"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

- 1er février 1917 : Allemagne / début de la guerre sous-marine à outrance, sans restriction et sans avertissement, avec la mise en service de 150 sous-marins allemands.
- 3 février 1917 : Torpillage après sommation du bateau américain "Housatonic". Le président américain Woodrow Wilson, rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne.
- 3 février 1917 : Berlin / la crise du charbon entraîne la réglementation de la consommation de ce produit.
- 4 février 1917 : Bruxelles / création du Conseil flamand par un groupe d'activistes.
- 5 février 1917 : Rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Autriche-Hongrie.
- 10 février 1917 : Londres / début des négociations entre l'Organisation sioniste mondiale représentée par - Chaïm Weizmann, et le gouvernement britannique en vue de l'installation d'un foyer juif de Palestine.
- 17 février 1917 : France / la Chambre vote l'attribution d'un franc par jour aux soldats des tranchées.
- 17 février 1917 : Décès d'Octave Mirbeau, écrivain français (* 16.2.1848).
- 18 février 1917 : Le commandement suprême de l'armée allemande reprend l'offensive contre la Russie.
- 19 février 1917 : Décès de Charles Émile Auguste Durand, dit Carolus Duran, peintre français (* 4.7.1837).
- 21 février 1917 : En 3 semaines, 134 bateaux alliés et non-belligérants sont coulés par les forces allemandes. C'est le premier bilan de la guerre sous-marine à outrance.
- 24 février 1917 : Méditerranée / Le navire "Dorothea", transportant des troupes britanniques est coulé par un sous-marin allemand.
- 24 Féveier1917 : Les Américains prennent connaissance du télégramme d'Arthur Zimmermann, secrétaire d’État allemand aux Affaires extérieures, qui demande au Mexique d'entrer en guerre contre les États-Unis.

Source : « Chroniques du XXe siècle – Larousse.

Deuxième partie : statistiques

Deuxième partie : statistiques

1    Natalité de 1818 à 1823

2.1 Mortalité par tranche d’âge

2.2 Mortalité par mois

2.3 Mortalité des enfants de moins de 10 ans

3    Pyramide des âges en 1836

Natalité et mortalité à Vivonne de 1818 à 1823

Cette deuxième partie n’a d’utilité que pour donner un cadre à la première : à quelques exceptions près (mortalité infantile par exemple) les données recueillies sont trop parcellaires (une seule commune pendant six années) pour en tirer un enseignement démographique éclairé.

Concernant la natalité, cette période se situe juste après les guerres révolutionnaires (1799-1802) et napoléoniennes (1803-1815). Ce que l’on sait de la démographie de la France au début du 19ème siècle reste insuffisant :

« […] Les sources qui permettent de telles reconstitutions [démographiques] … n’intéressaient pas les contemporains [du 18ème siècle]. La démographie historique peut nous dire son impact global [celui de la guerre] sur une population donnée. […] nous savons bien que le rôle direct de la violence guerrière apparaît faible en regard de son rôle indirect, par les famines et les épidémies qu’elle entraîne […] [1] ».

Je dois donc me contenter de supposer que les vingt années précédentes ont connu une diminution de la population et une baisse significative de la natalité, comme lors de toutes les grandes guerres :

« Difficile de ne pas parler du coût humain de la folle équipée napoléonienne. Selon les sources, le bilan de ces quinze années [1800-1815] serait d’environ 1 million de morts en France [2] »

Et donc aussi, comme après toutes les périodes troublées ou violentes, un « sursaut » de natalité consécutif, ce que montrent les deux premiers tableaux 1 natalité page 23.

Concernant la mortalité, Il était intéressant de savoir, sur ces six années, quelles tranches d’âge étaient les plus fragiles : voir le tableau 2.1 page 23.

L’influence des saisons sur le nombre de décès : m’a paru aussi significatif. Toutefois, je ne sais pas actuellement expliquer ce que montre le tableau 2.2 page 24 : des « étiages » de mortalité en juin et des « crues » en septembre.

Le tableau 2.3 suivant, page 24, s’intéresse aux nouveaux-nés et aux très jeunes enfants :
entre 23 % et 43 % mouraient soit à leur naissance, soit dans l’année.

Cit.- « Au XVIIIe siècle en France, près d’un nouveau-né sur trois mourait avant d’avoir atteint son premier anniversaire, victime le plus souvent d’une maladie infectieuse. La situation change à la fin du XVIIIe siècle : la mortalité infantile se met à baisser rapidement et, vers 1850, la mort ne frappe plus qu’un nouveau-né sur six. Les principaux moteurs de cette baisse sont le succès remporté par la vaccination contre l’une des grandes causes de décès d’enfants à cette époque, la variole, et les progrès réalisés dans l’art d’accoucher, comme dans les premiers soins donnés au nouveau né [INED] [3] ».

Il m’a enfin paru intéressant d’ajouter le tableau 3 en page 25 : j’ai pu construire cette
pyramide des âges à partir de l’étude détaillée des résultats du recensement de 1836 à Vivonne, soit un peu moins de 20 ans après la période 1818-1823. Il convient de noter qu’il s’agit là du premier recensement réalisé en France, simultanément dans toutes les communes.

On y retrouvera (zones latérales grisées, à gauche en dates et à droite en âges) la tranche de la population née pendant la période qui a fait l’objet de cette étude : ils ont alors entre 12 et 18 ans.


[1] Guery Alain,-. Les comptes de la mort vague après la guerre, 1991 volume 6 – n°3-4

[2] http://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/histoire-de-france/88-napoleon-le-bilan.html

[3] http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_pedagogiques/duree_de_vie_deces_mortalite/mortalite_infantile_france/

1 natalité

Mort-Vivonne-aMort-Vivonne-b

2 mortalité

2.1 Décès par tranche d’âge

Mort-Vivonnec

2.2 Répartition mensuelle des décès (moyenne sur six années)

Mort-Vivonne-d

Mort-Vivonne-e

On mourait peu en juin, beaucoup en septembre…

2.3 Mortalité infantile

Mort-Vivonne-f

Cit.- « Au XVIIIe siècle en France, près d’un nouveau-né sur trois mourait avant d’avoir atteint son premier anniversaire, victime le plus souvent d’une maladie infectieuse. La situation change à la fin du XVIIIe siècle : la mortalité infantile se met à baisser rapidement et, vers 1850, la mort ne frappe plus qu’un nouveau-né sur six. Les principaux moteurs de cette baisse sont le succès remporté par la vaccination contre l’une des grandes causes de décès d’enfants à cette époque, la variole, et les progrès réalisés dans l’art d’accoucher, comme dans les premiers soins donnés au nouveau né  [INED] [1] ».


[1] http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_pedagogiques/duree_de_vie_deces_mortalite/mortalite_infantile_france/

3 Pyramide des âges en 1836

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