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"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

Novembre 1918

1er. Allemagne : révolte des marins de la rade de Kiel.

3. Signature de l’armistice entre l’Autriche et les Alliés.

5. Allemagne : mouvement de grève générale.

7. Munich : le socialiste Kurt Eisner proclame la république des Conseils de Bavière.

8. La Roumanie déclare la guerre à l’Allemagne.

9. Allemagne : le mouvement révolutionnaire contraint l’empereur Guillaume II à abdiquer. Le chancelier Max de Bade démissionne.

9. L’empereur allemand Guillaume II s’exile aux Pays-Bas.

9. Allemagne : la République est proclamée.

11. Rethondes : signature de l’armistice : l’Allemagne capitule et restitue a la France l’Alsace-Lorraine.

11. Autriche : l’empereur Charles 1er abdique.

13. Armistice entre les Alliés et la Hongrie.

13. La Russie résilie le traité de Brest-Litovsk.

14. Pologne : Jozef Pilsudski devient chef d’État avec pleins pouvoirs dictatoriaux.

14. Tchécoslovaquie : Thomas Masaryk est élu président de la République.

17. Les Allemands évacuent Bruxelles.

21. Belgique : le roi Albert 1er rentre à Bruxelles. Un nouveau gouvernement est constitué.

21. Les dernières troupes allemandes évacuent l’Alsace-Lorraine.

25. France : Philippe Pétain entre dans Strasbourg.

NAISSANCE

9. Spyrou Agnopoulos, dit Spyrou Agnew. homme politique nord-américain.

DÉCÈS

10. Wilhelm Apollinaris Kostrowitsky, dit Guillaume Apollinaire, poète et romancier français (* 26.8. 880).

Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

Les brumes de Montalembert

J'aime et je partage...

La légende des brumes de Montalembert, d’auteur inconnu, a été recueillie auprès de Madame Léontine BROTHIER au village de LA MORE, commune de MONTALEMBERT, en août 1942. Elle confia un cahier d’écolier sur lequel était écrite la légende à M. François POULAIN, professeur honoraire de l’université de Caen, qui l’a consignée dans une brochure éditée à compte d’auteur en 1983.

Un témoignage oral de cette légende a été recueilli pour « fantastiques Deux-Sèvres » auprès de Mme Jacqueline AJER, maire de Montalembert, en juin 2005.

La version condensée ci-après est réécrite en s’inspirant de ces deux sources.

*                      *                      *

Le seigneur chevalier Guy Trenberg de Montalembert avait promis à sa charmante voisine, la belle Adélaïde d’Aubanie, qu’à son retour de croisade en Terre sainte, il l’épouserait. Avant son départ, ils fêtèrent donc leurs fiançailles. Son voyage guerrier fut long de plusieurs années et semé de nombreuses embûches.

Un jour, en Palestine, les croisés chrétiens rencontrèrent une armée de soldats sarrasins qui venaient d’anéantir l’armée germanique de l’empereur Bonard. Ils étaient commandés par un émir gigantesque, vêtu d’un manteau écarlate retenu à l’épaule par une magnifique agrafe d’or sertie de diamants, d’émeraudes et de rubis. Sûr de sa force, ce redoutable colosse provoqua en combats singuliers les chevaliers chrétiens. Les plus téméraires osèrent se présenter face à lui. Il prit rapidement le dessus sur les trois premiers et les fit passer sans pitié de vie à trépas. Les autres hésitèrent, convaincus d’aller au devant d’une mort certaine. Messire Guy, qui avait bien observé les combats précédents afin de trouver les failles de l’ennemi, releva bravement le défi. L’affrontement fut de courte durée, car d’un habile coup d’estoc, Guy de Montalembert trancha net le poignet armé du géant, le condamnant à mort par la perte rapide de tout son sang. En gage de victoire, il prit sur la dépouille du vaincu la magnifique agrafe sarrasine, se promettant de l’offrir à sa fiancée Adélaïde dès son retour.

La jeune et belle Adélaïde d’Aubanie, quant à elle, vécut du mieux qu’elle put la vie monotone des châtelaines de ce temps promises en épousailles à de nobles chevaliers partis en croisade. Elle avait pour servante une jeune paysanne d’une beauté saisissante prénommée Almodis, dont les parents étaient serfs sur le fief d’Aubanie. Ils avaient tous les deux péri lors d’une grande famine qui avait sévi dans la province toute entière. Almodis, encore bébé, sur le point de mourir elle aussi, fut recueillie et sauvée par la Dame d’Aubanie, mère d’Adélaïde. L’orpheline grandit au milieu des domestiques du château aux côtés de la petite châtelaine. C’est ainsi qu’elle devint tout naturellement sa compagne de jeux, puis sa servante attitrée. Adélaïde aima Almodis autant que demoiselle noble puisse aimer une jeune serve, c’est-à-dire un peu plus que sa chienne Pallas et un peu moins que sa pie Margot qui la suivait partout et parlait presque aussi bien qu’un perroquet apprivoisé. Et bien qu’elle fût elle-même d’une grande beauté, sans doute Adélaïde était-elle secrètement jalouse de la beauté éclatante de sa chambrière, car dans tout le pays, « belle comme Almodis » était devenu une expression courante.

Guy Trenberg seigneur de Montalembert revint de Palestine. Son retour fut accompagné de manifestations de joie et d’allégresse car il était aimé et respecté. Sans attendre, il ordonna l’organisation de ses noces avec Adélaïde. Le jour du mariage en la bonne chapelle du château, la jeune épousée arborait sur sa robe la splendide agrafe sarrasine en or sertie de pierres précieuses qui faisait l’admiration de tous, tant elle brillait de mille feux.

Le lendemain du mariage était jour d’abondantes ripailles, agrémentées de danseries et de grandes joutes et tournois où devaient rivaliser d’adresse et d’habileté tout ce que la région comptait de chevaliers, écuyers ou archers. Au matin, dans la cour du château, tous les invités attendaient l’arrivée des époux afin que les festivités puissent officiellement commencer. Guy apparut seul. Dame Adélaïde se faisait attendre. Certains commencèrent à épiloguer sur les causes de ce retard et ne se gênaient pas de lancer quelques plaisanteries à double sens qui faisaient fuser les rires… Mais bientôt, des hommes en armes vinrent se poster devant les portes, indiquant à l’assemblée qu’on allait la tenir informée d’un événement sans doute empreint d’une certaine gravité. Un grand émoi parcourut l’assistance. Depuis le haut du grand escalier du château, afin d’être vu et entendu de tous, Monseigneur Guy prit alors solennellement la parole pour dire à ses hôtes que, malheureusement, son épouse ne se joindrait pas à la fête. En effet, la belle agrafe sarrasine dont il lui avait fait présent avait disparu. Le somptueux bijou restait introuvable malgré toutes les recherches entreprises et cette disparition la désolait au point de la rendre inconsolable. Visiblement, lui-même ne pouvait cacher la contrariété qui l’affectait personnellement, mais il ajouta que cela ne devait pas empêcher le déroulement normal des réjouissances, et il repoussa au lendemain l’enquête sur cette fâcheuse affaire. Enfin, il invita toute l’assemblée à se consacrer pleinement aux joies de la fête.

Adélaïde, choquée, s’était remise au lit. Elle pleura toutes les larmes de son corps et malgré l’insistance que mit son époux à la prier de venir honorer ses hôtes de sa présence, elle refusa de sortir de sa chambre et s’y enferma toute la journée.

Le lendemain, Guy de Montalembert fit une requête en justice auprès de son suzerain, le seigneur chevalier Bertrand de Monteneau, et demanda que soit diligentée une instruction criminelle au sujet du vol commis en sa maison. Aussitôt, le chevalier de Monteneau mit en mouvement ses officiers de justice et dépêcha à Montalembert le sénéchal juge Pétrus Grimoard accompagné de deux assesseurs, d’un greffier, de deux archers et d’un bourreau. Sur son passage, la vue de cette sombre caravane fit passer un frisson de peur dans le dos des villageois, car à cette époque, un proverbe disait : ***« Méfie toi d’un chat noir par devant, d’une mule par derrière et de la justice de tous côtés. »***

Maître Grimoard s’installa au château avec sa suite. Il était décidé à mener rondement son enquête. Dans la chambre nuptiale, il interrogea Adélaïde. Celle-ci lui rapporta longuement, minutieusement, les circonstances du dépôt du précieux bijou dans une coupe d’argent posée sur la table à son coucher, puis du constat de sa disparition, le lendemain, à son lever. Le juge demanda alors quelles furent les personnes qui eurent accès à cette chambre entre le moment du dépôt et celui de la disparition. Les deux jeunes époux affirmèrent qu’en dehors d’eux-mêmes, personne n’en avait passé le seuil depuis l’instant où Almodis, la jeune servante, avait déshabillé sa maîtresse le soir de ses noces. Dès cet instant, le Sénéchal fut convaincu de la culpabilité de la chambrière.

