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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

AOÛT 1918

— 1er. I 000000 de femmes travaillent dans les usines aux Etats-Unis.

– 6. France : sur proposition de Georges Clemenceau. Ferdinand Foch est promu maréchal de France et Philippe Pétain reçoit la médaille militaire.

– 8. France : premières offensives alliées en direction du département du Nord.

– 8. Russie : l’armée rouge, dirigée par Leon Trotski. commissaire du peuple à la Guerre, reconquiert la ville de Kazan alors aux mains de l`armée blanche.

– 8. Belgique : Guillaume II, empereur d’Allemagne. Déclare à Spa : «Nous sommes à la limite de nos forces».

– 8. Japon : début des «émeutes du riz», dues å la famine.

– 10. France : les Alliés reprennent Montdidier, dans la Somme, et font 30000 prisonniers allemands.

– 17. Les forces ottomanes réoccupent l’Arménie et effectuent une offensive dans les monts du Caucase.

– 21. importante attaque britannique sur Arras (Pas-de-Calais) : le front allemand recule.

– 21. Allemagne : attaque aérienne française au-dessus de Karlsruhe.

– 12. Silésie : de nombreux jeunes gens se réfugient dans les forêts pour échapper l’incorporation militaire.

– 28. Retrait des troupes allemandes du front de Le Somme et de celui d’Ypres, dans les Flandres.

– 30. Russie soviétique : la socialiste-révolutionnaire de droite Fanny Dora-Kgplan tente d’assassiner Lénine et le blesse grièvement.

– 31. Moscou : le consul général britannique. Bruce Lockhart, accusé de menées contre-révolutionnaires est arrêté.

NAISSANCE

– 25. Léonard Bernstein, compositeur américain.

Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

Par Jean-Claude VRILLAC, le mercredi 25 juillet 2018

la paroisse et les personnes inhumées

J'aime, donc je partage...

Le nom de ALLOUE fut souvent associé à une ancienne famille qui lui aurait donné son nom, à moins que ce ne fut l’inverse.

Je n’ai rien trouvé qui vienne étayer cette hypothèse :

Ce nom figure depuis environ quatre siècles parmi la noblesse du Poitou, et cependant nous sommes convaincus que c’est un surnom ou sobriquet pris dans le XV° par un nommé Jean de la maison Hélie, et qu’il a transmis comme nom propre à sa postérité.

En effet, d’après la copie d’un titre original recueilli par Dom Fonteneau, dans le chartrier de l’abbaye de Nanteuil en Vallée, il est dit que Jean Hélie, dit « d’Alloue », écuyer, fit une donation à cette abbaye le 18 octobre 1453 ; il fut compris dans le dénombrement rendu par le seigneur de Ruffec, le 7 décembre 1470, à cause de sa terre des Adjots, mouvante de ce seigneur suzerain.

La création de la paroisse et donc de l’église, étant 13° siècle, il parait peu probable que le nom d’Alloue vienne de cette famille.

La municipalité actuelle a pris pour blason une variante des armoiries de cette maison.

Blason d'Alloue

Modèle du Blason

Voici l’original, tel qu’il figure sur plusieurs châteaux.

Armoiries de la famille D’ALLOUE

Définition :
« d’argent à deux chevrons de gueules accompagnés en chef de deux mascles de sable »
Tenants :
deux sauvages de carnation ; un heaume en cimier

 

Les registres paroissiaux

Le plus intéressant, pour connaître le passé d’une localité est encore de dépouiller minutieusement les registres paroissiaux ; ceux d’Alloue, en ligne, commencent en 1618 et vont jusqu’en 1912. D’autres documents plus anciens existent bien sûr aux archives départementales.

De très nombreuses pages sont illisibles car elles ont dû souffrir de l’humidité. Malgré tout, j’ai pu recueillir les actes des principales familles de cette paroisse ; j’ai remarqué également qu’il n’y avait pas eu de conversions de protestant.

L’histoire de l’église du 13° siècle n’est plus à faire ; une belle plaque explicative, située devant l’entrée de Notre Dame relate son brillant passé.

Inhumations dans l’église :

Les notables étaient généralement inhumés dans l’église par familles ; (une pierre tombale pour une famille) parfois dans une chapelle à l’intérieur de l’église; le cœur de l’église étant réservé au plus grand seigneur du lieu, aux prêtres et curés ;

De fait, plus on est près de l’autel, mieux on est traité plus près de Dieu, les chances de salut sont meilleures ; le tout étant payant ; les autres habitants du lieu étaient enterrés dans le cimetière et demandaient aussi à être le plus près de l’église… les autres les mauvais chrétiens, qui ne faisant pas leur Pâques, n’allant pas à la messe, étaient placés le plus loin possible ; souvent près des portes du cimetière.

