III
L’ÉGLISE
——–——
A quelle Ă©poque furent jetĂ©s les fondements de l’Ă©glise actuelle de TaizĂ©-Aizie? Il serait difficile de le prĂ©ciser d’une façon absolue, car de la construction primitive, il ne reste plus aujourd’hui que les murailles latĂ©rales, bâties en moĂ«llons taillĂ©s, et la base de la façade.
Ces antiques murailles furent bâties probablement vers le XIe siècle. Les petites fenĂŞtres (retouchĂ©es depuis), ainsi que la porte qui subsiste encore dans le mur latĂ©ral situĂ© au midi, sont du style roman le plus pur et le plus sĂ©vère; celui de l’Ă©poque oĂą D. Fonteneau signale la « parochia de Taizec » comme faisant partie de la châtellenie de Civray, en 1100?
Qu’Ă©tait l’Ă©glise et la parochia de Taizec en ces temps reculĂ©s? Rien n’est venu nous fixer sur ce point.
Au XIIIe siècle l’Ă©glise de TaizĂ© Ă©tait une dĂ©pendance de l’abbaye bĂ©nĂ©dictine de Nanteuil-en-VallĂ©e; (a) (16) elle devint plus tard, probablement vers la fin du XIVe siècle, après le passage des Anglais, la propriĂ©tĂ© des chanoines de la CongrĂ©gation de France Ă©tablis Ă la RĂ©au (17) en Poitou; ceux-ci la gardèrent jusqu’Ă sa dĂ©vastation par les protestants, maĂ®tres de Ruffec et des environs vers le milieu du XVIe siècle.
(a) M. l’abbĂ© Nanglard: PouillĂ© historique du diocèse d’AngoulĂŞme, dit de l’abbaye de Nanteuil-en-VallĂ©e: » En 1293 elle possĂ©dait dans le diocèse de Poitiers, les Ă©glises de Ruffec, Verteuil, Villegast, Salles, Lonnes, LignĂ©, CharmĂ©, les Adjots, La Faye, Nanteuil, Boisaugeay, Aizecq, PougnĂ©, Condac, Vieux-Ruffec, Poursac, TaizĂ©, Le NĂ©grat. »
Lors de sa construction, notre Ă©glise fut-elle voĂ»tĂ©e? Il semble que non; si elle le fut, elle perdit ses voĂ»tes quand les protestants (18) la dĂ©vastèrent vers le milieu du XVIe siècle. A cette Ă©poque maĂ®tres de Ruffec, qui leur fut repris par le duc d’Anjou en 1569, ils Ă©tendirent leurs dĂ©prĂ©dations sur TaizĂ©-Aizie.
En restaurant l’Ă©glise on a pu Ă©tablir d’une façon certaine que les vieilles murailles avaient autrefois subi les atteintes de l’incendie; il a mĂŞme Ă©tĂ© Ă©tabli qu’après avoir subi les atteintes du feu, elle Ă©taient restĂ©es exposĂ©es aux intempĂ©ries, sans couverture aucune, assez longtemps pour qu’un arbuste ait pu pousser sur le sommet de la façade et y atteindre la grosseur de 0m32 de circonfĂ©rence Ă sa base.
Le malheur qui frappa jadis notre Ă©glise est sĂ»rement antĂ©rieur au XVIIe siècle, puisqu’Ă partir de 1600 le culte y recommença et n’y fut plus interrompu qu’Ă la terreur.
Les proportions exiguĂ«s, la forme rectangulaire de la nef, l’absence totale d’un clocher primitif, portent Ă croire, qu’antĂ©rieurement Ă cette dĂ©vastation, notre Ă©glise actuelle n’Ă©tait qu’une simple chapelle. C’est elle Ă©videmment que Dom Fonteneau (Tome XXV page 311) dĂ©signe sous le nom de chapelain Saint-Pierre, quand dans une nomenclature des prieurĂ©s et autres bĂ©nĂ©fices de l’abbaye de la RĂ©au, nomenclature datĂ©e de 1554, il cite : » prieurĂ© de N.D. d’HĂ©sie, prieurĂ© simple, du diocèse de Poitiers, entre Ruffec et Civrai, Ă la nomination de l’abbĂ© pleno jure, (19) d’une valeur de 600 livres; le chapelain Saint-Pierre dudit lieu, l’abbĂ© pleno jure.«
Si les dates donnĂ©es par Dom Fonteneau sont exactes, en 1554 les protestants n’avaient pas encore dĂ©truit l’Ă©glise du prieurĂ© d’Aizie ni la chapelle Saint-Pierre qui dĂ©pendait de ce prieurĂ© et qui, restaurĂ©e un peu plus tard, est devenue l’Ă©glise paroissiale de TaizĂ©.
Au synode gĂ©nĂ©ral tenu dans l’Ă©glise cathĂ©drale de Poitiers par messire Geoffroy de Beslin, le 22 octobre 1598, on voit figurer le « rector de Taizec » (curĂ© de TaizĂ©) parmi les « rectores » de l’archiprĂŞtrĂ© de Ruffec. Etait-ce un curĂ© rĂ©sidant Ă TaizĂ© ou un curĂ© simplement titulaire et qui remplissait en mĂŞme temps d’autres fonctions ailleurs, Ă Ruffec par exemple, comme un peu plus tard François Touzalin, qui Ă©tait simultanĂ©ment chanoine de Ruffec et curĂ© de TaizĂ©? Il est probable que oui, car on voit après 1600 les vicaires (20) de Saint-Saturnin (21) de Condac faire pendant quelques annĂ©es le service de Saint-Pierre de TaizĂ©
Les registres de l’Ă©tat religieux de TaizĂ©-Aizie, actuellement Ă la mairie, tĂ©moignent qu’Ă partir de 1603, notre Ă©glise avait Ă©tĂ© suffisamment restaurĂ©e pour ĂŞtre rendue au culte.
Que fĂ»t cette restauration faite vers 1600? elle consista Ă jeter sur les murailles Ă©chappĂ©es aux coups des protestants, la charpente un peu fruste mais solide et la toiture en tuiles creuses qui subsistaient encore rĂ©cemment. Puis sur la vieille muraille de la façade, alors rasĂ©e au niveau des murailles latĂ©rales, on Ă©leva en maçonnerie lĂ©gère le campanile Ă double baie (22) qui a vĂ©cu trois siècles et dans la maçonnerie duquel on a trouvĂ© une partie du tronc et les racines de l’arbuste qui avait poussĂ© sur la muraille, pendant la dĂ©vastation du lieu saint, et que les maçons se contentèrent de couper au lieu de l’arracher, en Ă©tablissant la base du campanile, vers 1600.
C’est Ă cette Ă©poque (vers 1600), que l’on ouvrit ou que l’on agrandit la porte d’entrĂ©e actuelle de l’Ă©glise, dont le tympan (23) et le cintre (24) en maçonnerie paraissent postĂ©rieurs Ă la base primitive de la façade.
A cette mĂŞme Ă©poque aussi on rapetissa la porte (aujourd’hui murĂ©e) de la façade latĂ©rale au midi et on perça du mĂŞme cĂ´tĂ© la petite fenĂŞtre gothique (Ă©galement murĂ©e aujourd’hui) qui s’ouvrait près de l’autel de Saint-Joseph.
Les vicaires de Condac firent le service de TaizĂ© pendant quelques annĂ©es, comme en tĂ©moignent les anciens registres de l’Etat religieux.
Les plus anciens de ces registres datent de 1603, mais jusqu’en l’annĂ©e 1682 ils sont incomplets et presque indĂ©chiffrables, ils ne sont pas très explicites et ne contiennent que des actes de baptĂŞmes.
De 1603 Ă 1610 ils sont dressĂ©s et signĂ©s par Le Cornu, prĂŞtre vicaire de Condac. En l’annĂ©e 1610, plusieurs baptĂŞmes ont mĂŞme Ă©tĂ© faits dans l’Ă©glise Saint-Saturnin de Condac.
L’an 1611 est tellement mal Ă©crit qu’on ne dĂ©chiffre Ă peu près rien; il n’y a d’ailleurs que sept ou huit baptĂŞmes.
Les actes de l’annĂ©e 1612, au nombre de quatorze, sont signĂ©s Demonclau, vicaire de Saint-Saturnin de Condac.
Les actes de l’annĂ©e 1613 sont signĂ©s de mĂŞme, et le 3 septembre 1614 un baptĂŞme est signĂ©: Le Cornu, curĂ© de Barro.
A la date du 6 janvier 1615, on lit parmi les actes de baptĂŞme la note suivante: « il a Ă©tĂ© donnĂ© Ă l’Ă©glise Saint-Saturnin de Condac une nappe d’autel. »
Le 6 mai 1615 on lit un acte de baptĂŞme signĂ©: Duqueroy, vicaire; il ne fut, d’après M. l’abbĂ© Nanglard, vicaire de Condac qu’une annĂ©e.
Les actes de 1616 et 1619 sont signés: Buisson, prêtre coadjuteur à Saint-Saturnin de Condac.
A partir de cette Ă©poque, jusqu’en 1682, les registres sont perdus.
Le Pouillé général du diocèse de Poitiers, imprimé en 1647, et dressé par Mgr Chasteigner de la Rochepozai, porte (page 8 ) la mention: Sancti Petri de Tayssec, abbas de Lesterps Lemovicensis diocesis.
M. l’abbĂ© Nanglard, dans le PouillĂ© historique du diocèse d’AngoulĂŞme, a Ă©crit au sujet de TaizĂ©-Aizie:
« Paroisse Saint-Pierre de TaizĂ©. Beati Petri de Teisico, sur la Charente, prieurĂ©-cure, O. S. A. , dĂ©pendant de l’abbaye de Lesterps. (25)
« Les prieurĂ©s d’Aizie et d’Arcenezac ou Arsensac (Usseau) sont sur son territoire.
« Casuel et divers valant 3,200# (26) en 1790; charges dĂ©cimales et divers, 650#.L’abbĂ© de Lesterps nomme l’Ă©vĂŞque institue les titulaires. »
Les seuls suivants sont connus:
François Touzalin, 1661 Ă 1681, simultanĂ©ment chanoine de Ruffec (1663 Ă 1669). C’est lui qui Ă©tait prieur de TaizĂ© quand la cloche actuelle de TaizĂ©-Aizie fut fondue et baptisĂ©e, en 1666.
Les registres de l’annĂ©e 1666 Ă©tant perdus nous n’avons aucun dĂ©tail sur la fonte et la bĂ©nĂ©diction de cette cloche, qui pèse, poids net du mĂ©tal: 140 kilogrammes; elle porte en relief:
Jesus, Maria, Joseph. – Sancte Petre ora pro nobis.
François Touzalin, prieur de céans,
Demoiselle Marie Poisson, marine, fille de François, sieur de Oisiolli.
1666. – Plus un blason dont les hachures manquent.
On y voit: au premier un poisson mis en pal la tĂŞte en haut; au second une Ă©toile en chef soutenue d’un croissant en pointe; et un chef commun sur les deux.
La lacune des registres de l’Etat religieux fait que nous ne savons rien du ministère et de la mort de François Touzalin, dĂ©cĂ©dĂ© en 1681 (a).
(a) M. Favraud. – Notes rĂ©trospectives sur Ruffec et ses environs, page 38, dit que les dragonades en mai 1681 amenèrent le nombre des conversions suivantes: » Ruffec, 47. – Moutardon, 16. – TaizĂ©, 12. – Les Adjots, 35. – Condac, 13. – Lizant, 14. «
Il fut remplacé par Pierre Aumaitre, qui fut prieur de Taizé presque quarante ans, de janvier 1682 à 1720.
Les registres de l’annĂ©e 1682, signĂ©s: Aumaitre, ne contiennent rien de saillant. De mĂŞme pour l’annĂ©e 1683, dont les registres paraissent avoir Ă©tĂ© refaits l’annĂ©e suivante sur papier paraphĂ©: sieur de la Poyade, Ă©cuyer, conseiller du roy, lieutenant en la sĂ©nĂ©chaussĂ©e et siège prĂ©sidial d’Angoumois.
Le 4 janvier 1687 les feuillets pour registres furent paraphĂ©s par Marc-RenĂ©, le Voyer d’Argenson (b).
(b) Né en 1652, il fut tenu sur les fonts baptismaux par un délégué du Sénat de Venise, au nom de la République de Venise. Attiré plus tard à Paris par M. de Caumartin, il y fut nommé lieutenant général de police par Louis XIV.
A partir de cette Ă©poque, en plus des baptĂŞmes, on nota les mariages et les sĂ©pultures sur les registres, ce qui n’avait pas encore Ă©tĂ© fait.
Le premier mariage inscrit porte la date de nov. 1688.
A la date du 11 septembre 1693, nous lisons l’acte: est dĂ©cĂ©dĂ©e dame Esther Piorry dans la paroisse Saint-AndrĂ© de Ruffec et a Ă©tĂ© inhumĂ©e dans l’Ă©glise de TaizĂ© (a), conformĂ©ment Ă son dĂ©sir, par moi soussignĂ© : Fuard.
(a) La coutume d’enterrer dans les Ă©glises Ă©tait gĂ©nĂ©rale en France aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Elle fut supprimĂ©e par une DĂ©claration du Roi du 10 mars 1777.
La famille du dĂ©funt devait ouvrir et fermer la fosse Ă ses frais et payer une redevance Ă l’Ă©glise.
A la date du 8 septembre 1719, a Ă©tĂ© enterrĂ©e dans l’église de TaizĂ©: Jeanne…, femme de Claude Aumaitre, et ont signĂ©: les curĂ©s de Bioussac, Saint-Martin, Les Adjots et Bernac.
Le 8 janvier 1720, Ă un mariage, Ă TaizĂ©, entre Jean Felix Champdenille, de la paroisse de Chenommet, et Marguerite Aumaitre, on voit figurer Claude LĂ©onard et Marie Aumaitre, ainsi qu’un Champdenille, sieur du Peux (b).
(b) M. Pierre Aumaitre, missionnaire mort pour la foi en CorĂ©e, le 30 mars 1866, Ă©tait nĂ© au Peux, paroisse d’Aizecq; tout porte Ă croire que le prieur de TaizĂ©, Pierre Aumaitre, mort en 1720, Ă©tait de la mĂŞme famille.
Pierre Aumaitre, mort en septembre 1720, Ă l’âge de 63 ou 64 ans, fut remplacĂ© par Jean Serph, qui Ă©tait vicaire de TaizĂ© depuis 1718.
Ce fut pendant son court ministère qu’en vertu d’une permission spĂ©ciale de l’Ă©vĂŞque de Poitiers, il fut procĂ©dĂ©, en la chapelle de Boistillet, au mariage de messire Louis Frottier de Bagneux, avec demoiselle Suzanne Jourdain de Boistillet.
« Jean Seph, commendataire et curĂ© de ladite paroisse, » mort en 1725, fut enterrĂ© « dans l’Ă©glise de TaizĂ©, en prĂ©sence des curĂ©s de Ruffec, les Adjots, Saint-Macoul, de M. Jourdain de Boistillet, ainsi que de plusieurs autres, tant ecclĂ©siastiques que laĂŻques, » disent les registres paroissiaux.
Dans l’Ă©glise , une pierre tombale (dalle du pavĂ© près du choeur) porte: Ici gĂ®t le corps de messire honorable Jean Serph, prieur de Saint-Pierre de TaizĂ©-Aizie, dĂ©cĂ©dĂ© le 5 avril 1725, Ă l’âge de 27 ans. Priez Dieu pour le repos de son âme.
M. l’abbĂ© Nanglard dit qu’il fut remplacĂ© par….De VernĂ© (c) qui, nommĂ© en avril 1725, rĂ©signa en aoĂ»t et fut remplacĂ© par Jean Allanauve, nommĂ© en aoĂ»t de la mĂŞme annĂ©e.
(c) Aux archives de la Charente, ser: E. – On trouve Ă la date de 1725, parmi les minutes de Delhoume, notaire aux Robins, par des Adjots, un bail Ă ferme, des revenus du prieurĂ©-cure de TaizĂ©, par messire Louis Barbot, curĂ© de Saint-AndrĂ© de Ruffec, porteur des ordres de messire Portras, curĂ© de Saint-Germain de Poitiers, lui-mĂŞme procureur de messire de VernĂ©, prieur-curĂ© de TaizĂ©.
Le 23 janvier 1726, en vertu d’une permission spĂ©ciale de l’Ă©vĂŞque de Poitiers, Jean Allanauve procĂ©da dans la chapelle de Boistillet, au mariage de Jean-Pierre escuyer sieur d’Alocours, ci-devant capitaine au rĂ©giment de Louvignie et alors commissaire des guerres, avec Madeleine de Lagrange.
Le 6 mars 1721, il procĂ©da Ă l’inhumation, dans l’Ă©glise de TaizĂ©, de RenĂ© Jourdain, un seigneur de BoistillĂ©, âgĂ© de 40 ans.
Aux archives de la Vienne: (série G , n° 436), on trouve la déclaration suivante, fournie par le curé:
DĂ©claration que donne Ă MMgrs de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du clergĂ© de France et Ă MM. du bureau de Poitiers, Jean Allanauve, curĂ© de Saint-Pierre de TaizĂ©, des biens et revenus de ladite cure, pour satisfaire Ă la dĂ©libĂ©ration de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du clergĂ© de France du 12 dĂ©cembre 1726.
Ladite cure a pour patron Saint-Pierre de TaizĂ© et pour collateur M. L’abbĂ© de Lesterps, ordre de Saint-Augustin. Le revenu de ladite cure consiste en une petite partie de dixme, (27) attendu qu’il y a plusieurs dĂ©cimateurs dans ladite paroisse, savoir: MM. les religieux de Nanteuil; M. le marquis d’Aubeterre, Ă cause de sa maison de Puipatrop; MM. les religieux de Laveau, Ă cause d’un prieurĂ© qu’ils jouissent et possèdent; la veuve Damoncour, dame et seigneur de la Robertrie; M. le duc de Saint-Simon, Ă cause du marquisat; le chapelain d’Arsensac, dĂ©pendant de Nanteuil, qui possèdent tous ensemble les trois quarts des dixmes dans ma paroisse.
Pour ce qui regarde le revenu que je possède dans ladite paroisse, je l’ai affermĂ© Ă la moitiĂ© Ă Michel Tesseron, marchand, demeurant au village d’Enfaye, paroisse de Lizant, en Poitou et pour cinq ans, par acte fait et passĂ© au village des Robins, paroisse des Adjots, Ă©tude dudit J. Deloume, notaire, en prĂ©sence de messire Pierre Gianot, ecuyer, sieur de Chauffour, demeurant en ladite paroisse de TaizĂ© et de J. Gire laboureur, demeurant en la paroisse des Adjots et encore de Jacques Leschelle, texier en toile, demeurant en ladite paroisse de TaizĂ©…Ont signĂ©: Jean Allanauve, curĂ© de TaizĂ©, M. Tesseron, Jacques de Leschelle, Pierre Gianot et J. Deloume, notaire.
Le total du revenu de la cure se monte à 620 livres, dont il doit être fait déduction des charges suivantes:
1° En dĂ©cimes, 70 livres pour l’entretien de l’Ă©glise;
2° N’ayant point de fabrique, tant en luminaire, pain, vin pour la messe, que linge et
blanchissage : 26 livres;
3° Pour l’entretien de la maison presque en ruine et de l’Ă©glise; 20 livres;
4° Pour le droit de luminaire (28) : 10 sols;
5° Pour un valet: 50 livres;
6° Pour l’entretien d’un cheval n’ayant point de prĂ©: 50 livres;
7° Pour la visite de M. l’archidiacre (29) : 2 livres et 10 sols;
8° Pour l’abonnement des juges et courtages (30) Ă©tant en Angoumois: 3 livres.
Ladite paroisse n’a point de casuel. (31)
ALLANAUVE (a), prĂŞtre-prieur.
(a) Le prieur Allanauve ne mentionna pas sur ses registres la fondation de forges métallurgiques à Aizie en 1730.
Le 3 fĂ©vrier 1737, M. Allanauve signe: prĂŞtre-curĂ© de Montalembert, oĂą il venait d’ĂŞtre transfĂ©rĂ©. Il fut remplacĂ© par Nicolas Aubuchet de 1737 Ă 1742. Il Ă©tait probablement des environs, car on lit dans les registres paroissiaux, Ă la date du 16 novembre 1739: inhumation dans l’Ă©glise de TaizĂ© de dame Marie Aubuchet, femme de Pierre Gianot, sieur de Chauffour, âgĂ©e d’environ 72 ans. Pendant son ministère, en 1740, l’Ă©glise de TaizĂ© reçut une visite canonique, comme l’indique une note trop courte des registres paroissiaux oĂą on lit: « Vu, bon, Rolland commis par Monseigneur pour la visite de la paroisse, faite le 1° mai 1740. »
Le 19 avril 1742, il y eut une transaction entre Pierre Aumaitre et Nicolas Aubuchet, prêtre, prieur de Saint-Pierre ès-liens de Taizé.
