"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

OCTOBRE 1917

– 9. Paris : l’Académie de médecine préconise, pour lutter contre la dépopulation, de réprimer l’avortement et d’attribuer des allocations aux familles nombreuses.

– 15. La danseuse hollandaise Mata-Hari est fusillée par un peloton français. après avoir été accusée d’espionnage au profit des Allemands.

– 15. La 7° armée allemande s’empare des îles d’Oesel et de Dago, dans la Baltique.

– 23. Paris : démission du cabinet Painlevé.

– 23. Russie : Lénine obtient du comité central bolchevique le vote de la préparation immédiate de l’insurrection armée.

– 24. Paris : le cabinet Painlevé est reconstitué. Louis Barthou remplace Ribot comme ministre des Affaires étrangères. -›

– 24. Italie : douzième et dernière offensive d`Isonzo : le front italien est rompu par les forces austro-hongroises, dirigées par von Below. Cette défaite italienne, à Caporetto, se solde par de lourdes pertes (293 000 prisonniers et 3000 canons italiens).

– 24. Les Autrichiens occupent le Frioul (Italie).

– 26. La 6° armée française, conduite par Maistre, conquiert le fort de Malmaison à l’ouest du Chemin des Dames.

– 31. Norvège : parution du roman «Bénédiction de la terre››, de Knut Hamsun.

NAISSANCES

– 15. A.M. Sehlesinger, homme politique américain.

– 20. Jean-Pierre Melville, cinéaste francais († 2.8.1973).

– 21. Dizzy Gillespie, trompettiste de jazz américain.

DECES

– 9. Husayn Kemal Pacha suItan d’Egypte (*1853).

– 15. Margareta Gertruida Zelle, dite Mata-Hari,danseuse et aventurière hollandaise (*7.8.1876).

Chronique du XXe siècle – Édition Larousse

Deuxième partie : statistiques

Deuxième partie : statistiques

1    Natalité de 1818 à 1823

2.1 Mortalité par tranche d’âge

2.2 Mortalité par mois

2.3 Mortalité des enfants de moins de 10 ans

3    Pyramide des âges en 1836

Natalité et mortalité à Vivonne de 1818 à 1823

Cette deuxième partie n’a d’utilité que pour donner un cadre à la première : à quelques exceptions près (mortalité infantile par exemple) les données recueillies sont trop parcellaires (une seule commune pendant six années) pour en tirer un enseignement démographique éclairé.

Concernant la natalité, cette période se situe juste après les guerres révolutionnaires (1799-1802) et napoléoniennes (1803-1815). Ce que l’on sait de la démographie de la France au début du 19ème siècle reste insuffisant :

« […] Les sources qui permettent de telles reconstitutions [démographiques] … n’intéressaient pas les contemporains [du 18ème siècle]. La démographie historique peut nous dire son impact global [celui de la guerre] sur une population donnée. […] nous savons bien que le rôle direct de la violence guerrière apparaît faible en regard de son rôle indirect, par les famines et les épidémies qu’elle entraîne […] [1] ».

Je dois donc me contenter de supposer que les vingt années précédentes ont connu une diminution de la population et une baisse significative de la natalité, comme lors de toutes les grandes guerres :

« Difficile de ne pas parler du coût humain de la folle équipée napoléonienne. Selon les sources, le bilan de ces quinze années [1800-1815] serait d’environ 1 million de morts en France [2] »

Et donc aussi, comme après toutes les périodes troublées ou violentes, un « sursaut » de natalité consécutif, ce que montrent les deux premiers tableaux 1 natalité page 23.

Concernant la mortalité, Il était intéressant de savoir, sur ces six années, quelles tranches d’âge étaient les plus fragiles : voir le tableau 2.1 page 23.

L’influence des saisons sur le nombre de décès : m’a paru aussi significatif. Toutefois, je ne sais pas actuellement expliquer ce que montre le tableau 2.2 page 24 : des « étiages » de mortalité en juin et des « crues » en septembre.

Le tableau 2.3 suivant, page 24, s’intéresse aux nouveaux-nés et aux très jeunes enfants :
entre 23 % et 43 % mouraient soit à leur naissance, soit dans l’année.

Cit.- « Au XVIIIe siècle en France, près d’un nouveau-né sur trois mourait avant d’avoir atteint son premier anniversaire, victime le plus souvent d’une maladie infectieuse. La situation change à la fin du XVIIIe siècle : la mortalité infantile se met à baisser rapidement et, vers 1850, la mort ne frappe plus qu’un nouveau-né sur six. Les principaux moteurs de cette baisse sont le succès remporté par la vaccination contre l’une des grandes causes de décès d’enfants à cette époque, la variole, et les progrès réalisés dans l’art d’accoucher, comme dans les premiers soins donnés au nouveau né [INED] [3] ».

Il m’a enfin paru intéressant d’ajouter le tableau 3 en page 25 : j’ai pu construire cette
pyramide des âges à partir de l’étude détaillée des résultats du recensement de 1836 à Vivonne, soit un peu moins de 20 ans après la période 1818-1823. Il convient de noter qu’il s’agit là du premier recensement réalisé en France, simultanément dans toutes les communes.

On y retrouvera (zones latérales grisées, à gauche en dates et à droite en âges) la tranche de la population née pendant la période qui a fait l’objet de cette étude : ils ont alors entre 12 et 18 ans.


[1] Guery Alain,-. Les comptes de la mort vague après la guerre, 1991 volume 6 – n°3-4

[2] http://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/histoire-de-france/88-napoleon-le-bilan.html

[3] http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_pedagogiques/duree_de_vie_deces_mortalite/mortalite_infantile_france/

1 natalité

Mort-Vivonne-aMort-Vivonne-b

2 mortalité

2.1 Décès par tranche d’âge

Mort-Vivonnec

2.2 Répartition mensuelle des décès (moyenne sur six années)

Mort-Vivonne-d

Mort-Vivonne-e

On mourait peu en juin, beaucoup en septembre…

2.3 Mortalité infantile

Mort-Vivonne-f

Cit.- « Au XVIIIe siècle en France, près d’un nouveau-né sur trois mourait avant d’avoir atteint son premier anniversaire, victime le plus souvent d’une maladie infectieuse. La situation change à la fin du XVIIIe siècle : la mortalité infantile se met à baisser rapidement et, vers 1850, la mort ne frappe plus qu’un nouveau-né sur six. Les principaux moteurs de cette baisse sont le succès remporté par la vaccination contre l’une des grandes causes de décès d’enfants à cette époque, la variole, et les progrès réalisés dans l’art d’accoucher, comme dans les premiers soins donnés au nouveau né  [INED] [1] ».


[1] http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_pedagogiques/duree_de_vie_deces_mortalite/mortalite_infantile_france/

3 Pyramide des âges en 1836

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