Lorsqu’il la fit venir pour l’interroger, il fut d’abord troublé par la beauté de la blonde jeune fille aux yeux de biche… Il ne s’attendait pas à voir une jeune personne qui avait plus l’apparence et l’attitude d’une princesse de sang que d’une servante. Mais il se ressaisit bien vite et afin de montrer qu’un homme comme lui ne saurait se laisser influencer d’aucune manière et encore moins succomber à la moindre tentative de séduction, il lui fit part sans plus attendre, et de manière terrible, de son intime conviction qu’elle était coupable du vol de la précieuse agrafe. La pressant de faire des aveux complets, sur le champ et de son plein gré, il la menaça, si elle refusait, de la faire avouer sous la torture du bourreau. Almodis se défendit du mieux qu’elle put, jura de son innocence, rien n’y fit et maître Grimoard, inflexible, commanda à ses archers de la jeter en prison. Cette accusation péremptoire influença les autres domestiques du château qui laissèrent libre cours à leur jalousie et à leur envie à l’encontre d’Almodis : « trop belle pour être honnête… elle fait des manières et des minauderies de grandes dames qui ne sont pas de son rang… elle est trop privilégiée depuis son plus jeune âge, car proche de Mademoiselle Adélaïde… » Cependant, ni aveu ni preuve tangible ne vinrent soutenir une condamnation légale. En dernier recours et voulant à tout prix sauver la face, le juge fit procéder à l’épreuve du tamis, ou « doigt de Dieu ». Il fit mettre tous les domestiques du château autour d’une grande table avec Almodis parmi eux. Au milieu de la table, il installa sur la pointe d’un couteau piquée en son centre, un tamis circulaire marqué d’un trait sur son bord. Il fit tourner le tamis en le lançant de la main. Lorsque celui-ci s’arrêtera, la direction indiquée par le trait désignera le ou la coupable… Longuement, le tamis a tourné, tourné… La peur se lisait sur tous les visages. Qui, le trait du tamis symbolisant le doigt de Dieu allait-il désigner ? Le tamis s’est arrêté enfin… le trait dans la direction d’Almodis. Tricherie du sénéchal ou malchance de la jeune fille ? Nul ne saura jamais… La belle servante s’est évanouie. Les archers l’ont reconduite en prison sous les huées des autres, tellement soulagés de n’avoir pas été désignés par le doigt de Dieu.

Maître Grimoard a donc confirmé son accusation et prononcé sa sentence :
— Ce jour même, la chambrière du nom d’Almodis, coupable de vol d’objet précieux et par conséquent, de trahison à l’encontre de ses maîtres, sera traînée par les chemins et villages de la paroisse sur un chariot tiré par des bœufs afin d’être soumise à l’humiliation de tous, puis condamnée à être brûlée vive en place publique de Montalembert. »
Lorsqu’elle entendit cette épouvantable condamnation, hébétée par toute la violence dont elle avait été l’objet depuis l’arrivée du très craint sénéchal, tout d’abord, la pauvre petite Almodis ne crut pas que cette sentence s’adressait à elle, puis comme elle finissait par comprendre que ces paroles scellaient son sort de manière funeste et définitive, ses épaules s’affaissèrent, elle  tomba à genoux et s’écria :
— J’en appelle à Dieu de votre injuste sentence, juges cruels et aveugles…Puis, le visage inondé de larmes, elle tendit les bras au ciel et lança d’une voix qui tremblait de colère vengeresse :
— Juges infâmes, et vous Maîtres ingrats, et vous tous qui me faites mourir d’un supplice atroce… Soyez maudits ! En vérité, je vous prédis que certains d’entre vous auront à répondre de ce méfait devant le Tout Puissant. Oh oui, soyez maudits ! Sachez qu’un témoin restera de votre aveuglement, de votre cruauté et de votre crime : la fumée de mon bûcher se répandra en une brume qui couvrira le château et le bourg, le coteau et la vallée… et puis, une fontaine jaillira sur le lieu de mon horrible supplice. Ces éléments, éternellement, perpétueront par leur présence le souvenir de votre conduite abominable.

Si Adélaïde fut épouvantée par le sort réservé à sa chambrière, elle se montra plus épouvantée encore par la malédiction et les prédictions qu’elle prononça. Guy de Montalembert regretta en son for intérieur, d’avoir mis en marche la terrible machine judiciaire qui se montrait, une fois encore, aveugle et sans aucun scrupule pour condamner à mort quiconque avait le malheur de tomber entre ses griffes. Il était trop tard maintenant pour en arrêter le cours, mais en son âme et conscience, il doutait fortement de la culpabilité d’Almodis.

La sentence fut exécutée. Almodis fut humiliée, huée, conspuée par une foule manipulée et haineuse. Sur son bûcher, lorsque les flammes commencèrent à brûler sa chair, ses cris de douleur furent couverts par ceux de la foule qui l’insultait. La pie d’Adélaïde, perchée au sommet d’un arbre proche, se mêlait à ce concert et répétait « voleuse, traîtresse, sale voleuse… » La foule, entendant parler l’oiseau, y vit une preuve supplémentaire de la culpabilité de la jeune fille et redoubla de cris et de vociférations. Soudain, aussitôt après que le dernier souffle de vie eut quitté la pauvre petite, la fumée épaisse qui montait vers le ciel fut rabattue vers le sol par un vent subit. Elle envahit la place, le château, tout le village, puis s’étendit au coteau et à la vallée, plongeant tout l’endroit dans une obscurité inquiétante. La foule se tut, puis se dispersa dans la crainte. N’était-ce point là le présage de quelque malheur ?

Le lendemain, à l’aube naissante, lorsque le bourreau se rendit sur les lieux du supplice pour disperser les cendres au vent, il n’en trouva aucune trace, mais fut surpris de constater qu’en lieu et place du bûcher, avait jailli une source dont l’eau s’écoulait sur la sente menant à Limalonges en faisant un bruit de sanglots. Il réalisa en même temps que l’épaisse fumée de la veille s’était transformée en une brume persistante qui stagnait sur tous les environs et semblait ne pas vouloir se dissiper… Les prédictions d’Almodis se réalisaient donc ! Le bourreau fut épouvanté. Il devint hagard, se mit à claquer des dents, jeta sa pelle et s’enfuit en courant. Plus jamais personne ne le revit. Il finit ses jours dans un ermitage, se confondant jour et nuit en prières de repentance.

Une panique considérable déferla sur toute la contrée lorsque se répandit la nouvelle que les prédictions d’Almodis s’étaient déjà réalisées. Chacun considéra qu’il s’agissait d’un signe de Dieu qui donnait raison à la jeune fille. Maître Pétrus Grimoard fut destitué sur le champ par Messire Bertrand de Monteneau. Peu de temps après, la fureur populaire se retourna contre l’ex sénéchal et sans que l’on sache ni pourquoi ni comment, on le retrouva raide mort, face contre terre, parmi les ronces d’un épais fourré. Quelques mois plus tard ses deux assesseurs eurent droit au même sort.

L’année suivante, un charpentier fut commis pour réparer la toiture du château de Montalembert. Il vit la pie Margot sortir d’une lézarde du donjon. Pensant qu’elle avait peut-être construit son nid en cet endroit, il y plongea la main et à son grand étonnement, y découvrit de nombreux objets brillants, et au milieu… la belle agrafe sarrasine d’or fin sertie de pierreries rutilantes. La voleuse n’était autre que la pie Margot. Messire Guy, atterré et courroucé par cette découverte, fit saisir et tuer l’oiseau et le fit clouer sur la grande porte d’entrée du château afin que nul n’ignore qui était coupable du forfait attribué à tort à Almodis. Depuis ce temps, les pies ont la triste réputation d’être non seulement des voleuses d’objets brillants dont il faut se méfier, mais aussi des oiseaux porteurs de mauvais sort, de malheur et de mort.

