"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a Cent Ans…

- 1er Mars 1917 : Empire Ottoman / Introduction du calendrier Grégorien.
- 2 Mars 1917 : