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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

AOÜT 1919

  • 4. Paris : inauguration du musée Rodin.
  • 4. Hongrie : la république des Conseils de Hongrie est écrasée après 133 jours d’existence. Les troupes roumaines entrent à Budapest.
  • 5. Turquie : début du soulèvement militaire dirige par Mustafa Kemal contre la monarchie ottomane.
  • 6. Les États-Unis cessent le blocus économique contre la Russie soviétique. Les échanges commerciaux reprennent entre les deux pays.
  • 8. New York : Herbert Hoover, délégué du gouvernement américain pour l’aide alimentaire à l’Europe, demande aux travailleurs européens d’augmenter leur productivité.
  • 8. Le Parlement belge ratifie le traité de Versailles.
  • 8. Paris : le sergent Charles Godefroy, aux commandes de son biplan «Chasse », vole sous l’Arc de Triomphe, là où 3 semaines plus tôt, passait le cortège des armées. « le défilé, a-t-il déclaré, ne comprenait p nos « oiseaux ». J’ai voulu que l’avion ait sa part de triomphe.
  • 10. Les Anglais relâchent des prisonniers allemands : 800 grands blessés arrivent à Cologne.
  • 22. Des détachements de l’armée de la République autonome d’Ukraine massacrent plus de 5000 juifs dans la province de Podolie.
  • 25. Les États-Unis réclament à l”Allemagne, en réparation du torpillage du paquebot « Lusitania ›› par un de leurs sous-marins, la cession de l’île de Yap en Micronésie.
  • 28. Haute-Silèsie : une révolte appuyée par la Pologne est écrasée par les troupes allemandes.
  • 29. Belgique : entrée en vigueur de la loi Vandervelde sur l’alcoolisme.

NAISSANCE

  • 15. Menie Grégoire, journaliste française.

DÉCÈS

  • 11. Andrew Carnegie, industriel et philanthrope américain (*25.11.1835).

Source :  Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

La lessive du lundi autrefois

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Après avoir séparé le linge blanc du linge de couleur, le linge blanc était mis à tremper pendant plusieurs heures dans un baquet d’eau froide additionnée de lessive. Il n’y avait alors que deux marques de lessive : Lever et Persil.

Après avoir bien trempé, le blanc était mis dans une lessiveuse métallique placée sur une cuisinière, en principe dans la cuisine. On laissait chauffer le tout jusqu’à ébullition pendant environ une heure. Un tuyau positionné au fond de la lessiveuse se terminait au dessus du linge par une sorte de champignon troué. L’eau bouillante remontait dans le tuyau et retombait en pluie sur le linge.
La lessiveuse était alors transportée dans une buanderie et le linge blanc brossé énergiquement avec une brosse de chiendent sur une table en bois. Une fois propre le linge était mis à tremper dans un baquet d’eau claire.
Ensuite le linge de couleur était placé dans l’eau encore chaude, restée dans la lessiveuse, et brossé de la même façon que le blanc avec la brosse de chiendent.
Venait ensuite le rinçage de toute la lessive d’abord dans une première eau puis dans une seconde avant d’être tordu pour en évacuer l’eau. Puis le linge était pendu sur des fils de fer tendu dans le jardin, à l’aide de pinces à linge en bois.
Une fois sec, le linge était repassé avec d’anciens fers qui chauffaient sur la cuisinière. Pour en mesurer la chaleur on portait le fer près de l’oreille où le rayonnement émis permettait d’évaluer si la chaleur était suffisante ou trop forte. Dès que le fer refroidissait, on le replaçait sur la cuisinière pour en prendre un autre à la bonne température.
La lessive avait en principe lieu un jour par semaine, souvent le lundi. C’était un gros travail qui prenait en général toute la journée. C’était bien avant l’utilisation des machines à laver et des sèches-linges actuels.
Dans certains villages, les femmes au lieu d’utiliser une buanderie se rendaient au lavoir, leur lessiveuse posée dans une petite charrette. Elle brossaient leur linge sur la margelle du lavoir et le rinçaient à grande eau dans la cuve du lavoir. C’était aussi l’occasion de grands bavardages entre femmes.

Un document illustré intéressant


2 commentaires pour La lessive du lundi autrefois

  • avatar Raffoux

    Un vieux métier : Blanchisseuse et repasseuse

    Historique : A l’air des laveries automatiques, sans parler des lave-linge ménagers ces derniers n’ont plus aucun rapport avec cette profession.
    Dans l’Antiquité, le blanchissage se limite à un simple lavage des tissus dans à l’eau claire. Puis, du frottage à la main, on passera au foulage du linge avec les pieds. Les vêtements, alors, baignent dans des cuves remplies d’urine humaine ; celle-ci, en effet contient de l’ammoniaque qui servait de détachant ! Les premiers blanchisseurs furent donc appelés « foulons » Beaucoup plus tard, l’urine fut remplacée par des vapeurs de soufre.
    Les premiers, parait il, à inventer le savon furent les Gaulois ? Du suif de chèvre était bouilli avec les cendres de hêtre. A partir de IVème siècle, on utilisa le savon pour la toilette corporel, le sue des plantes saponaires servant à laver le linge. Très vite, la vile de Marseille se fera du savon une spécialité, un luxe pendant longtemps. On mélangeait de la soude, des alcalis, des cendres et enfin du sel à un corps gras (par exemple l’huile d’olive) ; les procédés de fabrication étaient jalousement gardés !.
    Au Moyen Age, le linge était toujours lavé à domicile. En ville, des marchands ambulants vendaient des cendres de bois pour les lessives. Jusqu’au XIXème siècle, les laveuses vont battre et rincer à la rivière, polluant déjà l’eau.
    A Paris, des entrepreneurs de blanchisserie s’installent peu à peu et des laveuses louent des petits bateaux avec des tablettes qui deviendront ensuite des jolis lavoirs Ceux que nous pouvons voir encore dans nos communes.
    Paris au XXème siècle va employer 60 000 personnes à l’entretien du linge et dans nos villages de nombreuses petites mains vont exercer ce dur métier.
    Les Lavandières dans nos campagnes.
    Dur métier que celui de lavandière !
    La lessive avait lieu 2 fois par an dans les grandes maisons aux armoires remplies de linge au printemps et à l’automne .En attendant le linge sale était entassé dans des sacs de jute. La lessive alors durait environ 3 jours : Trempage du linge recouvert de cendres dans une Ponne pour nous charentais,

  • Merci Guy pour cette évocation qui nous ramène à une époque où, en dépit de piètres moyens, en comparaison avec aujourd’hui, on avait à cœur d’avoir sur soi et dans sa maison, un linge tout propre et bien plié dans les armoires encaustiquées, du beau linge blanc qui sentait bon le parfum naturel des ingrédients servant au lavage et celui bien rafraichissant des prairies vertes et fleuries .

    Oui j’ai connu aussi cette époque des lessiveuses lesquelles ont rendu de tels services chez mes parents, ce, jusqu’aux années « 60 »

    Avant cela les anciens eux, pratiquaient la bugée et c’était un événement qui avait bonne place dans la vie courante !…

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