"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

- 1er Mars 1917 : Empire Ottoman / Introduction du calendrier Grégorien.
- 2 Mars 1917 : Le Congrès américain réforme "l'Organic Act" pour Porto Rico , qui devient territoire des Etats Unis, et fait de ses habitants des citoyens américains.
- 8 Mars 1917 : Décès du Comte ferdinand von Zeppelin, inventeur dudirigeable ( *8.7.1838).
- 10 Mars 1917 : Petrograd / Manifestations et soulèvements des ouvriers, rejointspar la population, contre la famine et la guerre . C'est le début de la révolution de Février (d'après le calendrier russe).
- 10 Mars 1917 : Les troupes britanniques prennent la ville de Bagdad.
- 11 Mars 1917 : Paris / à la Sorbonne se tient le premier congrès national du Livre.
- 12 Mars 1917 : Armement des bateaux de commerce américain.
- 14 Mars 1917 : Démission du Général Lyautey du ministère de la Guerre.
- 14 Mars 1917 : Rupture des relations diplomatqiues entre la Chine et l'Allemagne.
- 15 Mars 1917 : Russie / Formation d'un governement provisoire sous la présidence du prince Lvov.
- 15 Mars 1917 : Russie / Sous la pression de l'état major, Nicolas II abdique en favuerde son fère, le grand duc Michel.
- 16 Mars 1917 : Russie / Le grand duc Michel renoce au trône.
- 17 Mars 1917 : Naissance de Carlos Cassola, écrivain italien.
- 17 Mars 1917 : Paris / Démission du cabinet Briand.
- 20 Mars 1917 : Paris / Constitution du ministère Ribot.
- 21 Mars 1917 : Belgique / Séparation administrative : les Flamands à Bruxelles, les wallons à Namur.
- 23 Mars 1917 : l'empereur d'Autriche, Charles 1er, présente une offre de paix à Raymon Poincaré.

Source : « Chroniques du XXème siècle – Larousse..

Initiation à la Généalogie

INITIATION  À LA GÉNÉALOGIE

Par la Fédération Française de Généalogie

Réactualisation avril 2010

ISBN

2-87780-44X

Dépôt légal mai 2010

Cette brochure est destinée aux personnes désirant commencer leur généalogie, afin de les orienter dans leurs premières démarches. ©

Tour ESSOR 93 – 14 rue Scandicci – 93508 PANTIN CEDEX. Tel : 01 57 42 90 82

E-mail : ffg@genefede.org ¾  Site Internet :

http://www.genefede.fr

Fédération Française de Généalogie, Histoire des Familles, Héraldique, Sigillographie

Association selon la loi de 1901 – SIRET n° 322 548 652 00039.

Fédération Française de Généalogie

Page 1

Préface

La généalogie, qui était une passion, est devenue depuis quelques décennies une science historique qui a pour objet la recherche de l’origine d’une famille et son histoire sociale. Cette discipline connaît aujourd’hui un engouement considérable.

Celui qui désire se lancer dans l’aventure de la quête généalogique doit savoir qu’elle est passionnante mais très prenante. Il est nécessaire de prendre dès le début de bonnes habitudes afin de bien conduire et maîtriser ses recherches. Il faut acquérir une méthode et s’organiser autour d’un certain nombre de principes et de connaissances de base.

C’est dans ce but que la Fédération Française de Généalogie édite ce document essentiellement   destiné    aux   généalogistes débutants.  Il   n’a   donc  pas   la prétention d’être exhaustif. Nous y avons rassemblé et défini les éléments et informations   les                plus importants   pour  permettre   au   débutant  de   savoir commencer ses recherches et lui faciliter ultérieurement l’accès à des documents plus « pointus » que les registres paroissiaux ou d’état civil.

Bon courage et bonnes découvertes.

Michel SEMENTERY

Président de la Fédération française de Généalogie

Fédération Française de Généalogie

1. La généalogie. Pourquoi ? Comment ?

Définition de la généalogie – Qui rechercher ? – Les sources de la Généalogie – L’Etat civil – Les registres paroissiaux – Délais de communication des documents.

2. Les recherches généalogiques

Les premières démarches – Cas général – Français nés à l’étranger,   Français     par   naturalisation,   déclaration  ou réintégration  –  Recherches  au-delà  de  75  ans  –  Les archives  –  Rôle  des  Archives  –  Archives  nationales  – Archives    départementales  –   Archives     communales   –  Archives hospitalières – Archives d’outre-mer – S’organiser

– Numérotation – Constitution de fiches et de tableaux – Abréviations    –  Informatique  –  Internet  –  Echanger  – Communiquer ! – L’adhésion à un cercle.