Cette transaction, ainsi que l’acte de vente souscrit le 12 juillet 1777 par les hĂ©ritiers de M. Pierre Aumaitre, au profit de M. Riza la Terrière et la dame Dubois, son Ă©pouse, furent invoquĂ©s par leur gendre Mimaud-Lafuie, le 2 fĂ©vrier 1808, pour ĂŞtre mis en possession de deux chambres basses, d’un fournioux (32) avec grenier par dessus, touchant Ă la maison curiale. Au vu de ces pièces, le conseil municipal consentit Ă la mise en possession le 2 fĂ©vrier 1808 (a).
(a) Lors de la construction du presbytère actuel, ces bâtiments furent dĂ©molis et l’emplacement incorporĂ© au jardin de la cure.
A partir de 1742, les registres sont signĂ©s Pinoteau, qui fut curĂ© de TaizĂ© du 7 avril 1742 Ă 1747 et qui, le 31 aoĂ»t 1746, fut parrain de Jean Cailler, et a signĂ©: Jean Armand Pinoteau, prĂŞtre, prieur-curĂ© de TaizĂ©, parrain. Il ne fut curĂ© de TaizĂ© que cinq annĂ©es, car Ă partir du 12 janvier 1747, les registres sont signĂ©s: Gimblet d’Intrauss. Pendant son ministère Ă TaizĂ©, celui-ci perdit un de ses parents: Paul Gimblet, qui fut enterrĂ© dans l’Ă©glise de TaizĂ© le 21 septembre 1750, par Malapert, curĂ© des Adjots.
Le 2 septembre 1751, il ondoya (33) Françoise D’HĂ©mery, fille d’Ollivier-Mathurin D’HĂ©mery, seigneur de SernĂ© et de l’AbrĂ©gement, et de Marie de MassacrĂ©. Elle avait pour parrain Jean de MassacrĂ© de l’AbrĂ©gement et pour marraine demoiselle Françoise de Saluces.
Le dernier acte signĂ© de Guimblet d’Intrauss date du 2 septembre 1753. A partir de cette Ă©poque les actes sont signĂ©s: Charrier, desservant de TaizĂ©, que M. l’abbĂ© Nanglard (PouillĂ© historique du diocèse) dĂ©signe comme vicaire amovible (34) de TaizĂ©, de 1753 Ă 1755.
A partir du 14 août 1755, les registres sont signés: Chaigneau, qui fut prieur-curé de Taizé, de 1755 à 1767.
Le 6 octobre 1755, en présence de Chaigneau, prieur de Taizé, Malapert, prieur-curé des Adjots, bénit le mariage de Jean Chartron avec Jeanne Villeneuve; de même le 8 octobre 1755, Dalençon, curé de Moutardon, fit un enterrement et un baptême (loco rectoris).
Le 27 octobre 1755, l’Ă©glise de TaizĂ© reçut une visite canonique Ă la suite de laquelle fut dressĂ© le procès verbal suivant, dont l’authentique est Ă Poitiers. (Il m’a Ă©tĂ© aimablement communiquĂ© par M. l’abbĂ© C…)
Procès-verbal de visite de la paroisse Saint-Pierre-ès-liens de Taizé, archiprêtré de Ruffec, par nous, André Bonnet, archiprêtre de Ruffec, curé de Bioussac, spécialement député par Mgr Jean-Louis de la Marthonie de Caussade, évêque de Poitiers.
Suite de cet article : L’Ă©glise -2-
Les vicaires de Condac firent le service de TaizĂ© pendant quelques annĂ©es, comme en tĂ©moignent les anciens registres de l’Etat religieux.
Les plus anciens de ces registres datent de 1603, mais jusqu’en l’annĂ©e 1682 ils sont incomplets et presque indĂ©chiffrables, ils ne sont pas très explicites et ne contiennent que des actes de baptĂŞmes.
De 1603 Ă 1610 ils sont dressĂ©s et signĂ©s par Le Cornu, prĂŞtre vicaire de Condac. En l’annĂ©e 1610, plusieurs baptĂŞmes ont mĂŞme Ă©tĂ© faits dans l’Ă©glise Saint-Saturnin de Condac.
L’an 1611 est tellement mal Ă©crit qu’on ne dĂ©chiffre Ă peu près rien; il n’y a d’ailleurs que sept ou huit baptĂŞmes.
Les actes de l’annĂ©e 1612, au nombre de quatorze, sont signĂ©s Demonclau, vicaire de Saint-Saturnin de Condac.
Les actes de l’annĂ©e 1613 sont signĂ©s de mĂŞme, et le 3 septembre 1614 un baptĂŞme est signĂ©: Le Cornu, curĂ© de Barro.
A la date du 6 janvier 1615, on lit parmi les actes de baptĂŞme la note suivante: « il a Ă©tĂ© donnĂ© Ă l’Ă©glise Saint-Saturnin de Condac une nappe d’autel. »
Le 6 mai 1615 on lit un acte de baptĂŞme signĂ©: Duqueroy, vicaire; il ne fut, d’après M. l’abbĂ© Nanglard, vicaire de Condac qu’une annĂ©e.