Tout le restant de leur vie, au château, Guy et Adélaïde de Montalembert, irrémédiablement endeuillés, firent dire de nombreuses messes pour le repos de l’âme d’Almodis, la si jeune et si belle servante, victime d’une si grande injustice. Cette réparation tardive n’empêcha pas que pour l’éternité, la brume vienne souvent recouvrir le territoire du fief de Montalembert et que la source continue à couler en faisant un bruit de larmes. Ces brumes persistantes et cette source rappellent à toutes les générations que l’aveuglement et la bêtise des hommes firent s’accomplir en ce lieu, une horrible tragédie.

Depuis ce temps, les gens racontent que par nuit sans lune, lorsque l’orage gronde, que le vent siffle dans les ramures, il vaut mieux ne pas s’attarder par les chemins et les forêts de Montalembert. On pourrait y voir, effaré, passer la silhouette noire de Maître Grimoard suivi de ses deux assesseurs qui l’accompagnent dans son errance infernale. Leurs corps décharnés flottent dans de longues robes en haillons. Leurs yeux caves sont de feu. Sur la toque carrée du juge, figée là à jamais, cernée par un feu follet, se tient la pie Margot. Eternellement, sans pouvoir s’en empêcher, ces sinistres personnages reviennent hanter les lieux de leur crime, traînant dans leur sillage, maladie, malédiction et mort. Malheur à ceux qui viendraient à les rencontrer car, sans cause apparente, ils dépériraient et mourraient avant la fin de l’année en cours.

En revanche, au printemps, lorsque l’air est doux, que les talus et les prairies fleurissent, il pourrait vous arriver d’apercevoir au loin, sous la lueur des étoiles, une splendide jeune fille au corps diaphane qui marche lentement sans effleurer le sol. C’est Almodis qui revient se promener en terre natale, sur les lieux qu’elle a tant aimés. Mais, comme de ses frères humains elle a reçu beaucoup de mal durant son court passage sur terre, nul ne peut l’approcher, sinon… fragile, son image s’estompe… et disparaît.

FIN

P.S. : Almodis n’eut pas la chance de cette femme dont parle Guillaume Apollinaire dans un de ses poèmes :
A Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde
Devant son tribunal l’évêque la fit citer
D’avance il l’absolvit à cause de sa beauté.

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28 commentaires pour Les brumes de Montalembert

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    Les Vols et Pillages dans le Temps.
    – Les Croisades Franques d’Espagne. René de Beaumont.
    – page 20, 21: au début: POITIERS. Le 25 octobre 732 les Sarrasins acceptent le combat, qui dure toute la journée , sans succès marquant de part et d’autre. Le chroniqueur arabe fait état  » du mur de glace » que les Francs avançant soudés, opposaient à toutes leurs attaques. A la nuit les deux armées se replient dans leur camp. Mais le chef arabe est tué. Lorsque les sarrasins ………..s’en aperçoivent,…….ils décident de se retirer. ils laissent toutes les tentes dressées et les feux continuer de brûler derrière eux…….Lorsque les Francs retournent au combat le lendemain matin ils ne trouvent que des tentes vides et les chariots chargés du butin abandonné. La tactique paiera, car les Francs s’occupent d’abord de récupérer le butin………… (perso: une broche est t’elle conservée à Lusignan ou à Poitiers).

    -page 286 – en 1109 – à la mort de Alphonse VI, les colons du monastère de Salagun avaient mis l’abbaye à sac et les bourgeois avaient ouvert les portes de la ville aux troupes de Alphonse 1ér le Batailleur. Le roi en avait profité pour piller ses richesses et voler ses reliques.
    ( Salagun: lire la fin du commentaire du 18 aout dernier et celui du 6 aout).
    – page 251: ……….conquise en 1119. Alphonse 1ér le Batailleur fait plusieurs donations en faveur de l’évêché d’Auch. G6G. devenant l’un de ses plus proches conseillers.

    – Les cyber-généalogistes de Charentes Poitou ( sur cette page en haut ).
    – Chapitre 2 – Les autres hésitèrent, convaincus d’aller au devant d’une mort certaine. Messire Guy, qui avait observé les ……….releva bravement le défi. L’affrontement fut de courte durée, car d’un habille coup d’estoc, Guy de Montalembert trancha net le poigné armé du géant, le condamnant à mort par la perte rapide de son sang. En gage de victoire, il prit sur la dépouille du vaincu la magnifique agrafe sarrasine…

    ( perso: quelle idée d’aller au combat avec une broche, tu es vite repéré;)

    ( perso : TORSE BOMBE..DANGER )

    – Rencontre avec Roger Seillier né en 1921….par Ch. Mauvillain.
    – En 1939 et 1940: Léon Seillier ( le père) de Montalembert: 3 jours plus tard il part pour un régiment de territoriaux avec le grade de sergent. Son colonel:  » Ici on porte les médailles gagnées en 14 – 18 « . Puis arrive la retraite de la Somme ( 1940). Ses copains et lui sont faits prisonniers à Questembert (Morbihan) Les cadres de l’armée sont en fuite. Le commandant allemand qui a lui même connu Verdun et les tranchées, touchés par les médailles de Léon, lui confère un statut d’officier. il finit par les libérer avec leurs bagages mais, bien entendu, sans armes.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    URRACA ( pica – pie) son règne 1109 – 1126 – Première REINE qui GOUVERNE.
    Les CROISADES FRANQUES d’ESPAGNE – René de Beaumont – Toucan 2ème édi, 2011.
    page 331 – Les femmes, l’amour et la guerre:
    Dans une société ou l’hérédité fonde le droit, la femme pour les grands, est avant tout un objet politique. Elle est épousée en fonction des stratégies patrimoniales de la lignée et des alliances recherchées. La mortalité féminine – en couches – est forte. L’épouse décédée, l’homme se remarie rapidement ( perso: avec toutes ces batailles il y avait des veuves). Lorsque la stratégie suivie n’a plus l’intérêt escompté ………l’épouse est souvent répudiée pour une autre. Dans une société qui reposait sur l’endogamie, indispensable au maintien des terres et des honneurs dans le clan, ces interdits étaient impossibles à respecter. Princes et grands seigneurs n’hésitent pas à s’allier entre cousins proches……………Lorsqu’un mari veux répudier son épouse, il lui suffit d’invoquer sa nullité canonique. On a ainsi de nombreux exemples de maris qui répudieront leur première femme au motif d’inceste, pour en épouser une seconde et même parfois une troisième, qu’ils répudieront successivement au même motif.
    – LOCAL – : La figure marquante……..est celle de ALMODE de la Marche. Née vers 1020, elle était donnée en mariage en 1035 à Uc le Pieux, comte de LUSIGNAN, dans le cadre d’arrangements destinés à mettre fin aux luttes entre les maisons de La Marche et de Lusignan……..elle était répudiée vers 1040 après 5 ans de mariage, sous prétexte de consanguinité, pour devenir l’épouse de Pons. En 1053…….passe à Narbonne …il rencontre ALMODE. C’est la coup de foudre.

    ( perso URRACA femme du Batailleur, Première Reine est devenue très libérale.)

    – page 336 – Si viduité et passion amoureuse peuvent propulser certaines femmes au premier rang de la politique, les fortes personnalités de quelques autres peuvent leur assurer l’indépendance. …….URRACA veuve de Raymond de Bourgogne en 1107, elle est remariée par son père en 1109, à 29 ans, à Alphonse le Batailleur. Mais dés les premier jours elle le prend en aversion et refuse de se soumettre à lui. Elle choisit ses amants parmi les grands de son royaume, le comte 1……et le comte 2, donnant à tous deux des enfants. Elle gouverne seule, jusqu’à sa mort en 1126, le royaume de Castille, dirigeant pendant 17 ans le combat contre opposants et Sarrasins.

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    MILLE (1000) ANS de MALHEUR – Les grandes épidémies du millénaire -de Pierre MIQUEL – éditions Michel Lafon, 1999.
    L’AMBIANCE:
    P272: -Les épidémies ; En l’an mille, les populations d’Occident étaient les plus misérables et les plus fragiles de la planète. Les manants et les serfs mouraient par dizaines de milliers des pestes,…..
    Ce n’est pas fini.
    Page 113 en 1650,Le Grand siècle de la peste: Les maisons désertes étaient pillées, les mourants achevés par les voleurs à coups de bâtons. Des bandits forçaient les portes des boutiques pour trouver à toute force de vivres et des boissons.
    Page 279: La campagne de Provence ressemblait à un champ de bataille ou les corbeaux guettaient les cadavres, bec-quettant les yeux des morts.
    Page 106: La peste de 1649 (perso; juste 300 ans avant ma naissance) La peste
    semblait réconcilier les frères ennemis qui s’étaient livré une guerre inexpiable pendant plus 40 ans.

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    DICTIONNAIRE AMOUREUX de l’ESPAGNE – Michel Del Castillo – Dessins de C.Dubreuil – plon, 2005 – et Médiathèque: La Canopée – 05 46 31 32 82.
    – Almohades ( perso: incursion en 1146)
    Page 87 ( sans date).
    – Almoravides ( perso: d’abord en 1084 les princes musulmans d’Espagne font appel aux voilés venus donner un second souffle à l’islam occidental )www.clio.fr Philippe Conrad – La Reconquista – Que sais-je – 1998).
    Urraca et Alphonse le Batailleur 1109 – 1126.
    L’une après l’autre, les provinces avaient fait sécession, poussière de royaumes dressés les uns contre les autres. Leurs guerres incessantes ravagaient les campagnes, ruinaient l’économie, aggravaient partout la misère des plus démunis qui, ….
    – Dans leur abaissement, dans leur crainte de voir la puissance chrétienne s’emparer de tout Al Andalus, ces princes s’adressèrent aux Berbères fanatisés, les Almoravides.
    Lorsqu’une seconde tempête, celle des Almohades, venue, de l’Atlas, déferla sur le pays, les persécutions ne cessèrent pas.
    Les Almoravides et les Almohades finirent par s’abandonner à leur tour aux douceurs du pays.
    – il ne suffit pas non plus de décréter que ce fanatisme est le fruit blet de la religion. Auschwitz et le goulag, poisons sécrétés par des philosophies matérialistes et païennes, n’ont pas été engendrés par la religion.
    Si le paysage espagnol, c’est l’homme, cet Espagnol déchiré, voluptueux et cruel, capable de la plus haute élévation et de la plus sauvage barbarie, cet Espagnol renferme l’énigme de notre condition.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    Vu sur le site du CNRS: IMPERATOR HISPANIAE.

    Centre National de la Recherche Scientifique.
    IMPERATOR HISPANIAE , Auteur Héléne Sirantoire. édit Casa de Velázquez.
    Les idéologies impériales dans le royaume de Léon.
    UMR7302 centre d’études supérieures de civilisation médiévale.

    …L’histoire impériale de l’Espagne a commencé bien avant le règne de Charles Quint. Elle trouve ses origines dans le petit royaume astur-léonais ……..Elle connait son développement le plus étonnant au cours de la période du règne de Alphonse VI de Castille-Leon (1065-1109) à celui de son petit-fils Alphonse VII (1126-1157).Ces deux souverains n’hésitères pas à s’autoproclamer  » Empereur des Espagnes » et a revendiquer une souveraineté ….CNRS…
    ( perso: entre 1109 et 1126 URRACA avec Alphonse I Le Batailleur 1109-1110 et jusqu’à 1126 en doublon, et aussi avec Pedro Gonzalez de Lara en chef de guerres en rébélion en 1126, mort en 1130 : voir wikipedia).

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    Je me suis trompé Palo Alto est bien en Californie, mais c’est le nom qu’a pris l’école de Paris il me semble.
    Sur leur vidéo www2.istp.org Les brumes de Montalembert : vous verrez les troupes de croisés (comtes, ducs et aventuriers ) au départ de Lusignan 86 ( ou et) de passage à Montalembert 30 km au sud.

    Le sandwich en France, en 1975, valait 1 franc environ.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    Sur www2.istp.org les brumes de Montalembert : International School of the Peninsula à Palo Alto California.

    Quand je pense que Zou routier sympa, dans les années de 1975, ne voulait pas aller en Espagne parce qu’il avait payé douze mille ( 12 000) francs un sandwich en Belgique.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    COMPLEMENT: Alphonse VI (6) 1042-1109 – Alphonse VII (7) 1026- garçon de Urraca ( au pouvoir de 1109 à 1126 avec Alphonse I (1ér) Le Batailleur.

    Mais il y a déjà eut un Alphonse I (1ér) le catholique (v 693-757) ? Bon il y a eut onze rois ( Alphonse ) des Asturies, du Léon et de la Castille.

    Alphonse: nom de cinq rois d’Aragon dont Alphonse 1ér le Batailleur..
    il y eut aussi un Alphonse VI du Portugal Lisbonne 1643 Cintra 1683……
    ……..- Impérator Hispaniae – Héléne Sirantoine – 2012 – bibliothèque et édition de la Caza de Velázquez. 484 pages…..ISBN 978-84-96820-85-2
    Avec la mort de Alphonse VI, l’histoire du royaume de Castille-Leon entre dans une phase de BOULEVERSEMENTS ……..A l’appui de ce jugement, le fait que le gouvernement est assumé une femme offrait un jugement de poids. Le contrôle préalablement exercé sur al-Andalus a été anéanti par l’installation des Almoravides. Dans le cadre des négociations avec l’Aragon, Urraca abandonne 2galement la région de Saragosse à son époux d’un temps, Alphonse 1ér…..Dans cette optique, la « pauvreté » idéologique que révéle l’étude ….contraste avec les riches expériences de Alphonse VI et Alphonse VII….

    – URRACA? l’EPHEMERE IMPERATRICE ( 1109-1126) 17 ans.

    URRACA fut la première femme à accéder au trône en Espagne, situation inouîe et en partie à l’origine de la guerre civile dans laquelle fut plongé le royaume de Castille-Leon ( perso: contre l’Aragon il me semble).
    ……GUERRE CIVILE et QUERELLES d’EPOUX:
    – Ce pour quoi nous te conseillons de prendre pour époux le roi d’Aragon.Le malheur voulut que ce conseil fut un remède pire que le mal puisque  » cette maudite union et alliance charnelle fut la cause de tous les maux en Espagne, car c’est de là que survinrent de nombreux décés, que s’ensuivirent vols et adultères,et presque toutes les lois et forces de l’Eglise furent rabaissées et amoindries (perso: il me semble qu’à cette époque les Amoravides trainaient dans le pays)………Urraca fut appelée à régner, ce qu’elle fit d’une manière tyrannique à la façon d’une femme, avant de finalement rendre l’âme au cours d’un « accouchement adultérien »…..Toujours à l’avantage du dernier, le récit dresse donc de Urraca un portrait souvent péjoratif, et franchement misogyne. En dépit des pacte qu’elle signe avec Diego G., elle est prompte à se laisser duper par les mensonges des nobles qui tentent d’usurper les biens de l’Eglise et d’éliminer leur rival ecclésiastique……….. » Maudite est la terre ou un enfant règne, et ou une femme gouverne »…… La reine refusait quant à elle l’idée d’une autorité partagée et considérait que le rôle de son fils demeurait de son vivant circonscrit à la Galice…. Ailleurs l’accueil réservé au nouvel époux de la reine n’est pas toujours plus enthousiaste, ce que justifie en soulignant le mécontentement que suscite la cruauté du roi envers les noble…….Aussi, lorsque fut prononcée en 1110 la condamnation pontificale du mariage pour cause de consanguinité, URRACA saisit cette occasion de se séparer de son encombrant époux ( perso: époux qui continua de Batailler). A partir de ce moment commence une lutte aux multiples rebondissements …..Le règne de URRACA ( la PIE) est déterminé par les relations changeantes……On pourra s’étonner du très faible nombre de documents …..ce qui « donne l’impression que les notaires de la cour [avaient] conscience de ce que la continuité du titre impérial était réservée à la personne du Batailleur. …Or, dans la société médiévale, si les femmes pouvaient être amenées à gouverner, elles ne combattaient pas.

    – APHONSE 1 ér , ROI….De fait ce souverain y est systématiquement considéré comme un intrus…. La rivalité entre les deux Alphonse ne cesse pas avec la trêve que l’Aragonais (perso: Le Batailleur) a scellée avec Urraca et, en 1122, le Batailleur méne une grande expédition dans les terres de l’infant. ( Alphonse VII)…………Ainsi, en dépit de l’annulation de son union avec Urraca, de la trêve en 1117, Alphonse 1ér continue de revendiquer ce titre (perso: titre d’Empereur). Certes dans le même temps ses conquête en terres musulmanes agrandissent progressivement son royaume……Le batailleur ne s’est approprié le titre d’empereur que pour en découdre avec ses rivaux castellano-léonais ?……. le portrait du Batailleur n’est guère laudatif. il est caractérisé par sa cruauté et son impiété, qui le conduisent à exercer un pouvoir tyrannique sur le royaume de son épouse…..
    ..- Car si le roi fait figure de brute sauvage, c’est aussi en raison ….lié à sa condition de combattant. Lorsque les habitants de Sahagun lui demandent, horrifiés, pourquoi il laisse ses hommes abuser de moniales, il leur répond: « Je n’ai cure de ce que font mes troupes et mes guerriers », signifiant par là que le droit de la guerre l’emporte pour lui sur la morale…..de Alphonse le Batailleur, on fait donc le portrait de brute dans les sources léonaises, de soldat dans les sources arabes, et de glorieux combattant dans les narrations postérieures à son règne.

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    Histoire de l’Espagne – Des origines à nos jours – Philippe Nourry -Tallandier – 2013 – La Canopée de Ruffec 16 -..page 71. Le bon roi Ferdinand n’en décide pas moins de les mariés……Sa fille Urraca ( perso ce n’est celle ci, ( 1033-1101) se voit doter de la riche cité de Zamora prise récemment aux Sarrazins………Cet Alphonse VI ( perso: père de Urraca) se montrera, cela dit, un souverain aussi intrépide qu’avisé. C’est à lui en effet que l’on devra en 1085 la conquête de Tolède….Battu dans un premier temps par son frère don Sanche, il avait trouvé refuge pendant quelques années auprès du roi al-Mamoun, fastueux souverain de la taifa tolèdane, et beaucoup appris des habitudes et de la psychologie de l’ennemi dans cette cour raffinée… Ces roitelets maures ( perso: ou, et, wisigoths ) se disputant entre eux aussi souvent que les princes chrétiens, Alphonse ( VI ? ) en profita pour épouser la querelle du successeur de al-Mamoun, son petit-fils al-Qadir, contre le roi de la taifa de Badajoz. il obtient ainsi de cet émir sans envergure, pour le prix de son aide et par accord tenu en secret, ce cadeau surprenant: la cession de l’ancienne capitale des Wisigoths ( perso: Tolède en 1085) une ville chargée de symboles et florissante de ses trente milles âmes.. Alphonse pourra ainsi en prendre possession sans coup férir après un simulacre de siège. il fera une entrée théâtrale…
    Page 74: La Percée des Almoravides : Le premier à déclencher cette nouvelle invasion maghrébine fut al-Motamid, le roitelet de la taifa de Séville qui fut presque aussitôt mis aux fers…….Car ces Almoravides qui s’abattent sur l’Espagne  » comme une nuée de sauterelles » en 1086 ne sont pas des plaisantins. Avec des voiles noirs………..ce sont des gens de colère et d’effroi……;Venus de Mauritanie aux confins du fleuve Sénégal……La première bataille que les Almoravides devaient livrés aux troupes de Alphonse VI de Castille accourues pour tenter de les arrêter à Zalacca ……..fut une victoire totale sanctionnée par l’érection d’une sinistre pyramide de têtes coupées ou se confondirent celles des espagnols et des chevaliers francs venus pour la première fois prêter main-forte à Alphonse VI. ………Proclamé Emir des émirs, Youssouf, poursuit son avance tout en réalisant l’unité musulmane à son profit. A l’ouest, les Almoravides chassent les Portugais à Lisbonne. A l’est, Valence tombe en 1102…….Peu après, les Castillans de Alphonse VI sont une fois de plus écrasés à Uclès près de Tolède….le pouvoir des Almoravides s’est effondré au bout de 50 ans. Mais la contre offensive menée à partir de 1118 par un nouveau venu, Alphonse Iér d’Aragon ( le Batailleur), ne compta pas pour rien dans leur déclin……le petit royaume d’Aragon…..Il trouva avec ce prince qui mérita bien son surnom de Batailleur le premier de ses rois conquérants au moment même ou venait de vaciller la fortune de Alphonse VI de Castille. Alphonse I le Batailleur fut aussi le premier souverain de la péninsule à obtenir du pape le label de « croisé »…..

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    Histoire du monde médiéval – Georges Duby – Larousse –
    P288 – pendant 5 siècles, la chrétienteté d’Espagne a vécu à l’heure de la Reconquête. En 1212, les rois de Navarre, de Castille et d’Aragon évincent définitivement la brillante civilisation musulmane espagnole…

    …Depuis la victoire de Clovis à Vouillé ( dans la vienne 86 ?) en 507, le royaume wisigoth était réduit à la péninsule ibérique. En juillet 711, l’armée berbéro-arabe écrase l’armée du roi wisigoth Rodéric. En 6 ans, la péninsule est conquise. la population se soumet, le paiement d’un tribut lui garantissant l’usage de sa religion et de son droit…….Seule épargnée, la région des Asturies, au nord ouest, devient un royaume gothique.
    L’Espagne de la RECONQUISTA :
    Au nord de la péninsule, ou subsistent quelques foyers chrétiens indépendants, commence à naitre l’idée d’une reconquête. Les rois d’Asturie réoccupent des terres dépeuplées et conçoivent le projet d’une reconquête…….
    Vers l’an 1000, ces petits noyaux chrétiens sont souvent en proie à des conflits dynastiques…
    ….Au début du 11 éme siècle, l’éclatement du califat de Cordoue en 23 royaumes, les taïfas, s’il n’éteint pas la civilisation arabo-ispanique, permet aux princes chrétiens de soumettre politiquement certains de leurs voisins. Sanche III (1004-1035) qui domine le nord de la péninsule, ouvre son pays à l’influence chrétienne………..
    ….Vers 1040, Ferdinand Iér, roi de Castille, prend avec succès l’initiative de la Reconquête. La frontière recule jusqu’à la vallée du Tage. Le 25 mai 1085 Tolède est ancienne capitale wisigothique est prise…….

    ……Mais la progression des chétiens est inégale et, en un siècle, la Catalogne, elle ne gagne que quelques kilomètres. Mais la Reconquête finit par devenir l’affaire de l’Europe entière………en partie grace à l’ordre de Cluny. Celui ci resserre les liens entre l’Espagne le reste de la chrétienteté…..

    ….La réaction vient des musulmans d’Afrique du nord, les Almoravides, qui écrasent les Castillans en 1086 à Zalaca et reprennent Tolède en 1108. Mais le pape appelle à la croisade, poussant ainsi une armée de chevaliers francs, sous la conduite ALPHONSE Iér le BATAILLEUR, roi d’Aragon, à s’emparer de Saragosse en 1118, il écrase en 1120 une armée musulmane…..
    ……P249: L’EMPIRE ALMOHADE: -Un autre Berbère, issu, de l’Anti-Atlas marocain, Ibn Tumart ( 1077-1130), part en guerre contre les ALMORAVIDES, auquel il reproche d’avoir succombé aux charmes du raffinement andalou………
    …..Les états musulmans d’Espagne ont étés des modèles de tolérance, ce quia permis aux cultures juive, chrétiennes et musulmane de s’épanouir. il n’en va plus de même avec l’invasion des fanatiques Almohades, comme le prouve le cas Moshe ibn Erza…….
    ……Les Almohades ne parviennent cependant pas à éradiquer le malékisme et leur déclin est très rapide. La défaite que leur infligent les Espagnols en 1212 affaiblit la dynastie.

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    Je continue de mettre des informations parfois complémentaires et contradictoires (les lecteurs auront corrigés).Toujours autour de URRACA et non Urruca comme je l’ai écrit précédemment Google correction ne corrige pas, avais fait erreur………………………………

    ……..Depuis le victoire de Clovis à Vouillé ( 86?) en 507

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    Vu sur: histoire.online/crisadesfranques.
    ….La civilisation arabe connaitra son apogée en ESPAGNE durant le Xème siècle ( an 900), sous le califat des omeyyades. Durant toute cette période, les chrétiens sont assez bien tolérés des musulmans, à condition de rester cantonnés à leurs modestes territoires ou de se satisfaire de leur statut de mozarabes. Mais, à la fin du siècle, la donne change avec l’accession au pouvoir des vizirs amirides de Cordoue qui lancent chaque année des campagnes d’ampleur contre les chrétiens……..Attaqués de toute part avec violence, les royaumes et principautés chrétiennes manquent alors d’être submergés, toutes leurs capitales étant emportées et pillées, dont Saint Jacques de Compostelle.

