mars 2021
L M M J V S D
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  
"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

Mars 1921

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

30 novembre 1671 : fondation de l’Hôtel des Invalides

J'aime et je partage...

La construction du célèbre Hôtel des Invalides est une initiative du roi Louis XIV. En effet, celui-ci voulait faire comme ses prédécesseurs les rois Henri II, Henri III et Henri IV : mettre en place un endroit afin de garantir la tranquillité à ses soldats rendus invalides de guerre ainsi qu’à tout homme ayant risqué sa vie et perdu du sang dans le but de défendre la monarchie. C’est dans ce contexte que l’hôtel des Invalides voit le jour. L’entretien des soldats y était garanti grâce à des prélèvements sur les revenus des abbayes et des prieurés. L’hôtel des invalides dispose de nombreuses pièces ainsi que de nombreux secrets inconnus pour un grand nombre de personnes.

photo des catacombes de Paris

 

Aujourd’hui, l’hôtel accueille toujours des soldats, mais ce n’est plus vraiment sa fonction principale. En effet, il réunit désormais 3 musées : le Musée de l’Armée, le Musée de l’Ordre de la Libération et le Musée d’Histoire contemporaine. L’Hôtel a également conservé sa fonction d’hôpital militaire, même si une partie du bâtiment est utilisée en tant que siège des hautes autorités militaires et qu’il accueille notamment le gouverneur militaire de Paris. Celui-ci veille au rassemblement de nombreux organismes afin de commémorer la mémoire de soldats morts au combat, mais aussi de soutenir ceux qui sont revenus blessés et également des vétérans. Une partie de l’édifice est connue pour servir de panthéon militaire, où plusieurs hommes de guerre français reposent tels que l’auteur de La Marseillaise Claude Joseph Rouget de Lisle, mais aussi le maréchal de France Henri de La Tour d’Auvergne ou encore Napoléon Bonaparte.

L’église Saint-Louis, construite par Jules Hardouin-Mansart en tant qu’annexe à l’hôtel des invalides. Elle fut mise à disposition pour les soldats en 1679, afin que ces derniers puissent assister à la messe qui se déroulait quotidiennement.
Cas particulier, cette église est la seule à arborer un ensemble de drapeaux. Ces derniers ont été pris à l’ennemi durant le XIXe et XXe siècle se trouvant auparavant au sein de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Parmi cet ensemble, le plus ancien est un drapeau de l’Autriche que Napoléon a réussi à se procurer en 1805.

Les cryptes de l’hôtel des invalides

photo des catacombes de Paris

L’hôtel des invalides possède de nombreuses cryptes cependant, certaines d’entre elles sont secrètes et sont inconnues du public. C’est le cas du caveau des gouverneurs qui se trouvent à proximité de la tombe de Bonaparte. Au sein de cette crypte, se trouvent les tombes de Rouget de Lisle ou encore la tombe du général Leclerc personnage très important dans l’histoire française, car il vient libérer Paris en 1944. Dans les autres cryptes, d’autres personnages très importants tels que les maréchaux, généraux, frères ou nièces de Bonaparte y reposent.

Les graffitis des mutilés de guerre

photo des catacombes de Paris

Sur les murs du monument, on peut observer à certains endroits la présence de différents graffitis. Ces dessins, datent du XVIIe siècle et ont été réalisés par les invalides afin de faire passer le temps. Ces derniers ont laissé leur propre trace au sein de ce bâtiment. Malheureusement, un bon nombre de graffitis ont disparu suite à de nombreuses rénovations du bâtiment entrainant donc une destruction de ces dessins.

Un lieu mythique de la Révolution :

photo des catacombes de Paris

Durant la Révolution française, le procureur du Roi y est envoyé le 14 juillet 1789 dans le but de réclamer les armes des invalides pour pouvoir les donner au peuple. Mais le gouverneur refuse d’en laisser une seule sans ordre formel du roi. Les portes seront finalement ouvertes par les invalides eux-mêmes, ce qui permettra au peuple de se procurer 32 000 fusils et 27 canons qui serviront à la prise de la Bastille véritable tournant de la Révolution française.

Une collection inédite d’armures est présente au sein du musée de l’armée :

photo des catacombes de Paris

En se promenant dans le Musée de l’Armée, on peut trouver une surprenante collection d’amures, de toute petite taille ! En effet, ces armures d’enfants étaient destinées aux enfants issus de la noblesse afin qu’ils puissent s’habituer dès leur plus jeune âge à les porter, à la fois pour s’habituer au poids, mais aussi pour apprendre à bien respirer avec. Par conséquent, auparavant, dès le jeune âge les enfants étaient préparés à la guerre. Ainsi, on peut voir l’armure de Louis XIII lorsqu’il était enfant, mais aussi celle de François Ier, qui nous apprend que celui-ci mesurait 1m98.

L’un des meilleurs canons français y est conservé

photo des catacombes de Paris

Ce canon de 1897 est sans doute le plus avancé de son temps. En effet, grâce à son système de frein oléopneumatique, il évite le recul du canon, permet un chargement plus rapide entre deux tirs et ne nécessite pas d’ajuster le pointage de la cible à chaque tir. Il est certes peu efficace dans les tranchées, mais il est l’arme la plus utilisée dans les guerres de mobilité. De plus, il est bien meilleur que son concurrent allemand. Ce petit bijou fait donc partie des nombreux trésors que renferme l’hôtel des Invalides.

Le Musée de l’Armée abrite un authentique Taxi de la Marne

photo des catacombes de Paris

Le Taxi de la Marne a été mis en place afin d’aider les soldats parisiens à rejoindre la Marne lors de la bataille du portant le même nom en 1914, car toutes les voies de chemin de fer ont été coupées par les Allemands. C’est le Maréchal Gallieni qui a eu la brillante idée de réquisitionner les bus et les taxis pour aider les soldats dans leurs déplacements entre leur domicile et la zone de combat. Cette initiative est un réel signe patriotique qui soude davantage le peuple et l’armée.

Une base complémentaire des registres paroissiaux,créée par une association de bénévoles recense plus de 157.181 pensionnaires reçus à l’Hôtel des Invalides à Paris, de 1673 à 1796,
années suivantes jusqu’au 20ème siècle : https://www.hoteldesinvalides.org/

 

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

  

  

  

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.