le 24 juillet 1656 avec Catherine Bechemilh, de la paroisse de Benest ; veuve d’Antoine Thorin, sieur de Beaumont, dont elle eut plusieurs enfants ; Louis Jourdain eut du premier lit ;

1°) Louis Jourdain qui suit ;
2°) Jacques, baptisé le 13 décembre 1645 à Alloue ;
3° Jean, écuyer, sieur de Goursac ;
4°) Marie, baptisée le 5 avril 1654 à Alloue ; elle épousa à Vieux -Ruffec, le 1er octobre 1672 Jean Guillotin, écuyer, sieur de la Touche ;
5°) Jeanne, par contrat du 7 août 1674 Jacques de Chergé, écuyer, seigneur de Chergé et des Grois, veuf d’Antoinette Desmier.

Louis Jourdain, écuyer, seigneur de Lhoumède, épousa, le 15 avril 1660 Françoise Taveau, dont il eut ;

1°) Jean Jourdain, baptisé le 15 septembre 1660 ; Catherine, baptisée à Alloue le 2 juin 1661 ;
2°) Louis Jourdain, baptisé le 27 septembre 1662 ;
3°) Louis jourdain, baptisé le 14 septembre 1665. ;
4°) Louis Jourdain baptisé le 21 décembre 1667 ;
Jeanne, mariée à Alloue le 3 décembre 1687 à Gabriel Roux, écuyer, seigneur de Reillac ;

Louis Jourdain, écuyer, seigneur de Lhoumède, baptisé à Alloue le 16 janvier 1668 ; il fut inhumé dans l’église le 4 avril 1712, ayant eu ;

1°) Marguerite Jourdain, mariée par contrat du 27 février 1713 passé devant Ponchard, notaire à Alloue, à Pierre de Fleury, écuyer, seigneur de Fontenille, auquel elle apporta la terre de Lhoumède ;
2°) Marie ;
3°) Radégonde.

baptême de Anne Suzanne Léontine de Salignac le 26 novembre 1758

B_1758-11-26_Anne-Suzanne-Leontine-de-SALIGNAC
Lhoumède passa aux de Fleury par le mariage de Pierre de Fleury et de Marguerite Jourdain le 27 février 1713; cette très ancienne famille, originaire de Brux posséda durant plusieurs siècles le fief de la Raffinière ; ils eurent par mariage un fief à Vieux-Ruffec , le château de La Martinerie ; Jean de Fleury ayant épousé Suzanne de Goret, dont le père, Maximilien était seigneur du lieu. Ils eurent pour enfants au moins ;

a) Louis-Antoine de Fleury, né à Alloue le 13 juin 1714 ;
b) Marie-Renée, née au même lieu le 19 avril 1721 ;
c) Jean de Fleury, écuyer, seigneur de Lhoumède, gendarme de la Reine, lieutenant de cavalerie et porte étendard ; il épousa le 3 février 1755 à Saint-Gervais avec Françoise Madeleine de Chergé, dont ;

a) Henri de Fleury, né le 3 janvier 1756 au logis de Lhoumède décédé à Poitiers le 15 mars 1828. Il épousa Suzanne-Thérèse Henri, dont au moins ;

François Alexandre-Auguste de Fleury :

b) Marie-Aimée ;
c) Henri Philippe Pierre de Fleury, né à Lhoumède le 19 juin 1757 ;
d) Marie-Félicité, née à Alloue le 19 juin 1765.

Pierre de Fleury avait un frère Joachim qui épousa le 24 février 1727 Jeanne Chiton, dont Louise Madeleine de Fleury, mariée le 21 février 1760 à Champagne-Mouton avec Henri de Chergé, écuyer, seigneur de Marboeuf ; ils eurent sept enfants. 

Cette grande famille est toujours représentée par le sympathique Comte Philippe de Fleury et sa famille…

blason de FLEURY

« d’argent à l’aigle à deux têtes de sable »

blason JOURDAIN

blason JOURDAIN

« d’argent au Tau de gueules »

blason Carron

blason Carron

blason de Voluire

blason de Voluire

« de sinople au vaisseau démâté d’argent » « burelé d’or et de gueules de dix pièces » Vareille

Ce fief passa par alliances à plusieurs familles, dont les de Voluire ;

Cette illustre maison d’ancienne chevalerie originaire de Bretagne est cité dès le 10ème siècle ; elle est venue se fixer à Ruffec et y resta plusieurs siècles ; Hervé de Voluire ou de Volvire, épousa en 1363 Aliénor de Ruffec, il devint Baron puis Marquis de Ruffec.