    – La situation se retourne au début du XI siècle ( an 1000) avec l’éclatement soudain de l’Espagne musulmane en une multitude d’émirats et de taifas. Les chrétiens profite de cette situation pour reprendre partout l’offensive, en Catalogne…, En CASTILLE jusqu’à Tolède ( perso: il me semble qu’à cette époque le Castille est peuplée par des wisigoths ?). En Léon en Galice. De nombreux BARONS et aventuriers accourent de toute la FRANCE pour les soutenir dans leur lutte, avec l’ambition de se partager les terres a reconquérir. Leur intervention marquée en 1064 par la prise et le pillage de Barbastro………………..Les musulmans résistent, faisant appel aux almoravides, dynastie berbère qui s’est imposées au Maroc. ils débarquent en Espagne en 1086, remettent les taifas au pas et vont s’attaquer aux chrétiens auxquels ils font subir plusieurs désastres.

    – Mais en 1096, la grande croisade…….s’ébranle vers la Palestine. Les barons français qui guerroyaient en Espagne quittent le front occidental…..Ainsi plusieurs comtes et ducs….dont GUILLAUME IX ( Perso: Le Troubadour), HUGUES VI de Lusignan…….
    – Jérusalem prise en 1101 (perso: 8 ans avant le sacre de URRUCA), de nombreux barons et soldats retournent combattre en Espagne ou les principautés chrétiennes reprennent leur marche en avant, malgré de sérieuses défaites face aux almorvides Les papes prêchent la croisade face aux infidèles Saragose est prise en 1118, ……..Gaston IV, et GUILLAUME IX, comte d’Aquitaine sont les figures emblématiques de cette période ….Le premier Gaston, pour son caractère exemplaire , la figure légendaire du « preux chevalier », l’ami et le compagnon fidèle de ALPHONSE 1èr (Perso.: Alphonse Le BATAILLEUR époux de URRACA)…… Les barcelonais ( perso: le royaume de la mére de Hugues de Lusignan, ajouter le n°) reprennent également l’offensive à partir de 1110, détruisant en 1114 la grande armée arabe lancée à l’assaut de leur comté……Les bourguignons dont les chefs de guerre …….avaient monnayé leur assistance aux princes espagnols contre un mariage avec leurs filles, héritières de la CASTILLE, du LEON, de la Galice ……De nouvelles croisades sont montées avec l’appui des génois, en 1146 puis en 1147……….Les royaumes chrétiens ayant reconquis leur territoire veulent désormais leur indépendance. Croisés et autres aventuriers se révélent d’encombrants alliés qui convoitent les terres reprisent sinon même leurs royaumes.

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      Suite:
      La grande croisade de 1096-1099 en Palestine.
      Raymond IV comte de Toulouse la rejoint avec de nombreux espagnols et vétérans des croisades espagnoles.

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    suite de ce matin…14 aout 2018
    Personnages historiques:….HUGUES VII de Lusignan, dit le Brun, né vers 1065, mort en …1151…accompagne Louis VII à la seconde croisade. Epouse SARRAZINE de Lezay ( +1144)……………………FOULQUES d’Anjou : (1092-1143) Comte d’Anjou, comte du Maine……..Guillaume IX le TROUBADOUR, duc d’Aquitaine : né en 1071, mort en 1126 ( perso: comme Urraque ou URRACA { 1ère}morte en 1126) ; il s’empare de Toulouse en 1098 pour le compte de sa femme, rejoint la première croisade ou il est battu à deux reprises. En 1113, il s’empare des biens de l’Eglise pour financer sa campagne de Toulouse. il est alors excommunié. il combat avec le roi de CASTILLE ( Perso: soit Alphonse 1ér Le BATAILLEUR époux de URRACA {1])et de Léon et s’illustre le 18 mai 1120 à la victoire de Cutanda.

    Sa demi-soeur Agnès (1052-1078) épouse Alphonse VI de Léon ( qui fut plus tard le pére de URRACA 1081) et sa sœur Agnès (+1097) épouse Pierre 1 roi d’Aragon et de Navarre [ou Ramire d’Aragon arbres simplifiés].

    Grand pére d’Aliénor d’Aquitaine (1122).

    ……..Personnages de fiction: FOULQUES de Fons-Almoy, né le 1 mai 1122 ( perso: 1122 année ou URRACA entre au couvent pour y mourir en 1126).

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    La Saga Aliénor d’Aquitaine , Reine de France -Amaury Venault. Geste ROMAN Historique – 2018. Tome 2: Je t’ai déjà vu au marché à Lusignan ainsi qu’à Vivonne. Je savais que le petit page protégé par SARRAZINE hériterait de celui que la divine ALMODIS avait cocufié avec le duc troubadour. Il répéta comme une litanie: A Anché tout se sait……..
    …..Foulques chopina avec une vingtaine de troubadours venus du Limousin, de Saintonge, d’Aragon et de CASTILLE. Bientôt l’auberge fut emplie des chants d’Occitanie et les servantes….bon c’est un ROMAN, une idée l’information, en 1200, peut passer entre la CASTILLE ( Castille ou l’ancêtre de Castillon la Bataille ?) mais ARAGON c’est en Espagne aussi!

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    Poitou-Charentes, Terre de Mémoires, Société des auteurs du Poitou-Charentes.
    SARAZINE ( 1197 – 1263 ?), une princesse pour 1000 ans d’histoire – Marijo Chiché-Aubrun ; Les dames de Lusignan.
    – Lorsque Hugues VII de Lusignan épouse SARAZINE, nous sommes en pleine période des croisades et, ………
    Les croisés sont partis d’abord pour permettre aux pèlerins chrétiens d’aller prier sur le tombeau du Christ sans être victimes de la tyrannie de ceux qui étaient alors maîtres de Jérusalem. C’était la raison première de cette aventure. Ce n’est qu’ensuite que l’orgueil du vainqueur et l’appât du gain en ont fait des conquérants. ( voir plus loin ).
    …….les Arabes se sont emparés du royaume de l’Albanie du Caucase.
    – Bien sûr, je ne pouvais me persuader que ma petite Arménienne de l’an 1070 [1]( SARAZINE) était bien issu d’une des nombreuses famille princières arméniennes chrétiennes décimées par les conquérants ( voir truc).
    – Hélas, même notre SARAZINE de Lusignan n’a pas pu sauver son peuple des massacres et génocides qui l’ont frappé. Et il n’a pu conserver, au prix de combien de désastre, que ce petit coin de Caucase d’où notre Mélusine poitevine serait issue.
    6 [1] 1070 / Hugues V5 ou (VII ?) de Lusignan participe à la première croisade 1096 – 1099); après l’échec de la croisade des pauvres.
    – Les dames de Lusignan :gestepoche 551 – Je vous la confie, dit-il….., je reviendrai bientôt la prendre pour en faire mon épouse. SARAALA ZAINIAN ( SARAZINE) sera bientôt ma Dame de Lusignan.
    ……..il rejoint la duchesse d’Aquitaine.

    – Les dames de Lusignan – page 484-485: ( l’AMBIANCE) = en cette nuit du 14 octobre 1066, alors que son corps moite repose, rassasié, auprès de son amant, des milliers d’hommes gisent morts, sanglants dans la plaine à deux mille toises d’Hastings….le cadet du sire de la Capelle,…le forgeron de La Ferrière……….ils ont quittés Hastings pour monter à la recherche des troupes disparates qui semblent prendre position sur la colline de Senlac à la sortie de la profonde forêt du Weald qui s’étend jusqu’à LONDRES.
    Sur la gauche, les Bretons et les Poitevins sous le commandement Alain de Bretagne et du vicomte de Thouars.
    Si Mélisendre ne dort pas en cette nuit de mi-octobre, c’est qu’elle craint la fragilité des armes des Poitevins.
    Le corps du roi Harold au milieu de sa garde anéantie. Et pourtant il est bien mort. C’est Simon de Parthenay qui a achevé le roi blessé….
    page 486 : Hugues est intarissable sur ses histoires de guerre plus fabuleuse les unes que les autres qu’il raconte avec autant de fougue que d’humour. Lors qu’il a quitté le duc d’Aquitaine à Barbastro et après avoir passé qq semaines après de sa mère la Comtesse de Barcelone.
    Hugues de Lusignan s’est mis à la disposition du roi Ferdinand 1ér pour combattre les musulmans.
    Le plus puissant des ennemis à abattre était Motamid, le roi de Séville. C’était l’allié irréductible des seigneurs de TILEDE et de SARAGOSSE. Le roi de CASTILLE venait de se rendre maître des ses deux fiefs…..il lui fallait abattre SEVILLE…

    – Page 490: ( suite sans date, certainement après 1099 ?) …Hugues ( sans n°) quitta la CASTILLE, alla saluer sa mère à Barcelone et rentra à Lusignan, les coffres pleins d’or et de bijoux.

