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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

JUILLET 1918

  • 2. Les USA reconnaissent le Conseil national tchécoslovaque comme gouvernement provisoire de la Tchécoslovaquie [–› 14.11.1915).
  • 4. Moscou : le congrès pan-russe dos soviets décide de doter le pays d’une constitution socialiste.
  • 6. France : une grippe venant d’Espagne. se répand dans le pays. Il s’agit de la grippe espagnole.
  • 6. La Grande-Bretagne propose à l’Inde: un programme d’autonomie.
  • 10. Allemagne : démission du ministre des Affaires étrangères von Kühlmann.
  • 13. Prague : fondation d’un Conseil d’État tchécoslovaque.
  • 15. Dernières offensives allemandes en Champagne.
  • 17. Russie : exécution à Lekaterinbourg de Nicolas II ancien tsar de toutes les Russies, ainsi que de sa famille, sur décision du soviet général de l’Oural.
  • 24. Le général Ferdinand Foch convoque les chefs d’état-major alliés, Pétain, Haíg et Pershing. pour mettre au point un plan de dégagement définitif des armées alliées.
  • 30. Kiev : assassinat, par le socialiste-révolutionnaire de gauche Boris Donskoi, de von Eichhorn, commandant des forces allemandes en Ukraine.
  • 30. Fin de la 2e bataille de la Marne.
  • 31. France : vote à la Chambre du renouvellement du privilège de la Banque de France.

NAISSANCES

  • 13. Alberto Ascari. Coureur automobtle italien († 26.5.1955).
  • 14. Ingmar Bergman. réalisateur suédois de cinéma.
  • 18. Pierre Sabbagh. Journaliste français († 30.9.1994).

DÉCÈS

  • 4. Mehmet V. avant-dernier sultan ottoman (* 31.11.1844).

Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

10 août 1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts

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10 août 1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts
Entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François I° signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts.
Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l’état civil en exigeant des curés des paroisses qu’ils procèdent à l’enregistrement par écrit des baptêmes, autrement dit des naissances (des ordonnances ultérieures, à Blois en 1579 et Saint-Germain-en-Laye en 1667, prescriront aussi l’enregistrement des décès et des mariages). Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée.
L’ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l’étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l’époque.

Une administration plus accessible
L’ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, est parfois connue sous le nom de Guilelmine.
Son article 111 énonce joliment :
« Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement ».
De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires…. sous réserve néanmoins qu’ils lisent et écrivent la « langue d’oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

Comment le français a séduit les élites
L’ordonnance de Villers-Cotterêts est d’autant plus importante qu’à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne….), la France est une construction politique sans unité linguistique à l’origine.
Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n’ont pas attendu l’ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu’il n’emploierait plus que la langue d’oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l’être aujourd’hui l’anglais pour les Français !
Notons aussi que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l’ordonnance de Villers-Cotterêts) à… Aoste, sur le versant italien des Alpes !

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