3. Les généalogistes

Organisation  des  généalogistes  amateurs  –  les  revues nationales  de  la  Fédération  Française  de  Généalogie  – Organisation des généalogistes professionnels – Les revues commerciales.

4. Adresses utiles

Fédération   Française   de    Généalogie   –    Archives    – Bibliothèques                   –  Librairies spécialisées           à  Paris-    Les associations.

5. Bibliographie sommaire

6. En marge de la généalogie

Anthroponymie – Démographie historique – Héraldique – Histoire des familles – Histoire des lieux – Onomastique – Sigillographie – Toponymie.

7. La généalogie à l’étranger

8. La généalogie sur Internet

Fédération Française de Généalogie

1. La généalogie. Pourquoi ? Comment ?

Définition de la généalogie

La généalogie, l’une des plus anciennes sciences du monde, a pour objet l’étude objective et exhaustive des ascendances et des descendances des individus, de leur rapport  de  parenté,  de  leurs  particularités  physiques  et  morales  et  de  leurs biographies privées et publiques ; elle sert à la fois la génétique, la démographie et l’histoire sociale (Encyclopédia Universalis).

–  Qui rechercher ?

Si vous ne vous intéressez qu’à la lignée de vos ancêtres portant votre patronyme, c’est ce que l’on appelle une ascendance agnatique. C’est une solution, mais n’oubliez pas que vous descendez à égalité de chacun de vos parents et ainsi de suite.

Nous vous suggérons de rechercher l‘ensemble de vos ancêtres, dont le nombre, bien évidemment double à chaque génération. Nous vous suggérons également, au fur et à mesure  de  la  recherche  de  vos  ascendants,  de  noter  toutes  les  informations concernant les collatéraux.

En effet, la démarche habituelle qui suit l’établissement d’une généalogie bien garnie est la recherche de tous les descendants de tel ou tel personnage de vos ancêtres, choisi selon des critères qui vous sont tout-à-fait personnels : le plus ancien que vous ayez trouvé (momentanément !), celui dont l’activité vous plaît plus particulièrement ou dont la position sociale vous séduit.

* Les sources de la généalogie :

* Les papiers de famille : les cartes d’identité, livrets de famille (existant depuis 1877 à Paris, 1884 partout ailleurs), faire-part, livrets scolaires, diplômes, livrets militaires, photos, cartes associatives, cartes d’électeur, cartes de rationnement de la dernière guerre …

* Les sources orales : il faut prendre les renseignements transmis oralement avec réserve et se rappeler, d’une manière générale, qu’un renseignement donné ne peut être considéré comme vrai que s’il a été vérifié à partir de documents originaux.

* L’état civil :

Existe depuis 1792. Tenu sur des registres tenus en double exemplaire par les officiers d’état civil. Un des exemplaires est conservé à la Mairie, l’autre au Greffe du Tribunal. Des tables décennales sont régulièrement établies. Au-delà d’un délai de 100 ans, les registres du greffe sont versés aux Archives départementales concernées.

Nota : les communes de moins de 2000 habitants sont tenues de verser leurs registres de plus de cent ans (dont elles restent propriétaires) aux archives.

Les registres paroissiaux :

Institués par l’Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, ils ne se sont à peu près généralisés que depuis 1650 environ. Certains registres sont cependant plus anciens. Il subsiste 8 registres paroissiaux antérieurs à 1500. Le plus ancien est celui de Givry (Saône-et-Loire) datant de 1334. Dans le diocèse de Nantes, l’évêque prescrit aux curés, en 1406, la tenue de registres de baptêmes. A Roz-Landrieux (Ille-et-Vilaine) il existe un registre de baptême de 1451.

Ces registres sont tenus en deux exemplaires depuis 1668 environ. Une collection est conservée à la Mairie où ils ont été déposés en 1793, l’autre aux Archives départementales concernées (idem pour les communes de moins de 2000 habitants).

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Ces registres paroissiaux continuent d’être tenus par les curés et constituent ainsi une source complémentaire importante pour suppléer d’autres documents disparus.

* Délais de communication des documents

La loi du 15 juillet 2008 a redéfini les délais de communications des différents types d’archives.

Loi du 15 juillet 2008
Régime de principe Immédiatement communicable
Délibérations du Gouvernement, relations extérieures, monnaie et crédit public, secret industriel et commercial, recherche des infractions

fiscales et douanières

25 ans

Secret de la défense nationale, intérêts fondamentaux de l’État en matière de politique

 

extérieure, sûreté de l’État, sécurité publique

50 ans

Protection de la vie privéeDocument portant un jugement de valeur ou une appréciation sur une personne physiqueStatistiques : cas général

25 ans

Statistiques collectées par des questionnaires portant sur des faits et comportements privés (dont recensement)

75 ans

Enquêtes de police judiciaireDossiers des juridictionsÉtat civil : naissanceEtat civil : mariageEtat civil : décèsImmédiatement communicableMinutes et répertoires des notaires

75 ans

Dossier des juridictions et enquêtes de police en matière d’agressions sexuelles

100 ans

Documents qui se rapportent aux mineurs (vie privée, dossiers judiciaires, minutes et répertoires)Dossier de personnel50 ans (délai vie privée)Sécurité des personnes

100 ans

Secret médical25 ans après le décès ou 120 ans après la naissanceArchives dont la divulgation pourrait permettre de concevoir, de fabriquer, d’utiliser ou de localiser des

 

armes de destruction massive (nucléaires,

biologiques, chimiques ou bactériologiques)Incommunicable

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2. Les recherches généalogiques

* Les premières démarches

* Cas    général :    les   documents   n’étant   pas communicables pour les 75 dernières années, il convient de s’adresser aux mairies concernées.

Pour ce qui concerne l’état civil de moins de 75 ans, on peut obtenir des copies intégrales ou des extraits   des   actes  (voir   encadré)   dans   les

Nom & prénom

Adresse

Monsieur le Maire

Commune de …

conditions suivantes :

§   Actes de décès : les copies peuvent être délivrées à tous les demandeurs.

§   Copies intégrales des actes de naissance et de mariage :  ne  sont  délivrés  qu’à  la  personne concernée     par     l’acte,     des     ascendants, descendants, conjoint ou son représentant légal.

§   Extraits   d’actes   de   naissance   et   mariage :

délivrés à tous les demandeurs.

La délivrance des actes de moins de 75 ans est gratuite.

* Français    nés    à    l’étranger,    Français    par naturalisation, déclaration ou réintégration.

J’ai l’honneur de vous demander la copie intégrale   de        l’acte    de        naissance (mariage ou décès) de mon (père, mère grand-père, grand-mère, etc.) :

Nom et prénom

Né le, marié le, ou décédé le, En votre commune

Ci-joint une enveloppe timbrée  pour  la réponse.

Dans    l’attente    de    votre    réponse, recevez, Monsieur le  Maire, l’assurance de ma considération.

Signature

Les actes dressés à l’étranger et concernant des Français sont transcrits sur les registres de consulats. Ecrire à Ministère des Affaires étrangères – Service central

d’Etat civil – 11, rue de la Maison Blanche – 44941 NANTES Cedex 09.

Pour toute demande de copie ou extrait d’acte, indiquer la date et le lieu de l’événement, et les nom et prénom du (ou des) titulaire(s) de l’acte.

* Recherches au-delà de 75 ans

La  loi  toute  récente  du  15  juillet  2008  présente  encore  actuellement  quelques difficultés d’application notamment dans les mairies. Vous pouvez ne pas avoir accès aux registres, ceux-ci pouvant comporter des informations de moins de 75 ans.

Au-delà, il vous faudra consulter vous-mêmes les documents. D’autre part, vous n’aurez, la plupart du temps, qu’une indication approximative d’année (en fonction d’un âge mentionné sur un acte reçu) et non plus une date exacte.

Vous trouverez les registres qui vous intéressent aux archives départementales ou municipales. L’avantage des Archives départementales est de regrouper les différents registres des communes qui vous intéressent et de vous offrir des horaires de consultation plus souples que ceux des petites communes, bien souvent ouvertes au public  une  demi-journée  par  semaine.  Cependant,  il  faut  savoir  que  les  deux collections de registres, conservées respectivement par les Archives départementales et les communes ne sont pas toujours identiques.

Il faut aussi savoir que l’acte le plus important en généalogie est l’acte de mariage, car c’est lui qui assure le lien effectif entre les générations.

