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Mots du jour

"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom"

Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

- 1er Janvier 1912 : à Nankin, proclamation de la République Chinoise. Sun Yat-Sen en devient le premier président provisoire.

- 1er Janvier 1912 : En France, le chèque barré acquiert son existence légale.

- 1er Janvier 1912 : En Rugby, l'équipe de France perd chez elle, contre l'Irlande - (6 - 11).

- 2 Janvier 1912 : En Belgique,grêve dans les mines du Borinage.

- 6 Janvier 1912 : Le Nouveau Mexique devient le 47ième État des USA.

- 9 Janvier 1912 : A New-York, orès de 4 milliards de Dollars d'actions partent en fumée dans l'incendie de l'immeuble des assurances "Equitable".

- 13 Janvier 1912 : Raymond Poincaré rend publique la composition de son ministère.

- 15 Janvier 1912 : Grève de l'Opéra à Paris.

- 15 Janvier 1912 : Naissance de Michel Debré, Homme d’État français.

- 16 Janvier 1912 : En Chine, le président du Conseil Yuan Che-K'ei, échappe à un attentat à la bombe.

- 16 Janvier 1912 : Naissance de Willi Kaiser, boxeur allemand.

- 16 Janvier 1912 : Décès de Georg Heym, poète Lyrique américain (* 30.10. 1887)

- 19 Janvier 1912 : Robert Scott atteint le Pôle Sud , un mois après Amundsen.

- 20 Janvier 1912 : Fin de la grève à l'Opéra.

- 22 Janvier 1912 : Course automobile - Départ du 2ème Rallye de Monte-Carlo.

- 25 Janvier 1912 : Les élections législatives allemandes marquent le bond considérable de la social-démocratie qui rassemble le 1/3 des électeurs.

- 28 Janvier 1912 : Naissance de Jackson Pollock, peintre américain ( † 11.8.1956 )

- 29 Janvier 1912 : à Paris, une délégation de féministes, menée par Marguerite et Séverine, se rend au Palais Bourbon pour inclure le vote des femmes dans la loi électorale.

- 30 Janvier 1912 : En Grande-Bretagne, la Chambre des Lords refuse le "Home Rule" à l'Irlande après que les Communes l'eurent accepté le 16 de ce mois.

Source : « Chroniques du XXème siècle – Larousse

Taizé-Aizie

AVANT-PROPOS

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Mes chers Paroissiens,

Je vous dois quelques explications préliminaires sur le travail que je me plais à vous dédier aujourd’hui.

Quand j’en ai réuni les premiers éléments, je ne songeais pas encore à l’entreprendre. Je n’avais alors d’autre pensée que de recueillir quelques notes sommaires destinées simplement à combler certaines lacunes de nos registres paroissiaux.

Mais j’ai cédé sans peine au charme de ce passé qui fût le vôtre, et dont l’imposante voix nous parle toujours, par tant d’échos à la fois.

A défaut d’autre mérite, cette étude aura celui d’avoir été consciencieuse. Je ne me suis pas contenté, en effet, de dépouiller les archives, tant municipales que paroissiales, de Taizé-Aizie; je les ai complétées, plus d’une fois, et souvent éclairées, par les documents dont nos archives départementales gardent le précieux trésor. Je n’ai pas craint, non plus, de faire appel aux souvenirs de ceux d’entre vous qui connaissent le mieux notre histoire locale. Enfin, j’ai interrogé, au dehors, toutes les personnes que je savais capables de me donner d’utiles renseignements. Que tous ces collaborateurs, dont la compétence me fut précieuse autant que leur amitié m’est chère, trouvent ici l’expression de ma sincère gratitude!

Je sais trop ce qui manque à ce travail pour n’avoir aucun regret à vous l’offrir. Mais s’il n’est pas aussi digne de vous que je l’eusse souhaité, la faute en est moins à mon bon vouloir qu’aux difficultés de l’entreprise. Il s’en faut, en effet, que j’aie pu surprendre tous les secrets d’un passé même rapproché de nous. Tant de troubles ont agité notre pays, tant de pages d’histoire furent déchirées, tant de témoignages ont disparu sans laisser de traces, que bien des problèmes restent encore à résoudre.

Le champ demeure ouvert. D’autres ouvriers, plus heureux ou plus habiles, y feront peut-être un jour une opulente moisson. Je n’ai voulu, quant à moi, que glaner une humble gerbe, et si j’ai eu quelque joie à la lier, j’en ai plus encore à vous l’offrir. Telle qu’elle est, vous lui ferez bon accueil, et, s’il le faut même, vous me serez indulgent.

Je n’ai eu, en effet, aucune prétention littéraire. Je n’ai pas eu, davantage la pensée d’écrire l’histoire de Taizé-Aizie. Ma seule ambition aura été, dans les heures de loisir – hélas trop nombreuses ! – du ministère paroissial, de recueillir quelques miettes de ce festin du passé, dont nous méconnaissons trop souvent la saveur. J’espère, en publiant ces pages, retenir un instant l’attention de ceux qui ne sont pas d’avis que le monde a commencé avec eux. Puissé’je mériter aussi leur sympathie, et puissent nos âmes se sentir plus étroitement unies par le culte des ancêtres!

Un dernier mot; Cette modeste étude représente bien des heures d’un labeur qui, sans être jamais pénible, fut parfois très absorbant. J’en garderais le plus doux souvenir, si je pouvais être assuré, mes chers paroissiens, qu’il vous rendra plus attachés à vos foyers, plus dévoués à votre église, plus fidèles à la PETITE PATRIE

F.  Jacques.

Taizé-Aizie, le 2 avril 1906

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