La branche d’Alloue est une cadette de cette famille ; elle appartenait à celle de Saint-Vincent (Vitrac-Saint-Vincent) ; 

Guillaume de Volvire, écuyer, seigneur de ST. Vincent, épousa le 1er février 1639 Suzanne de la Grèze, fille de Nicolas, écuyer, seigneur du Bouchaud, et de Marie d’Alloue ; de cette union naquirent ;

a) Renée de Voluire, mariée en 1667 à Pierre d’Angély, écuyer, seigneur de Masjussier ;
b) Florence de Voluire, mariée à Antoine Angély, Baron de La Chastre, seigneur de Masjussier, fils de Jean et de Suzanne de l’Age ;
c) Philippe de Voluire, chevalier, seigneur de Saint-Coutant et de Saint-Vincent, il épousa, en premières noces le 2 février 1667 Charlotte de Nozay ; puis, devenu veuf, il épousa en secondes noces, le 15 août 1679 Marie Carron, née à Benest le 14 janvier 1652, fille de Pierre Carron, sieur du Maschinet, assesseur et de Antoinette de Coupelavoine ; Philippe de Voluire décéda le 4 décembre 1692, ayant eu pour enfants :

1°) Philippe de Voluire, qui épousa le 5 septembre 1719 Anne de Chamborant de Villevert, dont ; 

a) Marie-Elisabeth de Voluire, mariée le 23 octobre 1737 à Jean de James, écuyer, seigneur de Saint-Vincent ; dont :

a) Charles Philippe de James 1746-1806 ; marié le 17 février 1780 à Marie-Madeleine de Livron, dont au moins Jean-Théodore, né en 1787 ; marié en 1813 à Angoulême avec Amélie-Louise de Guimard ; (cette famille est toujours représentée) ;
b) Jean-Joachim de James ;
c) Marcelle-Aimée de James, 1754-1794 ;

Jean de Voluire, né en 1684, marié à Alloue le 27 novembre 1723 à Marie de l’Age, née à Alloue le 24 novembre 1699, fille de Jean, sieur de Vareille et d’Honorée de la Boucharchière ; il décéda à Alloue le 19 septembre1737, après avoir eu pour enfants ;

a) Philippe de Voluire, né à Alloue le 16 décembre 1724 ;
b) Jeanne de Voluire, née le 26 décembre 1726 au même lieu où elle décéda le 4 décembre 1782; elle épousa à Alloue, le 17 janvier 1761 Charles Auguste de Goret, décédé à Alloue le 14 septembre 1792, seigneur de Vareille, il servit au ban de 1758 dans la première brigade de l’escadron de Boisragon, et assista à l’assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Poitiers pour l’élection des députés aux états généraux de 1789 ; il était fils de Louis, écuyer, seigneur de La Martinerie (Vieux-Ruffec) et de Françoise Chitton (sans postérité).

Autre Pierre de Voluire, avait épousé le 25 septembre 1674 à Payroux, Hélène de Lage, dont Hubert de Voluire, écuyer, seigneur de Fonboué, marié le 22 novembre 1705 à Charroux avec Anne Collet, qui lui donna au moins ; Jean François-Hubert de Voluire, 1706-1777, marié : 1°) le 21 novembre 1735 au Bouchage avec Catherine de La Couture Renon, 17121762 ; puis en secondes noces, le 8 novembre 1762 à Payroux, avec Marguerite Charlotte (Guiot) ou Guyot de la Vinière, dont ;

a) François1763 -1766 ;
b) Radégonde ; née en 1764-1818 , mariée le 7 septembre 1787 à Payroux avec Louis Guiot de Molan, né à Alloue le 23 octobre 1749, exécuté par les révolutionnaires à Paris le 6 mars 1793; Il prit part à l’assemblée de la noblesse du Poitou, puis émigra. Après avoir fait campagne dans l’armée des princes, il rentra en France où il fut arrêté le 12 décembre 1792. Trouvé porteur de certificats des chefs sous lesquels il avait servi et d’une cocarde blanche, il fut incarcéré à Paris et condamné à mort sur le réquisitoire de Fouquier-Tinville, le 6 mars 1793, et exécuté le jour même à la lueur des torches, place de la révolution (Bibliothèque nationale).
Ce fut la première victime du Poitou, à l’actif du tribunal révolutionnaire de Paris ; ils eurent pour enfants ;

a) Jacques-Louis Guiot ;
b) François Guiot ;
c) Gertrude Guiot ;

Radégonde de Volvire se remaria à Payroux le 26 décembre 1797 avec Jean Pautrot, dont Thérèse-Ursulle Pautrot, qui épousa Jules Martial Boutiller du Rétal, qui continua.

c) François Guiot 1666.

Le prieuré

Le prieuré

branche cadette de Voluire

Le prieuré

Encore en bon état et bien entretenu, cet édifice, en dehors de son architecture, garde beaucoup de secrets ; rien ne figure sur les registres à partir de 1618. 

Buchet nous apprend qu’Alloue était au moyen-âge un prieuré fondé au huitième siècle par les moines bénédictins de Charroux. 

Le seigneur était temporel avec tous droit de châtellenie.

L’église d’Alloue est un petit bijou de l’époque Romane ; elle date du treizième siècle et peut être considérée comme l’avant-garde de ces admirables édifices qui couvrent l’Angoumois. Elle est d’une seule nef avec abside hémicirculaire et tour carrée.

Le portail, d’un cintre très pur, rompt avec l’austère simplicité des temples des environs d’Angoulême ; c’est une profusion d’ornements, dont l’ensemble est vraiment remarquable.

Dans l’église on peut voir « une vierge à l’enfant », petite peinture du dix -huitième siècle, encadrée par un beau morceau de cuir de Cordoue.

Suite de l’Histoire d’Alloue…