Il  est  à  noter  que  vous  aurez  de  moins  en  moins  accès  aux  registres originaux,                      ceux-ci    étant    maintenant    consultables    soit    sous    forme    de microfilms, soit sur écran d’ordinateur après numérisation.

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* Les archives

–  Rôle des archives : les différents dépôts d’archives assurent la conservation et la mise à disposition du public des documents qu’ils détiennent.

Le personnel est à la disposition des chercheurs pour les orienter dans les différents fonds. Il n’a pas pour vocation d’effectuer les recherches ni d’expliquer comment faire sa généalogie. D’une façon générale, il est nécessaire de s’inscrire comme lecteur (carte d’identité et quelques fois photo) pour pouvoir ensuite accéder aux Archives départementales ou communales.

Archives nationales : Elles constituent le plus important dépôt d’archives françaises er l’un des plus importants du monde. Elles conservent et traitent les documents provenant des organes centraux de l’Etat et des organismes dont la compétence s’étend       sur     l’ensemble     du      territoire

français.

Les   Archives   nationales   de   Paris,   de Fontainebleau,    les    Archives   nationales Centre d’outre-mer (Aix-en-Provence) ainsi que les Archives nationales du monde du travail (Roubaix) composent l’ensemble des Archives nationales. Les Archives d’outre- mer gèrent l’ensemble des archives des instances    chargées   de   l’administration générale des territoires jadis placés sous le contrôle de la France.

Archives   départementales :     Elles conservent essentiellement les documents provenant   des   administrations   et établissements provinciaux, régionaux et départementaux. Il existe un dépôt par département, dont le directeur est chargé d’inspecter     tous    les     dépôts    d’archives publiques   situés   dans    le     département (archives communales et hospitalières).

Archives communales :     Chaque commune possède et gère ses archives. Dans les communes importantes, cette gestion   spécifique    est    confiée    à    un archiviste.

–  Archives   hospitalières :    Beaucoup d’hôpitaux     possèdent    des   archives anciennes, sans toujours disposer d’un service d’archives véritablement organisé. De nombreux fonds d’archives hospitalières sont versés aux Archives départementales. Les archives hospitalières de Paris sont situées 7 rue des Minimes (75003).

Première consultation

d’un registre (ou microfilm)

aux Archives départementales

Adressez-vous au responsable de la salle de lecture pour vous faire inscrire comme lecteur (carte d’identité et quelques fois photo).

Les  fonds  d’archives  sont  classés   en séries. Chacune fait l’objet d’un répertoire donnant la cote (numéro  de référence) des différents dossiers ou documents.

Les registres paroissiaux ou d’état  civil sont  en  série  E,  et  le  répertoire  vous donnera  la  cote  du  registre  qui  vous intéresse.

Remplissez une fiche de consultation qui permettra de suivre votre  demande (de plus  en  plus  souvent  ces  fiches  sont remplacées  par  une   demande   par ordinateur).

Nous    vous    conseillons   de    recopier intégralement    chaque    acte    qui    vous intéresse.   Des   informations   qui   vous semblent inutiles maintenant   vous intéresseront  plus tard et vous  n’aurez pas  à  effectuer  cette   recherche  une seconde fois.

Vous  pouvez  obtenir  une  copie  de  cet acte à l’aide d’un lecteur reproducteur, ou une copie numérisée.

Analysez l’acte que vous avez sous  les yeux afin d’y trouver  les indications pour poursuivre  vos   recherches.  Notez  les principaux   éléments  sur  des  tableaux préparés à l’avance afin de mieux suivre leur avancement.

* S’organiser

Dès le début de vos recherches, organisez-vous convenablement en ouvrant des dossiers où vous classerez les doubles de tous vos courriers et les réponses reçues.

Deux techniques sont possibles : un dossier par individu ou un dossier par couple.

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Nous vous suggérons plutôt un dossier par couple. Dans ce dossier prendront place tous les documents concernant ce couple, bien sûr, mais aussi tous les documents concernant l’ensemble de leurs enfants, à l’exception de celui qui est votre ancêtre, et pour lequel un dossier commun est ouvert pour lui-même et son épouse. Ces dossiers constitueront votre base de référence. Pour les identifier, de même que pour identifier chaque papier le composant, utilisez un numéro plutôt qu’un nom.

Numérotation : il existe en généalogie, un système de numérotation très simple inventé par Michel Eyzinger en 1590, utilisé par Joseph Sosa, puis repris au  19ème siècle par Stefan Kekulé von Stradonitz. Ce système est maintenant connu  sous le nom de numérotation Sosa-Stradonitz.

