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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

Janvier 1920.

  • 1*. Paris : développement du dadaïsme avec l’arrivée de l’écrivain roumain Tristan Tzara.
  • 3. USA : sur l’ordre du ministre de la Justice Palmer, 4 500 extrémistes de gauche sont arrêtés.
  • 10. Le traité de Versailles entre en vigueur.
  • 11. Paris : renouvellement de la totalité du Sénat pour la première fois.
  • 14. Paris : Léon Bourgeois est élu président du Sénat.
  • 15. Le maréchal Foch devient chef de la commission militaire de surveillance de l’Allemagne.
  • 16. : Paul Deschanel est choisi par les députés du groupe républicain comme candidat à la présidence de la République.
  • 16. Les Alliés exigent l’extradition de Guillaume II.
  • 17. France : P. Deschanel est élu à la présidence de la République.
  • 19. Paris : A. Millerand succède à Georges Clemenceau à la présidence du Conseil.
  • 23. Les Pays-Bas refusent l’extradition de Guillaume II
  • 26. Paris : constitution de la conférence des Ambassadeurs qui doit régler les questions non résolues par la conférence de la Paix.
  • 28. La Turquie renonce à l°Empire ottoman et aux provinces non turques.

NAISSANCES

  • 4. Robert Lamoureux, comédien français.
  • 20. Frederico Fellini, metteur en scène italien.
  • 27. Claude Labbé, homme politique français.
  • 27. Helmut Zacharias, chef d’orchestre allemand.

DÉCÈS

  • 25. Amedéo Modigliani sculpteur et peintre italien (* l2.7.l884).

Source :  Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

Le Poitou et les Protestants convertis au XVII° siècle.

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Le Poitou et les Protestants convertis au XVII° siècle.

En 1681, la première dragonnade est expérimentée en Poitou à l’initiative de René de Marillac (intendant du Poitou de 1677 à janvier 1682), encouragé sans doute par Louvois.

Les dragonnades sont les persécutions dirigées sous Louis XIV contre les communautés protestantes de toutes les régions de France pour l’exercice de leur culte. Les dragons employés pour obtenir par la force ces conversions étaient, à l’origine, des compagnies régulières qui servaient, en temps ordinaire, à percevoir l’impôt, et spécialement celui de contribuables redevables d’arriérés qui devaient loger à leurs frais les soldats jusqu’au paiement effectif.

Louvois lui ayant envoyé un régiment de cavalerie pour ses quartiers d’hiver, Marillac les loge principalement chez les réformés en leur permettant de piller et de ruiner leurs hôtes. Les dragons se font nourrir et payer. Quand l’argent est épuisé, les dragons vendent les meubles ou les mettent en morceaux. Si l’hôte protestant s’obstine à ne pas se convertir, il est maltraité, frappé et devient le jouet de brutes qui inventent des supplices allant jusqu’à faire souffrir les enfants. Ils font subir aux femmes toutes les exactions possibles. Quand le malheureux abjure, les dragons passent chez le voisin.

En quelques mois, les curés enregistrent 38 000 conversions. La région Poitou est ruinée. Des milliers de protestants se déclarèrent catholiques tandis que ceux de l’Aunis et la Saintonge, pays maritimes, émigraient en foule vers l’Angleterre, la Hollande. La nouvelle suscite l’indignation de l’Europe protestante.

Colbert s’étant ému de cet état de choses, il en avisa le roi et obtint trois mesures réparatrices : l’interdiction de ce moyen de conversion ; un ordre du conseil contre les violences qui « se faisaient en quelques lieux contre les religionnaires » et la destitution de Marillac, intendant du Poitou. Cependant, la mort de Colbert en 1683 laissa les Le Tellier maîtres de la situation

Élie Benoît a donné, dans son Histoire de l’Édit de Nantes, publiée en Hollande en 1695, la description détaillée des diverses violences exercées par les soldats logés à discrétion chez les calvinistes réfractaires : ils faisaient quelquefois danser leurs hôtes jusqu’à ce que ceux-ci tombent en défaillance. Ils bernaient les autres jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus. Quand ils ne pouvaient forcer ces malheureux à fumer avec eux, ils leur soufflaient la fumée dans la figure. Ils leur faisaient avaler du tabac en feuilles. Quand ils ne pouvaient les faire boire de bonne volonté, ils leur mettaient un entonnoir dans la bouche pour leur faire avaler du  vin ou de l’eau-de-vie. Si, dans un pareil état, ces infortunés laissaient échapper quelque parole qui pût passer pour un acte de conversion, les dragons les déclaraient catholiques sur-le-champ. À d’autres, ils faisaient boire de l’eau et les contraignaient d’en avaler vingt ou trente verres. On versa de l’eau bouillante dans la bouche à quelques-uns.

Les exécuteurs des dragonnades employaient aussi contre leurs victimes le feu, la brûlure, l’estrapade, la suspension par les parties les plus sensibles du corps. Les dragons étaient les mêmes en tous lieux, battant, étourdissant, brûlant en Bourgogne comme en Poitou, Champagne, en Guyenne comme en Normandie ou en Languedoc. Seul Paris, où « les cris, observe Voltaire, se seraient fait entendre au trône de trop près » n’eut pas à subir ces horreurs. L’Alsace, protégée par les traités, connut néanmoins des dragonnades dans les bailliages réformés et luthériens, après les actes de réunion de 1680 et 1681. Les dragons et les jésuites convertirent de force des villages entiers de la bande rhénane.  À Seltz, vingt réformés, qui refusaient d’abjurer, furent noyés dans le Seltzbach. Par peur des dragonnades, des villages du comté de Hanau-Lichtenberg  ou la seigneurie de Landersheim abjurèrent le luthéranisme.

Sources : Musée virtuel du Protestantisme (http://www.museeprotestant.org/notice/les-dragonnades-1681-1685) –

1 commentaire pour Le Poitou et les Protestants convertis au XVII° siècle.

  • En attendant le Siècle des Lumières…
    Ce sont les flammes de l’enfer qu’attisent ces « bons » catholiques.
    On est loin de la Rédemption…
    Honte faite au christianisme par des chrétiens qui n’ont que le nom de la religion qu’ils bafouent en torturant leur frères…

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