"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

- 1er décembre 1916 : Décès du Missionnaire explorateur Charles de Foucauld - voir article de l'éphéméride de ce jour - (*15.9.1858).

- 2 décembre 1916 : Athènes / des réservistes grecs attaquent les marins français et anglais.

- 3 décembre 1916 : France / le général Joffre est démis de ses fonctions de commandant en chef de l'armée à la suite de l'échec de l'offensive alliée sur la Somme ; il est remplacé par le général Georges Nivelle.

- 7 décembre 1916 : Bucarest / les forces armés allemandes du maréchal Mackensen pénètrent dans a ville.

- 7 décembre 1916 : Londres / David Lloyd Georges remplace H. Asquith démissionnaire au poste de premier ministre.

- 9 décembre 1916 : constitution du gouvernement de David Lloyd Georges.

- 10 décembre 1916 : Prix Nobel de littérature au poète suédois V. von Heidenstam.

- 12 décembre 1916 : offre de paix des Puissances centrales aux Alliés.

- 13 décembre 1916 : Paris / remaniement du cabinet Briand – Lyautey devient ministre de la guerre.

- 15 décembre 1916 : 700 000 tués sur le front de Verdun( 338 000 Allemands et 364 000 Alliés). Le haut commandement militaire allemand renonce à l'offensive de Verdun.

- 15 décembre 1916 : France / le Parlement refuse au gouvernement le pouvoir de promulguer des décrets-lois.

- 15 décembre 1916 : Suisse / le nouveau président Schultess, promet une « neutralité calme ».

- 21 décembre 1916 : USA / appel pur la paix du président Wilson.

- 26 décembre 1916 : Joffre reçoit son bâton de maréchal mais il est écarté du haut commandement.

- 30 décembre 1916 : Assassinat de Grigori Novykh, dit Raspoutine, aventurier russe, à Petrograd. (* vers 1872).

Source : « Chroniques du XXème siècle – Larousse.

Histoire régionale : La Vienne en 1830 - 3 - Caractères, mœurs...

Une pailleuse de chaise ...

Une pailleuse de chaises ...

L'hermite de Saint Benoît

L'hermite de Saint Benoît

Riches ou pauvres …

…les habitants de la Vienne sont naturellement bons, doux et faciles ; mais leur gaîté va quelques fois jusqu’à l’insouciance et leur amour pour le repos jusqu’à l’inertie. Ils aiment la danse et le plaisir, surtout celui de la table, que leur pays abondamment pourvu de gibier, de poisson et de vins, leur permet de satisfaire. Dans l’habitude commune de la vie, ils ont de l’ordre, de l’économie et même de la parcimonie ; mais quand il s’agit de recevoir des amis ou de faire accueil à des étrangers, l’esprit cède la place à une noble et généreuse hospitalité. C’est une qualité générale ; chacun en fait preuve selon ses moyens : l’habitant des villes par une espèce de luxe, le simple cultivateur par de l’empressement et de la bonne volonté qui suppléent aux ressources qui lui manquent. — L’habitant des campagnes se montre en toute circonstance invinciblement attaché aux usages et aux préjugés de ses pères, il est rebelle aux perfectionnements. Son indocilité et son entêtement l’empêchent de profiter des nouveaux procédés des arts. Il aime ses foyers, son village et sa famille. Il est religieux par habitude et par éducation, et tolérant par suite de son naturel, sensible, fier et indépendant ; mais cette tolérance qu’il accorde aux autres il veut en jouir lui-même, et il considère même comme une persécution les instances qu’on lui fait parfois, dans son intérêt, d’abandonner quelque vieille méthode de culture sans efficacité, ou d’essayer l’usage d’instruments aratoires plus perfectionnés ».

Conscrits réunis après tirage au sort à Champagné-Saint-Hilaire ...

Conscrits réunis après tirage au sort à Champagné-Saint-Hilaire ...

 » Les Poitevins sont de braves soldats, peu fanfarons, mais fermes dans les périls et aussi propres à soutenir un choc vigoureux qu’à l’imprimer. — Ils ont donné des preuves de leur courage et de leur aptitude à supporter les fatigues et les privations de la guerre dans les mémorables campagnes de la révolution et de l’empire. Ils s’étaient d’ailleurs montrés les mêmes à toutes les époques de notre histoire, soit pendant les guerres féodales, soit pendant les guerres civiles. Ce sont les Poitevins et les Saintongeais, leurs voisins, qui ont fait gagner à Henri IV la mémorable bataille de Coutras. Nous citerons à ce sujet un curieux passage du vieux d’Aubigné. Les Gascons avaient lâché pied ; la cavalerie commandée par Turenne et par La Trémouille avaient été enfoncée par les escadrons du duc de Joyeuse. Ceux-ci se croyaient déjà sûrs de la victoire, lorsqu’ils trouvèrent des gens qui ne s’étonnèrent pas » .

Sortie de messe à Availles-Limousine , rue de l'église, en 1903...

Sortie de messe à Availles-Limousine , rue de l'église, en 1903...

« Les Poitevins des deux sexes sont généralement bien constitués. Ils ont la peau blanche et fraîche, les yeux noirs ou pers, les cheveux d’un noir remarquable ; il est peu de pays où les hommes blonds soient en aussi petit nombre. Les dames poitevines ont de la beauté, mais leur beauté brille plus par l’éclat et la grandeur que par la grâce. Leurs formes sont celles de la Flore antique ou de la Vénus d’Arles plutôt que celles de la Vénus de Médicis. Elles ont d’ailleurs un caractère vif et animé, un esprit varié, une manière de s’exprimer claire, agréable, et une grande amabilité. L’empire qu’elles savent obtenir de leurs attraits personnels et par les charmes de leur conversation est profond et durable, de grands exemples historiques le prouveraient au besoin. La chasseresse des rois (Diana venatrix regum), cette femme dont la beauté protesta si longtemps et avec succès contre les années ; qui passait d’un roi à son successeur, comme un joyau de la couronne, Diane de Poitiers enfin ; la belle et spirituelle duchesse de Montespan ; son habile et sage rivale Françoise d’Aubigné, étaient des dames poitevines. « Si j’étais roi, dit à ce sujet un auteur qui a visité le Poitou, je me garderais des femmes du Poitou, mais j’aimerais à être gardé par les hommes de cette loyale contrée. » En effet, les soldats poitevins se sont toujours montrés aussi fidèles que braves ».

Soldats de divers régiments décorés sur la place d'Armes à Poitiers...

Soldats de divers régiments décorés sur la place d'Armes à Poitiers...

Abel HugoHistoire de la France pittoresque).

Les  photos – postérieures à 1830 … bien sûr … – qui illustrent cet article ont été scannées  à partir des ouvrages :
– « Coutumes en Vienne 1 » – Geste Éditions –
– « La Vienne en Mémoire » – Tome 2 – Michel Fontaine éditeur et Centre Presse .
à suivre  ICI


1 commentaire pour Histoire régionale : La Vienne en 1830 – 3 – Caractères, mœurs…

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>