§       C’est très simple : on donne le numéro 1 à la personne dont on établit l’ascendance (soi-même le plus souvent). Son père porte le numéro 2 (double de 1) et sa mère le numéro 3 (numéro du père + 1) et ainsi de suite…

§       Conséquences intéressantes :

§       Un père a toujours un numéro double de celui de son fils et la moitié de celui de son propre père,

§       un homme a toujours un numéro pair, une femme un numéro impair, à l’exception du numéro 1 qui est soit un homme, soit une femme,

§       chaque numéro impair correspond au plus récent porteur d’un nouveau nom de l’ascendance,

§       on peut préparer et numéroter les tableaux à l’avance, chaque personnage y trouvant naturellement sa place,

§       le nombre d’ancêtres à chaque génération correspond au numéro de l’ancêtre en ligne agnatique du numéro 1, c’est-à-dire : 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128 et 512 à la  9ème génération.

–  Constitution  de  fiches  et  de  tableaux : Il  est  important  de  transcrire  les informations dont vous disposez sur chacun de vos ancêtres sur des fiches claires et synthétiques de façon à savoir précisément où vous en êtes dans vos recherches.

Attention, n’omettez jamais d’indiquer sur vos fiches la source de l’information.

On utilise généralement une fiche pour chaque type d’acte : naissance ou baptême, mariage, décès ou sépulture.

On fait aussi des fiches de famille qui regroupent un couple et leurs enfants et permettent de faire le lien avec les diverses fiches individuelles.

Il est également très utile de reporter les informations essentielles sur des tableaux qui vous permettront de suivre la progression de vos tableaux.

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–  Abréviations : Pour clarifier un peu vos fiches et vos tableaux, un certain nombre d’abréviations sont couramment utilisées par tous les généalogistes.

Naissance

°

Baptême Ba ou b
Mariage

x

Contrat de mariage

Cm

Deuxième mariage xx ou x2 Concubinage

&

Troisième mariage xxx ou x3 Divorce

)(

Décès

+

Cité en 1700 1700 ou c.1700
Douteux

?

Avant 1700 /1700 ou av. 1700
Environ Ca ou ? Après 1700 1700/ ou ap 1700
Père

P

Parrain

p

Mère

M

Marraine

m

Fils

fs

Fille

fa

petit-fils pfs ou pf Petite-fille pfa ou pf
Naturel

N

Légitime

L

Signature

Sg

Ancien conjoint

A.Cjt

Inhumation

(+)

Paroisse

Psse

mort au champ d’honneur

Ù

+

Testament Test. ou ttt Sans postérité

s.p

sans alliance

s.a

Sans alliance actuelle

s.a.a

sans alliance avec postérité reconnue s.a.p.r Sexe

m ou f

Informatique : Elle permet grâce aux logiciels de généalogie dès le début de vos recherches de saisir toutes les informations concernant les personnes étudiées. Vous pouvez aussi stocker les photographies, les copies des documents et retrouver plus facilement des liens entre les personnes. Les logiciels facilitent les échanges entre généalogistes et la création de tableaux et de listes.

* Échanger

–   Communiquez ! Nous sommes tous cousins. Ce n’est pas seulement une boutade.

Au fur et à mesure de vos recherches, vous allez travailler sur des patronymes qui ont certainement déjà été étudiés dans la même commune, ou bien vous allez

travailler  sur  une  commune  qui  a  déjà  fait  l’objet  de  recherches  par  un  autre

généalogiste.

Aussi, ne restez pas dans votre coin avec les résultats de vos recherches pieusement enfermés, tels des reliques, dans le tiroir secret de votre bureau.

–  L’adhésion à un cercle : Adhérer à un cercle généalogique vous apportera de l’aide, des conseils, le soutien d’une revue, la formation et des contacts avec les autres chercheurs et les bénévoles de l’association.

Vous pourrez aussi, par l’intermédiaire de ce cercle, publier vos travaux ou au moins la liste des patronymes que vous étudiez. L’expérience montre toute l’importance des échanges qui suivent ces publications et tout leur intérêt pour poursuivre ou relancer les recherches.

En conclusion : communiquer et adhérer à un cercle, c’est échanger et partager ses recherches avec ses cousins !

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3. Les Généalogistes

* Organisation des généalogistes amateurs

Il existe une multitude d’associations généalogiques en France subdivisées en autant de sections ou antennes locales.