Les inhumations dans l’église devenant de plus en plus fréquentes, elles furent interdites vers 1776 (à cause des odeurs et des maladies).

J’ai relevé toutes les personnes dont l’acte était lisible, ayant été inhumées dans Notre Dame d’Alloue.

Le nombre est assez impressionnant et on se demande comment on a pu tous les déposer.

Voici le nom et qualité des personnes inhumées dans l’église Notre Dame ; 

Damoiselle Marie de Salignac, le 20 août 1653 ;

(il y en eut avant cette date, mais le mauvais état des registres rend la lecture presque impossible)

Jehan Jourdain, écuyer, sieur de Loumède, le 27 septembre 1654.

Marguerite Attelez, le 9 janvier 1654.

Jacques Jourdain, écuyer, le 16.6.1654.

Françoise FIN ; le 5 octobre 1655.

Jean de LAGE, chevalier, seigneur de La Rivière et Beauchêne, le 24 octobre 1656, fils de Pierre de Lage, âgé de 22 ans ;

Jacques de Saint-Mathieu, chevalier, seigneur de Lhaumarteau et du Pavillon, le 24 décembre 1657.

Gabriel Bergeron, le 22 février 1658, âgé de 3 ans.

Jehanne Laurent, le 15 mars 1658.

Marye Guiot de Vareille, le 30 avril 1658.

Antoine de La Goutterie, 67 ans, prêtre, vicaire d’Alloue, 5 octobre 1658.

Le dernier jour d’octobre 1658, fut tué Pierre Pichon, de quatre ou cinq coups de fusil sur le bord de la charente, au- dessus du moulin d’Alloue, et fut, son corps, enseveli dans l’église du dit Alloue.

Pierre Alibay, de la ville de Saint-Jean de Luçon, le 12 décembre 1658, serviteur de

Mr. de La Rivière et Beauchêne ;

Jehanne Goutheron, femme de Jean Maillard, le 7 mai 1659.

Guillaume FIN, le 21 janvier 1661.

Damoiselle Marie Jourdain, le 20 août 1661.

Paul Regnaud, chevalier, seigneur de Massignac.

Marie de Lage de Vareille, âgée de 23 ans, le 13 décembre 1661.

Noble personne Isaac de Lage, écuyer, seigneur de Vareille le 30 décembre 1661.

Damoiselle Françoise Goudin de Saint-Marc, le 7 janvier 1663, à la Haute Lande.

Damoiselle Jacquette de Lage, le 31 mars 1663 à la maison noble de Vareille.

Damoiselle Catherine Bechemilh, le 2 mars 1663 à la maison noble de Loumède.

Gilles de Poivre, écuyer, le 9 avril 1663 du lieu noble de Beauregard.

Françoise Regnaud, le 8 novembre 1663.

Barthélémy Fébure, le 13 juillet 1664, tué par le tonnerre.

Dame Françoise Rivier, le 24 novembre 1665, de la paroisse du Vieil-Ruffec.

Damoiselle Françoise Regnaud de Beauregard, le 8 juin 1665.

Jacques de Lage, le 1 octobre 1665, fils du sieur de Volude.

Maître Pierre Naffrichoux, le 19 janvier 1666.

Noble dame Jeanne de Roume de Fontenay, le 19 janvier 1666.

Jeanne Lambert, le 30 octobre 1666, femme de feu La Couture.

Elisabeth Vigier, le 12 janvier 1667, femme de Gaspard Maillard, sieur de Beauche ;

Damoiselle Jeanne de Salignac, le 21 février 1668, veuve de Mr. de Boismort de Vareille.

Jean Dordanne, fils de Charles, le 5 septembre 1668, âgé de 12 ans.

François de Lage, écuyer, sieur du Perat, de la maison noble de Barilly, le 17 janvier 17 janvier 1669.

Jean Goutheron, sergent royal, le 12 octobre 1669.

Louis Jourdain, le 20 octobre 1669, âgé de 2 mois.

Clément de Lage, le 7 mars 1674, demeurant au lieu noble du Pavillon.

Jean Gillet, prêtre, curé d’Alloue, le 9 mars 1677, âgé de 46 ans.

Marguerite Beslard, le 18 octobre 1684, âgée de 3 ans.

Un enfant de Lage, le 16 juin 1685, baptisé à la maison en raison de danger de mort. Marc Guyot, écuyer, le 21 octobre 1686 âgé de 12 ans.

8 février 1697 a été inhumée dans l’église, n’ayant pu faire de fosse à cause de la glace Jeane delôume.

