mars 2021
L M M J V S D
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  
"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

Mars 1921

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

Tous en blouses grises à l'école ...

J'aime et je partage...

C’est en lisant un article page 18, de la Nouvelle République du Jeudi 7 janvier 2021 : « Les blouses de la prospérité » des ateliers de confection à Charroux (Sud Vienne) que des souvenirs d’enfance et de vie scolaire d’antan sont remontés dans ma mémoire.

Pensez, ma Tata de Charroux a travaillé dans ces ateliers, les établissements Portejoie, au cours des années 50 et 60 et à chaque rentrée scolaire elle m’offrait une paire de blouses grises d’écolier…

En fait, il y avait peu de variante pour les gars, petits et grands, ces blouses existaient essentiellement en gris, plus rarement en noir et, pour les filles, en couleurs plus gaies et plus claires bleu ou rose. A l’école, en primaire et même au début du secondaire, le tablier était indispensable, quasi obligatoire à cette époque. D’ailleurs nos maîtres en portaient eux aussi…

Ma tante appelait cela un pare-poussière… Ainsi donc à chaque rentrée scolaire je portais des blouses grises flambant-neuves, un peu rêches au début. Par dessus les culottes courtes que nous portions gamins de 6 à 11 ans, ça faisait robe un peu comme les filles, pour cette raison nous aspirions tôt, à porter des pantalons comme les hommes… avant cela, il y avait la culotte de golf (bouffante) dont le bas blousait au dessus des chevilles habillées de chaussettes jacquard. Nous n’en étions pas encore à la mode du jean en toile denim apparu au milieu des années 50, interdit dans les collèges et lycées jusqu’aux années 70 où il s’est démocratisé.

Classes de 6e et 5e au Cours Complémentaire de Mirebeau, année scolaire 1956-57

65 ans plus tard, ceci me fait bien sourire et je dois avouer que cette blouse d’écolier était bien pratique pour éviter de tacher ses vêtements avec l’encre qui pouvait dégouliner de nos porte-plumes, emmagasiner la poussière de craie quand nous étions conviés au tableau noir ou pour l’essuyer chaque soir, puis, pour protéger l’usure de nos pulls au niveau du coude.

Le maître d’école portait lui aussi la blouse grise.

A la récrée, dans nos jeux où souvent il fallait s’attraper à la volée, les blouse grises, par leurs manches et pans étaient mises à contribution… on se faisait tirer par la blouse et là encore si l’on tombait à terre, elle protégeait nos habits en-dessous, sans pour autant empêcher, en certaines occasions, que nos genoux soient « couronnés » lors d’une chute en avant.

Je me souviens d’en avoir encore portée lors de ma première année de Lycée à Loudun en 1960

Pour clore le sujet «blouses», je me permets ce  clin d’oeil  avec cette définition que l’on retrouve assez souvent dans les mots croisés : « sous le tablier ?… » – en 3 lettres ?… EAU… évidemment !… Depuis, bien des flots sont passés sous ce tablier du pont !…

Vieux pont de Saint Savin – Dessin de Raymond Naud.

 

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

  

  

  

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.