La plus grande partie de ces associations (environ 150) est fédérée au sein de la Fédération Française de Généalogie. Des Unions regroupent, sur le plan régional, les associations locales, départementales… et délèguent chacune un administrateur au Conseil d’Administration de la Fédération. Les autres associations : cercles nationaux, cercles  d’entreprises   ou   d’administration, associations   familiales,   associations culturelles… ont également des représentants à ce Conseil.

Les Administrateurs désignent un Président et un Bureau chargés de diriger, sous leur contrôle, la Fédération. L’Assemblée générale annuelle, permet à tous les cercles fédérés de décider des grandes orientations à suivre.

Les associations membres de la Fédération regroupent environ 65 000 généalogistes amateurs et bénévoles dont elle assure la représentation auprès des pouvoirs publics. Elle coordonne les travaux des associations et de leurs membres, met en œuvre des actions d’intérêt général, assure un rôle de conseil et d’assistance…

Parmi ses actions et réalisations :

–  Dépouillement des registres paroissiaux et d’état civil repris sur la base Bigenet de la

FFG.

–   Le Centre de documentation généalogique : consultation des fonds de la FFG.

–    Dossiers d’assistance et d’aide aux associations.

–    Informations par le biais de La Vie généalogique, le Flash Fédération et les Assises

Fédérales à l’attention des associations.

–    Congrès national de Généalogie tous les 2 ans : mai 2009 Champs-sur-Marne, juin

2011 Roubaix, 2013 Marseille.

* Organisation des généalogistes familiaux professionnels

Il existe un certain nombre de généalogistes professionnels regroupés au sein de la

Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France : 231 rue St Honoré,

75001 Paris et de la Chambre des généalogistes professionnels : 55 avenue Marceau,

75016 Paris.

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4. Adresses utiles

* Fédération Française de Généalogie :

Tour Essor, 14 rue Scandicci, 93508 Pantin. Métro Hoche (ligne 5).

Tel : 01 57 42 90 82. Courriel : ffg@genefede.org

Site Internet : www.genefede.fr et  www.bigenet.fr

* Les associations fédérées

Vous trouverez la liste des associations sur le site www.genefede.fr ou sur demande auprès de la FFG.

* Les archives

–    Archives  nationales,  Centre  d’Accueil  et  de  recherche  des  Archives  nationales

(C.A.R.A.N.) : 11 rue des Quatre-Fils, 75003 Paris.

–   Centre  des  Archives  Contemporaines :  2  rue  des  Archives,  77309  Fontainebleau

Cedex.

–   Archives  nationales  d’outre-mer :  29  chemin  du  Moulin  Detesta,  13090  Aix-en- Provence.

–   Archives nationales du Monde du Travail : 78 boulevard du Général Leclerc, B.P. 405,

59057 Roubaix Cedex 1.

–   Archives de Paris : 18 Bd Sérurier, 75019 Paris.

–   Service Historique de la Défense : Château de Vincennes, Avenue de Paris, 94306

Vincennes cedex.

–   Archives départementales : dans chaque chef-lieu de département.

Les bibliothèques (en région parisienne)

–     Bibliothèque Nationale de France: Quai François Mauriac 75013 Paris.

–     Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou, place Beaubourg, 75003.

–     Bibliothèque historique de la Ville de Paris : 24 rue Pavée, 75004 Paris.

–     Le Centre de documentation généalogique de la F.F.G. : Tour Essor, 14 rue Scandicci,

93508 Pantin.

* Librairies spécialisées à Paris

–     Editions de la Voûte – Éditions Christian : 24 rue de la Voûte, 75012 Paris.

–     Archives et cultures : 26 rue Paul Barruel, 75015 Paris.

Les revues commerciales

–    Gé Magazine : 24 rue de la Voûte, 75012 Paris.

–   La Revue Française de Généalogie : 10 avenue Victor-Hugo, 55800 Revigny

–    Votre Généalogie : 74, rue du Gros Chêne 54410 Laneuveville.

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5. Bibliographie sommaire

–    Guide des recherches sur l’histoire des familles, Gildas Bernard, Paris – Archives nationales. Ou sur http://www.francegenweb.org/~archives/guide/index.php

–     Les  familles  protestantes  en  France,  XVIe  siècle-1792.  Guide  des  recherches bibliographies et généalogiques, Gildas Bernard, Paris. Archives nationales.