Les actes de 1616 et 1619 sont signés: Buisson, prêtre coadjuteur à Saint-Saturnin de Condac.
A partir de cette Ă©poque, jusqu’en 1682, les registres sont perdus.
Le Pouillé général du diocèse de Poitiers, imprimé en 1647, et dressé par Mgr Chasteigner de la Rochepozai, porte (page
la mention: Sancti Petri de Tayssec, abbas de Lesterps Lemovicensis diocesis.
M. l’abbĂ© Nanglard, dans le PouillĂ© historique du diocèse d’AngoulĂŞme, a Ă©crit au sujet de TaizĂ©-Aizie:
« Paroisse Saint-Pierre de TaizĂ©. Beati Petri de Teisico, sur la Charente, prieurĂ©-cure, O. S. A. , dĂ©pendant de l’abbaye de Lesterps. (25)
« Les prieurĂ©s d’Aizie et d’Arcenezac ou Arsensac (Usseau) sont sur son territoire.
« Casuel et divers valant 3,200# (26) en 1790; charges dĂ©cimales et divers, 650#.L’abbĂ© de Lesterps nomme l’Ă©vĂŞque institue les titulaires. »
Les seuls suivants sont connus:
François Touzalin, 1661 Ă 1681, simultanĂ©ment chanoine de Ruffec (1663 Ă 1669). C’est lui qui Ă©tait prieur de TaizĂ© quand la cloche actuelle de TaizĂ©-Aizie fut fondue et baptisĂ©e, en 1666.
Les registres de l’annĂ©e 1666 Ă©tant perdus nous n’avons aucun dĂ©tail sur la fonte et la bĂ©nĂ©diction de cette cloche, qui pèse, poids net du mĂ©tal: 140 kilogrammes; elle porte en relief:
Jesus, Maria, Joseph. – Sancte Petre ora pro nobis.
François Touzalin, prieur de céans,
Demoiselle Marie Poisson, marine, fille de François, sieur de Oisiolli.
1666. – Plus un blason dont les hachures manquent.
On y voit: au premier un poisson mis en pal la tĂŞte en haut; au second une Ă©toile en chef soutenue d’un croissant en pointe; et un chef commun sur les deux.
La lacune des registres de l’Etat religieux fait que nous ne savons rien du ministère et de la mort de François Touzalin, dĂ©cĂ©dĂ© en 1681 (a).
(a) M. Favraud. – Notes rĂ©trospectives sur Ruffec et ses environs, page 38, dit que les dragonades en mai 1681 amenèrent le nombre des conversions suivantes: » Ruffec, 47. – Moutardon, 16. – TaizĂ©, 12. – Les Adjots, 35. – Condac, 13. – Lizant, 14. «
Il fut remplacé par Pierre Aumaitre, qui fut prieur de Taizé presque quarante ans, de janvier 1682 à 1720.
Les registres de l’annĂ©e 1682, signĂ©s: Aumaitre, ne contiennent rien de saillant. De mĂŞme pour l’annĂ©e 1683, dont les registres paraissent avoir Ă©tĂ© refaits l’annĂ©e suivante sur papier paraphĂ©: sieur de la Poyade, Ă©cuyer, conseiller du roy, lieutenant en la sĂ©nĂ©chaussĂ©e et siège prĂ©sidial d’Angoumois.
Le 4 janvier 1687 les feuillets pour registres furent paraphĂ©s par Marc-RenĂ©, le Voyer d’Argenson (b).
(b) Né en 1652, il fut tenu sur les fonts baptismaux par un délégué du Sénat de Venise, au nom de la République de Venise. Attiré plus tard à Paris par M. de Caumartin, il y fut nommé lieutenant général de police par Louis XIV.
A partir de cette Ă©poque, en plus des baptĂŞmes, on nota les mariages et les sĂ©pultures sur les registres, ce qui n’avait pas encore Ă©tĂ© fait.
Le premier mariage inscrit porte la date de nov. 1688.
A la date du 11 septembre 1693, nous lisons l’acte: est dĂ©cĂ©dĂ©e dame Esther Piorry dans la paroisse Saint-AndrĂ© de Ruffec et a Ă©tĂ© inhumĂ©e dans l’Ă©glise de TaizĂ© (a), conformĂ©ment Ă son dĂ©sir, par moi soussignĂ© : Fuard.
(a) La coutume d’enterrer dans les Ă©glises Ă©tait gĂ©nĂ©rale en France aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Elle fut supprimĂ©e par une DĂ©claration du Roi du 10 mars 1777.
La famille du dĂ©funt devait ouvrir et fermer la fosse Ă ses frais et payer une redevance Ă l’Ă©glise.
A la date du 8 septembre 1719, a Ă©tĂ© enterrĂ©e dans l’église de TaizĂ©: Jeanne…, femme de Claude Aumaitre, et ont signĂ©: les curĂ©s de Bioussac, Saint-Martin, Les Adjots et Bernac.
Le 8 janvier 1720, Ă un mariage, Ă TaizĂ©, entre Jean Felix Champdenille, de la paroisse de Chenommet, et Marguerite Aumaitre, on voit figurer Claude LĂ©onard et Marie Aumaitre, ainsi qu’un Champdenille, sieur du Peux (b).
(b) M. Pierre Aumaitre, missionnaire mort pour la foi en CorĂ©e, le 30 mars 1866, Ă©tait nĂ© au Peux, paroisse d’Aizecq; tout porte Ă croire que le prieur de TaizĂ©, Pierre Aumaitre, mort en 1720, Ă©tait de la mĂŞme famille.
Pierre Aumaitre, mort en septembre 1720, Ă l’âge de 63 ou 64 ans, fut remplacĂ© par Jean Serph, qui Ă©tait vicaire de TaizĂ© depuis 1718.
Ce fut pendant son court ministère qu’en vertu d’une permission spĂ©ciale de l’Ă©vĂŞque de Poitiers, il fut procĂ©dĂ©, en la chapelle de Boistillet, au mariage de messire Louis Frottier de Bagneux, avec demoiselle Suzanne Jourdain de Boistillet.
« Jean Seph, commendataire et curĂ© de ladite paroisse, » mort en 1725, fut enterrĂ© « dans l’Ă©glise de TaizĂ©, en prĂ©sence des curĂ©s de Ruffec, les Adjots, Saint-Macoul, de M. Jourdain de Boistillet, ainsi que de plusieurs autres, tant ecclĂ©siastiques que laĂŻques, » disent les registres paroissiaux.
Dans l’Ă©glise , une pierre tombale (dalle du pavĂ© près du choeur) porte: Ici gĂ®t le corps de messire honorable Jean Serph, prieur de Saint-Pierre de TaizĂ©-Aizie, dĂ©cĂ©dĂ© le 5 avril 1725, Ă l’âge de 27 ans. Priez Dieu pour le repos de son âme.
M. l’abbĂ© Nanglard dit qu’il fut remplacĂ© par….De VernĂ© (c) qui, nommĂ© en avril 1725, rĂ©signa en aoĂ»t et fut remplacĂ© par Jean Allanauve, nommĂ© en aoĂ»t de la mĂŞme annĂ©e.
(c) Aux archives de la Charente, ser: E. – On trouve Ă la date de 1725, parmi les minutes de Delhoume, notaire aux Robins, par des Adjots, un bail Ă ferme, des revenus du prieurĂ©-cure de TaizĂ©, par messire Louis Barbot, curĂ© de Saint-AndrĂ© de Ruffec, porteur des ordres de messire Portras, curĂ© de Saint-Germain de Poitiers, lui-mĂŞme procureur de messire de VernĂ©, prieur-curĂ© de TaizĂ©.
Le 23 janvier 1726, en vertu d’une permission spĂ©ciale de l’Ă©vĂŞque de Poitiers, Jean Allanauve procĂ©da dans la chapelle de Boistillet, au mariage de Jean-Pierre escuyer sieur d’Alocours, ci-devant capitaine au rĂ©giment de Louvignie et alors commissaire des guerres, avec Madeleine de Lagrange.
Le 6 mars 1721, il procĂ©da Ă l’inhumation, dans l’Ă©glise de TaizĂ©, de RenĂ© Jourdain, un seigneur de BoistillĂ©, âgĂ© de 40 ans.
Aux archives de la Vienne: (série G , n° 436), on trouve la déclaration suivante, fournie par le curé:
DĂ©claration que donne Ă MMgrs de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du clergĂ© de France et Ă MM. du bureau de Poitiers, Jean Allanauve, curĂ© de Saint-Pierre de TaizĂ©, des biens et revenus de ladite cure, pour satisfaire Ă la dĂ©libĂ©ration de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du clergĂ© de France du 12 dĂ©cembre 1726.
Ladite cure a pour patron Saint-Pierre de TaizĂ© et pour collateur M. L’abbĂ© de Lesterps, ordre de Saint-Augustin. Le revenu de ladite cure consiste en une petite partie de dixme, (27) attendu qu’il y a plusieurs dĂ©cimateurs dans ladite paroisse, savoir: MM. les religieux de Nanteuil; M. le marquis d’Aubeterre, Ă cause de sa maison de Puipatrop; MM. les religieux de Laveau, Ă cause d’un prieurĂ© qu’ils jouissent et possèdent; la veuve Damoncour, dame et seigneur de la Robertrie; M. le duc de Saint-Simon, Ă cause du marquisat; le chapelain d’Arsensac, dĂ©pendant de Nanteuil, qui possèdent tous ensemble les trois quarts des dixmes dans ma paroisse.
Pour ce qui regarde le revenu que je possède dans ladite paroisse, je l’ai affermĂ© Ă la moitiĂ© Ă Michel Tesseron, marchand, demeurant au village d’Enfaye, paroisse de Lizant, en Poitou et pour cinq ans, par acte fait et passĂ© au village des Robins, paroisse des Adjots, Ă©tude dudit J. Deloume, notaire, en prĂ©sence de messire Pierre Gianot, ecuyer, sieur de Chauffour, demeurant en ladite paroisse de TaizĂ© et de J. Gire laboureur, demeurant en la paroisse des Adjots et encore de Jacques Leschelle, texier en toile, demeurant en ladite paroisse de TaizĂ©…Ont signĂ©: Jean Allanauve, curĂ© de TaizĂ©, M. Tesseron, Jacques de Leschelle, Pierre Gianot et J. Deloume, notaire.