Joseph de Pérez, le 6 janvier 1698, âgé de 4 jours. Marie de Nargane, le 14 janvier 1698, âgée de 46 ans ;

Marguerite Jourdain, le 8 juillet 1698, âgée d’un jour.

Louis FIN, mort subitement le 15 octobre 1698, âgé de plus de 50 ans.

Henriette Guiot, le 3 décembre 1699, âgée de 3 ans.

Samuel Maillard, le 18 septembre 1700, notaire.

Jean Louis de Lage de Volude, le 10 avril 1701, âge de 7 ans et demi.

Jacques Fortin, notaire en 1702.

Marc Regnaud, écuyer, sieur de Bellemotte, le 20 décembre 1703, âgé de 80 ans.

Mr. de Lage de Volude, le 27 juillet 1703, âgé de 18 ans.

René de Lage, le 19 septembre 1703, âgé de 1 mois.

Marguerite Guiot, le 21 octobre 1704, âgée de 8 ans, morte subitement.

Catherine de Lhoume, en 1706, âgée de 75 ans.

Etienne Jourdain, le 23 juillet 1707, au logis de Loumède, âgé de 15 ans.

Catherine Le Fébure, le 21 janvier 1709, âgée de 80 environ.

Louise d’Angély de la Motte de Reillac, le 15 mai 1709, âgée de 63 ans.

Le 14 juin 1709 a été enterré à la porte de l’église messire François Pascal, curé de l’église notre dame d’Alloue, en présence des curés de St. Germain, de Lessac, de Négret, âgé d’environ 66 ans.

Honorée de La Bouchardière, en mai 1710.

Jean de Lage, écuyer, sieur de Vareille, le 16 août 1712.

Pierre de Pirande, le 30 octobre 1712, maître en fait d’armes.

Marc Guiot, écuyer, seigneur de la Motte de Villognon, le 20 mars 1719, dans sa chapelle, dans l’église d’Alloue.

Anne de La Motte de Molans, le 25 septembre 1710, âgée de 83 ans.

Hélène de Lage, femme de Jean Goutheron, maître chirurgien, le 20 novembre 1719.

Elisabeth de La Chétardie, veuve Regnaud, le 22 août 1721, âgée de 100 ans.

Michel Mourgaud du Monet, le 11 janvier 1725, âgé de 25 ans.

Marie Regnaud de Massignac, le 1 janvier 1725, âgée de 63 ans.

François de Chergé, écuyer, le 5 avril 1726.

Hilaire de Lage de Volude, le 23 juillet 1726, âgé de 19 ans.

Jean Louis Gracieux, écuyer, sieur de Beauchêne, conseiller du Roi à Niort, le 2 avril 1727, dans la sépulture de ses ancêtres, âgé de 56 ou 57 ans.

François de Rocquart de La Cour, le 7 novembre 1728, âgé de 27 ans.

Françoise Petit, le 16 mai 1729, âgé de 25 ans.

Anne Fradin, le 30 décembre 1729, épouse de Izaac Audebert, âgée de 63 ans.

Messire François de Lage, le 23 décembre 1721, âgé de 26 ans, au logis de Lage. Nicolas Regnaud, le 20 juillet 1734, Baron de Chastre, Messignac, le Repère.

Julien François de Lage, le 14 août 1734, écuyer, chevalier de l’Ordre Royal militaire, de Saint-Lazarre, seigneur du Vivier.

Marc Guiot, le 12 mars 1735, inhumé dans la chapelle de ses ancêtres, chevalier, seigneur de La Vergne, Lespard, âgé de 80 ans.

Jean Chaperon, le 30 août 1736, procureur fiscal, âgé de 78 ans environ.

Catherine Gracieux de Lhomartheau, le 29 août 1736, âgée de 26 ans.

Marie Anne d’Angély de Volude, le 16 mai 1737, âgée de 60 ans.

Jean de Voluire, écuyer, le 10 septembre 1737, au logis de Vareille, âgé de 53 ans.

Jean Billon, le 17 novembre 1737, maréchal, âgé de 70 ans environ.

Jeanne Claire Guiot, le 27 février 1738, âgé de 5 ans et 6 mois.

Marc Guiot, le 7 mai 1738, fils de Pierre, écuyer, âgé de 3 ans.

Antoine Bergeron, charpentier, en 1738.

Anne Regnaud, dame de Lunesse et de Molan, le 15 août 1739, âgée de 86 ans.

Jean de Vaugelade, le 30 septembre 1739, âgé de 5 ans.

Louis- Joseph de Courivaud, écuyer, le 29 avril 1741, âgé de 38 ans.