–     Les familles juives en France, Gildas Bernard, Paris. Archives nationales.

–     La généalogie, histoire et pratique, Larousse.

–     Les Archives, Jean Favier, collection Que sais-je.

–     Guide du lecteur, Archives nationales.

–     Guide des sources de l’état civil parisien, Archives de Paris.

6. En marge de la Généalogie

Au-delà de leur généalogie propre, les généalogistes se placent dans leur majorité dans les rangs des multiples chercheurs qui rendent vie aux archives patiemment recueillies et conservées au fil des temps, justifiant ainsi les efforts déployés pour leur conservation, mais participant aussi, et d’une façon qui apparaît maintenant comme essentielle, à la connaissance sociale, politique, économique des temps passés, par les multiples analyses de la vie de ceux qui étaient, par leur existence même, à l’origine de ce qui est devenu l’Histoire.

Les généalogistes participent ainsi à ces différentes sciences :

–   Anthroponymie : Étude des noms de personnes. Les patronymes se fixent vers le 12 – 13e     siècles  et  deviennent  alors  transmissibles  de  génération  en  génération.  Ils subsistent encore cependant de nombreuses altérations et transformations jusqu’à la fin du 19e  siècle (lors de l’apparition des livrets de famille).

–   Démographie historique : Étude des populations à un niveau plus large que la stricte histoire des familles sur laquelle elle se fonde le plus souvent. Citons notamment les travaux du Laboratoire de Démographie historique, s’appuyant sur les recherches patientes et approfondies de nombreux généalogistes.

–   Héraldique : Science du blason. Destinés à l’origine à identifier les chevaliers du Moyen Âge, les blasons deviennent un prolongement du patronyme. Ils sont en fait portés  par  presque  toutes  les  couches  de  la  société :  nobles,  gens  de  métiers, paysans… aussi bien que par des groupes comme les corporations de marchands, par exemple. Le langage héraldique reste, à notre époque, le seul langage effectivement universel.

–   Histoire des familles : Au-delà de la recherche de leurs propres ancêtres, la plupart des généalogistes d’attachent à reconstituer l’histoire des familles dont ils sont issus. Cette tendance, qui s’affirme de plus en plus, correspond en fait à une sorte d’aboutissement dans le travail du généalogiste qui place ainsi le résultat de ses travaux dans un ensemble cohérent, débordant de la simple liste de ses propres ancêtres pour retrouver les liens effectifs avec ses cousins, et, souvent, renouer avec une parentèle éparpillée aux quatre coins du globe.

–   Histoire des lieux : de la même façon qu’ils étudient leurs ancêtres, les généalogistes réalisent de nombreuses études sur différents lieux où leurs ancêtres ont vécu, et que bien     souvent,   ils       ont         façonnés, par leurs travaux,    leurs plantations,        leurs constructions… ou tout simplement par leur présence.

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Les généalogistes participent ainsi à la mise en évidence de la véritable histoire sociale du pays.

–   Onomastique :  Étude  des  noms  propres  (voir  anthroponymie  et  toponymie).  La question se pose toujours de savoir si tel patronyme tire son origine de tel nom de lieu ou si c’est tel patronyme qui a donné son nom à un lieu déterminé. En réalité, les deux possibilités ne peuvent être départagées que par une étude généalogique menée le plus souvent jusqu’au 12-13e   siècles. Une telle étude déborde, dans de nombreux cas, le cadre de la région ou de la province, mais aussi du pays.

–   Sigillographie : Étude des sceaux. Le sceau est d’abord utilisé par les souverains, les grands feudataires et les prélats, puis s’étend aux communautés ecclésiastiques, aux corporations, aux communes, aux universités et collèges et même aux particuliers, bourgeois, ouvriers et paysans. À la fin du Moyen Âge, la signature se substitue progressivement au sceau. À notre époque, le grand sceau de l’État n’est plus utilisé que pour sceller les actes les plus solennels, tels que des traités. Cependant, les scellés judiciaires sont encore de pratique courante.

–   Toponymie : Étude linguistique et historique de l’origine des noms de lieu. Comme il est dit plus haut à propos de l’onomastique, seule une étude approfondie peut déterminer l’origine d’un lieu. Il  est important de noter qu’un grand nombre de toponymes de France tirent leur origine de l’époque gauloise ou gallo-romaine. À l’inverse, l’origine de nombreux toponymes est encore obscure, pour ne pas dire, parfois, controversée. Il n’est que de se référer aux polémiques concernant la localisation du site d’Alésia, présumé correspondre à cinq lieux différents.

