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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

  • Chronique du XXe siècle – Édition Larousse.

Juin 1921

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire régionale : La Vienne en 1830 - 11 - Industrie et agriculture.

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INDUSTRIE COMMERCIALE.

Le commerce s’exerce principalement sur les produits du sol et de l’agriculture. Le miel, la cire, les châtaignes, la graine de luzerne, de trèfle et de sainfoin, en sont les articles les plus importants. Les établissements industriels ne sont pas très nombreux. Ceux qui s’occupent de l’exploitation, de la préparation et de la fabrication des métaux occupent le premier rang. Le département renferme 2 hauts-fourneaux et 5 forges. Les armes blanches et la coutellerie de Châtellerault sont justement estimées.
Il existe dans quelques localités des fabriques de dentelles communes, des filatures mécaniques de laine et des manufactures de grosses étoffes du pays. On y remarque quelques papeteries . La préparation des peaux et des cuirs y est portée à un certain degré de perfection.
La pelleterie s’y occupe de la préparation des peaux d’oies et des peaux de lièvres pour fourrures.
Les biscuits et les macarons de Montmorillon ont de la réputation, et donnent lieu à quelques exportations.
Divers brasseries, des distilleries et des fabriques de vinaigre existent aussi dans le pays.
RÉCOMPENSES INDUSTRIELLES. — A l’exposition des produits de l’industrie de 1827, le département n’a obtenu qu’UNE MÉDAILLE DE BRONZE, accordée à M. Guerineau fils aîné (de Poitiers), pour préparation de peaux de lièvres ; UNE MENTION HONORABLE a été décernée à MM Daillé-Augeard (de Châtellerault), pour coutellerie, et UNE CITATION à M. Lemaire (de Châtellerault), pour fabrication de couteaux et de serpettes de diverses espèces.

INDUSTRIE AGRICOLE.

Évolution du paysage rurale de la Vienne . Étude de André Jollet – Institut Géographique de Poitiers. ‘ Revues scientifiques Persee – .

Évolution du paysage rurale de la Vienne . Étude de André Jollet – Institut Géographique de Poitiers.
‘ Revues scientifiques Persee – .

Sur une superficie de 691,012 hectares, le département en compte :

350,000 mis en culture.

63,088 en forêts.

28,491 en vignes.

130,000 en landes.

70,000 en prairies.

Le revenu territorial est évalué à 12,082,000 francs.

Le département renferme environ : 20,000 chevaux. — 65,000 bêtes à cornes (race bovine).

— 60,000  porcs. — 200,000  moutons.

Les troupeaux de bêtes à laine en fournissent chaque année environ 400,000 kilogrammes.

Le produit annuel du sol est d’environ :

* en céréales, en parmentières 1,000,000 hectolitres.

* en avoines 100,000 hectolitres.

* en vins 700,00 hectolitres.

L’industrie agricole est depuis long-temps stationnaire. Les terres y produisent néanmoins des céréales de toute espèce, des fruits excellents.

On estime les châtaignes de Civray, les noix et les amandes de Mirebeau et de Saint-Savin.
Il y a de bons pâturages, mais on élève peu de chevaux et de mulets. Les moutons des cantons de Loudun et de Mirebeau sont d’une bonne espèce

La culture de la vigne et la fabrication du vin ne sont pas assez soignées, néanmoins le vin, qui est haut en couleur, se conserve bien. On cite pour leurs produits les vignobles de Couture, de Champigny-le-Sec, de Loneuil, de Saint-Georges et d’Availle.

Les paysans engraissent des volailles, et surtout des porcs, dont on envoie annuellement dans nos ports de l’ouest environ 45,000. L’éducation des abeilles est une source de richesses pour le cultivateur.  Le miel et la cire de la Vienne sont recherchés.

Les fruits du noyer et du hêtre sont communément employés à la fabrication de l’huile qui se consomme dans le pays. — Les plantes textiles donnent des produits de belle qualité ; on vante le lin de Moncontour.

La culture des terres se fait généralement avec l’araire antique, que dans d’autres pays on nomme areau ; on y attelle suivant les cantons, des bœufs et des mules. Quelques cultivateurs, disposés en faveur des améliorations, ont introduit l’usage de la charrue dans les terres, et s’en sont bien trouvés ; mais leur exemple a eu jusqu’ici peu d’imitateurs.

L’usage est de donner dans le pays les petites propriétés en fermage à des colons. Le propriétaire, qui fournit la moitié des semences et du bétail, est de moitié dans les produits. On n’est pas d’accord sur ce mode d’exploitation, que les uns considèrent comme aussi avantageux que possible, et d’autres comme nuisible.

La récolte des moissons, le battage et le vanage [sic] des grains, ainsi que la rentrée des pailles et des blés dans les granges, se font communément à l’entreprise. Des particuliers se chargent de ces travaux moyennant l’abandon d’une portion de la récolte. Cette portion varie du septième au cinquième.

Abel Hugo

A suivre ICI

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