Philippe Rampenoulx, épouse de Jean Audinet, le 11 juin 1742, âgée de 60 ans.

Marie Pelletier, le 30 décembre 1742, épouse de François Fortin, notaire.

Marie de Fleury, le 7 juillet 1743, au logis de Loumède, âgée de 24 ans.

Marie Jeanne Guiot, le 14 octobre 1744, âgée de 2 jours, à Massignac.

Antoine de Lage, écuyer, le 16 décembre 1742, âgé de 75 ans environ.

Jean FIN, sieur du Bost, le 18 avril 1747, âgé de 70 ans.

Un enfant de Louis Gracieux, le 23 juin 1747, mort après avoir reçu le baptême.

Messire Jacques Jean Carron, le 30 mars 1749, âgé de 36 ans environ.

Louis Guiot de Massignac, écuyer, le 8 janvier 1749, âgé de 2 mois.

Charlotte Le Brun, le 20 janvier 1756, veuve de Jean Louis Gracieux, écuyer, âgée de 70 ans environ.

Elisabeth Parat, le 30 juin 1756, veuve de Jean Chapperon, juge sénéchal, 86 ans.

Jean FIN, le 16 juillet 1761, âgé de 57 ans environ.

Marie Virginie Guiot, le 22 octobre 1762, âgée de 20 ans environ.

Marie- Renée de Moneys, le 2 octobre 1764, épouse de Jean Louis Gracieux.

François de Pontbriant, écuyer, le 20 août 1768, âgé de 65 ans.

Marie de Méré, le 7 avril 1769, veuve de Marc Guiot, écuyer.

Marc Guiot, écuyer, seigneur de Lunesse, le 6 mai 1769, âgée de 51 ans.

Marie de Chergé, le 8 janvier 1771, veuve de François d’Angély, âgée de 65 ans.

Marie Jeanne Guiot, le 11 février 1776, fille de Pierre, seigneur de Massignac, âgée de 35 ans.

Marie Jeanne Guiot, sera la dernière à être inhumée dans l’église d’Alloue, ce qui fait qu’il y a plus de 110 personnes qui y reposent, si l’on pense qu’il fallait enlever et remettre les pierres tombales à chaque fois, on peut croire qu’il y avait très souvent des travaux dans l’église, ce qui ne devait pas en faciliter l’usage, et que les odeurs n’avaient pas le temps de disparaitre entre deux cérémonies funèbres.

trait séparateur

**   le terme « écuyer« , « ou chevalier« , revient très souvent derrière le nom d’un personnage ; en voici la signification ;

A l’époque féodale, l’écuyer était le jeune noble effectuant son apprentissage auprès du Chevalier ; il l’accompagnait dans ses joutes (tournois), lui servait de second et avait la garde en l’entretien de son cheval, son écu blasonné, de sa devise et de ses symboles.

Puis, peu à peu, le terme d’écuyer allait prendre une importance et une signification telle que tous les gentilhommes, mêmes parmi les plus importants, en revendiqueront bientôt la qualité.

Notre Dame d’Alloue et le prieuré.

La trés belle Notre Dame d’Alloue et le prieuré

Après avoir monté dans le très bel et minuscule escalier de pierres en colimaçon, le visiteur est récompensé de ses efforts par la beauté du clocher, de ses énormes cloches ; une magnifique vue du village lui est alors révélée.

Le prieuré et le clocher de l’église

Les cloches…

Cette énorme cloche est déposée à l’entrée de l’édifice

Grosse cloche

Voici le nom des religieux qui ont tenu l’église durant 170 ans ;

1618 et plus, Decouret ; J.Gillet : Forest ; Louis Joseph Ecotière ; messire Charles Bourgouin, prêtre du prieuré ; 1701 ; le 8 avril 1704 , les révérents pères Alexis et Patrice de Blois missionnaires de Poitiers, commenceront leur mission dans la paroisse d’Alloue ;  Louis-Joseph Lécotère, 1705 ; Picard  1714 ; Billon, curé en 1725 : Marchand, vicaire en 1725 ; Pelletier, vicaire en 1728 ; Buchey, vicaire en 1736 ; Billon en 1743 ; Jacques Caron, curé en 1745 ; Devezais, curé en 1746 ; Sapin en 1751 ; Rampnoulx, vicaire en 1758 ; Simon Guithoneau, desservant d’Alloue en 1775 : Chauveau, vicaire ; J. Vailleau en 1788 ; F. Victorin Aublant, récollet ; L. Limousin, curé en 1789 : Brac, curé en 1791.

Suite de l’Histoire d’Alloue…