7. La généalogie à l’étranger

La  généalogie ne connaît pas de frontière. Nombreuses sont les familles qui, au cours des siècles, se sont déplacées, non seulement d’une province à l’autre, mais aussi d’un pays à l’autre. Les raisons en étaient multiples, et généralement semblables à ce qu’elles sont encore aujourd’hui : appel de main d’œuvre, artisans avec leur savoir- faire, soldats volontaires, aventure, colonisation de nouvelles terres…

C’est ainsi qu’il n’est pas rare de compter quelques ancêtres issus d’une terre qui nous paraît, même aujourd’hui, bien lointaine.

De même, il est très courant d’avoir des cousins, difficiles à découvrir, qui se sont expatriés dans les siècles passés et sont ainsi devenus les souches de familles et de lignées qui, souvent, n’ont plus qu’un souvenir très vague de leur origine.

La  Confédération   Internationale  de  Généalogie  et  d’Héraldique,  comprend  92 associations de 48 pays et s’active à renforcer les liens naturels entre les personnes préoccupées de ce qui fait leur véritable identité : leurs origines.

Vous trouverez des informations et adresses sur la page internationale du site de la

F.F.G. : http://www.genefede.fr

Fédération Française de Généalogie

8. La généalogie sur Internet

Commencer une généalogie en 2010, est devenu plus facile avec l’aide d’Internet. Vous pouvez beaucoup plus facilement être aidé dès le démarrage de vos recherches par les travaux que vos prédécesseurs ont réalisés et qu’ils ont choisi de mettre à votre disposition sur Internet.

Vous trouverez d’abord toutes sortes de renseignements qui viendront compléter cette plaquette pour vous former à la recherche.

Pour accéder aux travaux réalisés par vos prédécesseurs, vous avez plusieurs moyens. Vous trouverez des relevés systématiques des registres de naissances, mariages et

décès. Ces relevés réalisés par des membres des cercles généalogiques sont disponibles

notamment sur Bigenet, Geneabank et sur d’autres sites.

Sur Geneanet, vous avez aussi les généalogies de particuliers qui sont mises en ligne. Vous pouvez faire des recherches par patronyme ou/et par commune.

Le site CousinsGenWeb présente département par département les patronymes étudiés par ses membres.

Vous avez aussi pour vous aider à situer les origines d’un patronyme des sites qui présente une localisation établie à partir des informations de l’INSEE pour des périodes à partir de 1896.

Vous pouvez aussi faire des recherches sur Internet avec des moteurs de recherche sur le patronyme qui vous intéresse, sur le Web ou sur Google Book où vous retrouverez des extraits d’art ouvrage comportant le patronyme demandé.

Toutes ces informations sont là pour vous aider mais vous devez les contrôler pas à pas. Vos prédécesseurs ont pu commettre des erreurs.

La F.F.G., sur le site « Bigenet© » propose le résultat des relevés des actes établis par les associations. Le site continu à être régulièrement enrichi par les nouvelles données des associations participantes.

Un bon nombre d’archives départementales, via les Conseils généraux, permettent la lecture des registres en ligne : paroissiaux, état civil, matricules, recensement, etc.

Depuis  mai  2003,  le  portail  généalogique  national : http://www.france-genealogie.fr renseigne les chercheurs sur les principaux sites à vocation généalogique. Il a pour objectif de vous proposer une seule adresse pour les retrouver facilement. Il est entièrement gratuit mais peut renvoyer à un site marchand. Son moteur de recherche vous mettra en relation avec :

–     les dépôts d’archives et les bibliothèques,

–     les associations fédérées et sélectionnées par le site,

–     l’index national géré par la Fédération Française de Généalogie,

–     les sites professionnels des éditeurs et des libraires,

–     les  sites  de  particuliers  retenus  pour  l’aide  qu’ils  peuvent  apporter  dans  vos recherches.

Depuis novembre 2008, l’onglet Généalogie du portail www.culture.fr du Ministère de la Culture et de la Communication permet d’interroger, grâce à un formulaire de recherche unique, plusieurs bases de données nominatives. Dans les mois qui viennent, d’autres bases viendront rejoindre cette véritable communauté de fournisseurs de données : http://www.culture.gouv.fr/

Fédération Française de Généalogie

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