    – page 503: 1068 -1099 ,( ? certainement fin 1066 perso)
    Les parthenaisiens revinrent aux Pâques fleuris. Vainqueurs, puissants et riches, le cœur gonflé de gloire, l’âme inondée de bonheur..
    Ils sont profondément heureux. Guillaume le Conquérant leur a offert des trésors, des fiefs des titres, des postes de chefs.
    En hâte, il ont ramassé le fruit de leurs butins, rempli leurs coffres d’or, de bijoux, de mille trésors aussi magnifiques qu’inconnus en Poitou et ont retraversé la mer ( La Manche – perso ).ils étaient partis à Hastings au chant du poète Taillefer qui précédait l’armée en faisant mille tours de jongleur….

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    Sur //histoireparlesfemmes.files.wordpress.com
    Urraque, reine de Castille et de Léon.
    Mariée très jeune.
    Née en avril 1079, Urraque est l’aînée des enfants survivants de Constance de Bourgogne et d’Alphonse VI de Léon. Sa place dans la ligne de succession la place au cœur des intérêts politiques et elle a huit ans lorsqu’elle est fiancée puis mariée à Raymond de Bourgogne, fils du comte de Bourgogne et comte de Galice. Lorsqu’elle a treize ou quatorze ans, le mariage est consommé et elle accouche d’un enfant mort-né. En 1105, elle donne naissance à un fils.
    En 1107, Raymond de Bourgogne succombe à une maladie et Alphonse VI de Léon contracte une nouvelle promesse de mariage avec Alphonse 1ér d’Aragon, dit le Batailleur, pour réunir Castille et Léon avec Aragon. En 1109, Alphonse VI meurt et Urraque devient reine. Elle ne souhaite pas le mariage avec Alphonse 1 ér d’Aragon mais honore les volontés de son père.
    ….
    Pacification du royaume.
    Leur mariage provoque cependant des rébellions en Galice. Alphonse 1ér est mal accepté par le royaume. Urraque voit d’un mauvais œil la manière dont il traite les rebelles et, accusant Alphonse de violences, elle le quitte en mai 1110. Le conflit dégènére en guerre ouverte entre Castille-Leon et Aragon, jusqu’à une trêve de 1112, avec l’annulation du mariage. Le royaume d’Urraque ou Urraca a alors perdu des territoires, qu’elle va s’employer à reconquérir.

    Urraque ne se remarie pas. Son chef militaire Pedro Gonzalez de Lara, devient son amant et ils ont deux enfants. Elle règne seule sur son royaume, dont elle parvient à rétablir l’intégralité et qu’elle transmet à son fils, entier et pacifié, à sa mort en 1126.
    ……
    …..
    La PIE VOLEUSE ou la SERVANTE de PALAISEAU
    ………………………. Mélodrame historique
    ………………..Par M.M. Gaigniez et d’Aubigny
    …………..Musique de Mr Alex Puccini
    ………………………….Ballet de Rpenon
    Présenté pour la première fois, à PARIS, sur
    ……….le théâtre de la porte Saint Martin
    ………………………..le 29 avril 1815
    …..Chez Barba, librairie, Palais Royal,
    ………derrière le théâtre Français
    ………………………………………1815

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    Les Brumes de MONTALEMBERT:
    Sur le cahier de Madame BOBE Pauline.
    Or donc sachez, que ce troisième jour de mai de l’an de grâce 1151, il y avait en l’immense salle des gardes du castel de Montalembert, grand foison…………à l’occasion des justes noces et épousailles que messire Guy de Montalembert venait de faire de noble demoiselle Adélaide d’Albanie,….

    RAPPEL: Le POITOU et la CASTILLE en Espagne.
    Aliénor d’Aquitaine 1120…1204 Poitiers.

    Sa fille Aliénor Plantagenêt 1162 Domfront Oise 1214 Burgos en Espagne.
    Sa petite fille ( pour info) Blanche de Castille 1188 Burgos 1252 ( sa sœur URRACA)…
    …l’autre URRAQUE d’avant ( URRACA première) 1081 Tolède 1126 fille d’Alphonse VI 1039 – 1109.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    N’est pas sur le site mon commentaire du 5 aout 2018 au soir.
    donc en complément de celui ci j’écris ceci au sujet du pillage des régions chrétiennes:
    sur : http://www.histoireeurope.fr
    En 1111, Alphonse 1 ér le Batailleur entre en conflit avec URRAQUE 1 ère de Castille, son épouse.
    Le habitants de Sahagun, avec l’appui d’Alphonse 1er le batailleur, ravagent l’abbaye Saint-Benoit de Sahagun, ou Hurraque 1 ére de Castille a trouvé refuge.
    A la suite de ces événements, Alphonse 1 ér le Batalleur appelle Ramire II d’Aragon, son frère, afin de reprendre l’abbatiat de Saint-Benoit.
    ……….
    Annulation du mariage d’Alphonse 1 Le batailleur avec Urraque 1 de Castille.
    En 1114, le Pape Pascal II déclare nul le mariage D’Alphonse avec Urraque de Castille pour raison de consanguinité. Après leur séparation la guerre civile continue.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    RAPPEL:
    ALIENOR d’AQUITAINE 1120 – 1204 Poitiers
    Sa fille Aliénor Plantagenêt 1162 Domfront – Oise – 1214 Burgos Espagne.
    Sa petite fille Blanche de Castille et fille d’Aliénor Plantagenêt 1188 Burgos – 1126. Blanche suit la cour à Tolède, Avila , Burgos….Aliénor d’Aquitaine va chercher Blanche à Burgos ou Palencia, elle a 12 ans en 1200, pour la marier en France.
    Urrache rainha de Portugal sœur ainée de Blanche 1085 -1126.
    URRAQUE de Castille, reine de Léon 1081 – 1126. épousa en 1090 à Tolède ; Raimond, ……
    ……

    Les BRUMES de Montalembert – Dans les mémoires du tilleul de Montalembert, J. P. Groussaud…

    Il en existe plusieurs versions, ressemblantes quant au scénario.
    Elle vaut ce que valent les légendes…
    Néanmoins, je ne sais plus quelle célébrité intellectuelle a dit:  » Les légendes contiennent souvent plus d’exactitude que la vérité ».
    Les chevaliers plus ou moins turbulents qui, le jour de l’adoubement, avaient juré sur le Saint-Evangile, de protéger l’Eglise, de faire aux infidèles une guerre sans trêve et sans merci, avaient besoin de se dépenser.
    ……

    Hors nous avons vu( le 3 aout ) que l’esprit turbulent de URRAQUE a entrainé dans un tourbillon de guerres…… contre les autres états chrétiens de la péninsule Espagnole.
    ……

    Par Claude MERLE:
    URRAQUE ( URRACA) Reine de Castille et de Léon de 1109 à 1122, fille ainée d’Alphonse VI le Vaillant,…….1081 – 1126. Elle fut d’abord mariée à Raymond de Bourgogne, puis avec le roi d’Aragon et de Navarre Alphonse le Batailleur.
    A la mort de son père en 1109, elle disputa à son second mari le pouvoir en Castille. Alphonse 1 er, invoquant les désordres de sa vie privée, la fit enfermer à Castellas, en Aragon. Elle parvint a s’évader et demanda au Saint Siege l’annulation de son mariage. Elle pris les armes et fut battue à la bataille de Sepulveda. Elle se retira ensuite en Galice. Le pape ayant enfin annulé le mariage , Alphonse 1 dut renoncer à la Castille…….URRACA laissa le pouvoir a son amant…..En 1122 les grands du Royaume se révoltèrent, arrêtèrent le favori et rendirent le pouvoir à Alphonse VII. URRAQUE repartit en guerre contre ce dernier. De nouveau battue, elle fût enfermée cette fois dans un couvent ou elle mourut 4 ans après.
    ……..