Le total du revenu de la cure se monte à 620 livres, dont il doit être fait déduction des charges suivantes:
1° En dĂ©cimes, 70 livres pour l’entretien de l’Ă©glise;
2° N’ayant point de fabrique, tant en luminaire, pain, vin pour la messe, que linge et
blanchissage : 26 livres;
3° Pour l’entretien de la maison presque en ruine et de l’Ă©glise; 20 livres;
4° Pour le droit de luminaire (28) : 10 sols;
5° Pour un valet: 50 livres;
6° Pour l’entretien d’un cheval n’ayant point de prĂ©: 50 livres;
7° Pour la visite de M. l’archidiacre (29) : 2 livres et 10 sols;
8° Pour l’abonnement des juges et courtages (30) Ă©tant en Angoumois: 3 livres.
Ladite paroisse n’a point de casuel. (31)
ALLANAUVE (a), prĂŞtre-prieur.
(a) Le prieur Allanauve ne mentionna pas sur ses registres la fondation de forges métallurgiques à Aizie en 1730.
Le 3 fĂ©vrier 1737, M. Allanauve signe: prĂŞtre-curĂ© de Montalembert, oĂą il venait d’ĂŞtre transfĂ©rĂ©. Il fut remplacĂ© par Nicolas Aubuchet de 1737 Ă 1742. Il Ă©tait probablement des environs, car on lit dans les registres paroissiaux, Ă la date du 16 novembre 1739: inhumation dans l’Ă©glise de TaizĂ© de dame Marie Aubuchet, femme de Pierre Gianot, sieur de Chauffour, âgĂ©e d’environ 72 ans. Pendant son ministère, en 1740, l’Ă©glise de TaizĂ© reçut une visite canonique, comme l’indique une note trop courte des registres paroissiaux oĂą on lit: « Vu, bon, Rolland commis par Monseigneur pour la visite de la paroisse, faite le 1° mai 1740. »
Le 19 avril 1742, il y eut une transaction entre Pierre Aumaitre et Nicolas Aubuchet, prêtre, prieur de Saint-Pierre ès-liens de Taizé.
Cette transaction, ainsi que l’acte de vente souscrit le 12 juillet 1777 par les hĂ©ritiers de M. Pierre Aumaitre, au profit de M. Riza la Terrière et la dame Dubois, son Ă©pouse, furent invoquĂ©s par leur gendre Mimaud-Lafuie, le 2 fĂ©vrier 1808, pour ĂŞtre mis en possession de deux chambres basses, d’un fournioux (32) avec grenier par dessus, touchant Ă la maison curiale. Au vu de ces pièces, le conseil municipal consentit Ă la mise en possession le 2 fĂ©vrier 1808 (a).
(a) Lors de la construction du presbytère actuel, ces bâtiments furent dĂ©molis et l’emplacement incorporĂ© au jardin de la cure.
A partir de 1742, les registres sont signĂ©s Pinoteau, qui fut curĂ© de TaizĂ© du 7 avril 1742 Ă 1747 et qui, le 31 aoĂ»t 1746, fut parrain de Jean Cailler, et a signĂ©: Jean Armand Pinoteau, prĂŞtre, prieur-curĂ© de TaizĂ©, parrain. Il ne fut curĂ© de TaizĂ© que cinq annĂ©es, car Ă partir du 12 janvier 1747, les registres sont signĂ©s: Gimblet d’Intrauss. Pendant son ministère Ă TaizĂ©, celui-ci perdit un de ses parents: Paul Gimblet, qui fut enterrĂ© dans l’Ă©glise de TaizĂ© le 21 septembre 1750, par Malapert, curĂ© des Adjots.
Le 2 septembre 1751, il ondoya (33) Françoise D’HĂ©mery, fille d’Ollivier-Mathurin D’HĂ©mery, seigneur de SernĂ© et de l’AbrĂ©gement, et de Marie de MassacrĂ©. Elle avait pour parrain Jean de MassacrĂ© de l’AbrĂ©gement et pour marraine demoiselle Françoise de Saluces.
Le dernier acte signĂ© de Guimblet d’Intrauss date du 2 septembre 1753. A partir de cette Ă©poque les actes sont signĂ©s: Charrier, desservant de TaizĂ©, que M. l’abbĂ© Nanglard (PouillĂ© historique du diocèse) dĂ©signe comme vicaire amovible (34) de TaizĂ©, de 1753 Ă 1755.
A partir du 14 août 1755, les registres sont signés: Chaigneau, qui fut prieur-curé de Taizé, de 1755 à 1767.
Le 6 octobre 1755, en présence de Chaigneau, prieur de Taizé, Malapert, prieur-curé des Adjots, bénit le mariage de Jean Chartron avec Jeanne Villeneuve; de même le 8 octobre 1755, Dalençon, curé de Moutardon, fit un enterrement et un baptême (loco rectoris).
Le 27 octobre 1755, l’Ă©glise de TaizĂ© reçut une visite canonique Ă la suite de laquelle fut dressĂ© le procès verbal suivant, dont l’authentique est Ă Poitiers. (Il m’a Ă©tĂ© aimablement communiquĂ© par M. l’abbĂ© C…)
Procès-verbal de visite de la paroisse Saint-Pierre-ès-liens de Taizé, archiprêtré de Ruffec, par nous, André Bonnet, archiprêtre de Ruffec, curé de Bioussac, spécialement député par Mgr Jean-Louis de la Marthonie de Caussade, évêque de Poitiers.


Commentaires récents