    Dans WIKIPEDIA….URRAQUE 1 ér de Léon.

    Fille du roi Alphonse VI et de Constance de Bourgogne, Urraque devint l’héritière de son père en 1108, après la mort de son frère………..Lors de second mariage, Alphonse 1ér d’Aragon et elle-même, par contrat, devenaient co-souverains de toutes leurs propriétés. Alphonse en profita pour installer des garnisons aragonaises dans les villes de Castille et de Léon, ce qui provoqua une guerre civile. Un conflit entre les époux empira les choses et pour des raisons du consanguinité, le pape Pascal II déclara le mariage nul. Après leur séparation, la guerre civile continua et ne se termina qu’en 1126 avec la mort de Urraque.

    La Pie Voleuse poids lourd:
    Poids d’une pie 150 à 250 grammes femelles et males.
    Poids d’une broche 20 à 50 grammes.
    Poids d’une petite cuillère en argent? ( celle en inox = 20 gr)..Pour Champagné Saint Hilaire et Palaiseau (1815).
    ……

    Une étude publiée le 14 aout 2004 dans le journal : Animal Cognition; révéle que l’animal ne serait pas plus intéressé par un objet scintillant que par n’importe quel autre objet. Deux objets brillants attrapés sur 64 tests, avant de les RELACHER immédiatement……( Le figaro).
    ….

    …..La PIE VOLEUSE ou La SERVANTE de PALAISEAU…par L.C; Caigniez et T. Beaudoin d’Aubigny….1815 éditions Barda.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    Bonjour,
    En la biblioteca de medios de comunication de Toledo, Palencia o Burgos hay libros que rastrean primero el saquero de Urraque ( Urraca primero)?
    Primero Urraque, hija de Alphonse 6, liego ante Urraque a la Blanche de Castilla.
    Dans quelle bibliothèque de Tolède, de Palencia ou de Brugos il y a des livres qui retracent les pillages de Urraque première ( Urraca première) ?
    Urraque première, fille d’Alphonse VI, venue avant Urraque la sœur de Blanche de Castille.

  • avatar BAILLARGEON Bernard

    L’AMBIANCE: Les Dames de Lusignan…..MariJo-Aubrun – Geste Poche – page :476 : An 1066 début : Le pays a du mal a se relever et le château de Parthenay n’est pas achevé…..Mais l’argent manque pour la réaliser.

    il y a trois ans pourtant une occasion s’était offerte. ALMODIS de la Marche, comtesse de BARCELONE, sachant ses enfants poitevins en difficulté financière, surtout depuis la mort de son premier époux Hugues le Pieux de Lusignan, avait informé ceux-ci et leur suzerain des richesses facilement accessibles contenues dans les fiefs mahométans d’Espagne…….Hugues le Jeune n’avait pas été le dernier a répondre a l’appel aux armes. il était trop heureux de saisir cette occasion de remplir ses coffres vides et d’aller voir sa mère à Barcelone.

    BLANCHE de CASTILLE – Philippe Delorme – Pygmalion 2015 – P 8 & 10 …..

    TOLEDE : l’ancienne capitale wisigothique, est reprise en 1085 par Alphonse VI.

    A la mort d’Alphonse VI, en 1109, les Arabes ont recupérés presque toutes leurs possessions perdues, hormis Tolède. Le double trône de Léon et de Castille tombe dans l’escacelle d’Urraque, la seule fille légitime qui restait au monarque défunt.
    L’éprit turbulent, l’humeur inquiète et les débordements d’URRAQUE, héritière d’Alphonse VI, ne cessent de troubler le royaume, entrainé dans un tourbillon de guerres contre les autres états chrétiens de la péninsule.
    Aliénor d’Aquitaine – Régine Pernoud – Albin Michel – 1997 – p 160 – ALIENOR ; La Reine des troubadours – De toutes les villes qu’Aliénor a parcourues dans sa vie si mouvementée, il n’y en a aucune ou on la retrouve mieux qu’à POITIERS. La cité favorite des ducs d’Aquitaine, la terre privilégiée ou, …avait éclos la poésie des troubadours.

  • avatar Baillargeon Bernard

    – Ce prénom « URRACA » révélé par la TV : FRANCE.2 Les Secrets de L’Histoire  » Blanche de Castille » le jeudi 5 juillet 2018, et présentée par Stéphane Bern.
    ………
    Histoire des EINES de France, chez Pygmalion, BLANCHE de CASTILLE par Phillipe Delorme.
    page 26; Blanche n’a guère qu’une douzaine d’années lorsqu’elle fait la connaissance de sa grand-mère Aliénor d’Aquitaine. A en croire la Chronique générale, elle aurait été préférée à sa sœur aînée sous le fallacieux prétexte que le prénom d’URRAQUE – URRACA en espagnol – aurait écorché les gosiers français.
    C’est pourquoi le seigneur roi roi Alphonse envoya à la rencontre des messagers ses aimables fille dona URRAQUE et dona BLANCHE, car sa fille ainée, dona BERENGERE, était mariée à don Alphonse.
    ……..
    http://www.fracademic.com….. URRACA est un prénom féminin espagnol et le nom commun espagnol de la PIE (ajhace en patois du Poitou). Ce dernier a été rapproché du latin furax: « Enclin au vol ».
    URRACA ( v. 815 – 855) première épouse de Garcia 1ér de Navarre..
    URRACA de Tolède, nièce de Lubb ibn Mohammad de Banu Qasi, elle épousa vers 917 le roi des Asturies et du Léon.
    URRACA de Castille ( 1374 – 1435) comtesse de Gascogne.

    traduction  » Reverso Dictionnaire » : L’intérieur de la cathédrale abrite le sarcophage de la reine URRAQUE et la tombe….. El intérior de la catédral alberga el sarcofago de la reina Dona URRACA y el sepulcro…

  • avatar Bernard Baillargeon

    Les BRUMES de MONTALEMBERT a lire aussi dans:

    Les MEMOIRES du tilleul de MONTALEMBERT, page 25 par Jean Pierre Groussaud. Auto édition Février 2014.
    ……..
    Si le THEIL me racontait par Solange Tellier collection mémoire d’encre 2012.
    …….
    Article de La Nouvelle République 79 et ou 86 du 30 avril 2012.par Bobe Pauline et Augustin  » le cahier »
    Sur le blog de Loubillé.
    ……….

    L’HAJHACE voleuse, par Erick Novak dans les légendes fantastiques de la Vienne 86… A Champagné Saint Hilaire, il y avait une servante, au château
    ..
    ……le horst de Champagné Sant Hilaire 86 est a 30 km au nord du horst de Montalembert 79 .
    Le host de Montalembert longueur de 7000 m de 170 ouest 190 m au milieu et 167 à l’est, avec un surplomb maximum de 66 m ( à 1 km).
    Le horst de Champagné longueur 3000 m de 172 m a l’ouest 195 m aux pylônes et 176 m à l’est, avec un surplomb de 58 m ( à 1 km).
    ..
    LA PIE . il était une fois une jeune fille, Perrine, qui était servante dans une grande maison à Champagné Saint Hilaire….dans contes et légendes – Le Poitou mystérieux – Michel Valère – gestedition 2018.
    ….
    A étudier  » Le Horst Les Pyrénées et URRACA la sœur de Blanche de Castille la mére de Saint Louis.
    Bonne lecture.

  • avatar GADIOUX

    Très jolie légende qui a bercé mon enfance. J’y suis restée attachée car elle symbolise en même temps mes racines attachées à ce village.

    • avatar BAILLARGEON

      Bercée par les cris de Almodis oh non par ceux de la foule ?
      Je recherche ornithologue qui connait des pies qui ne font pas leurs nids dans les arbres ?
      Sacré moineaux des creux de chaffaud.

  • avatar Pascal Barret

    une bien belle légende que j’ai eu plaisir à raconter à mes enfants, il y a bien des années…

  • Une magnifique Légende qui montre que justice Humaine pour d’obscures raisons, se substitue hélas, à la Justice Divine et à la Clémence des Cieux …
    Ainsi va le mal en Pie …

    Merci Hubert de placer dans ces pages ce « monument » venu jusqu’à nous, à bien conter à la Veillée.

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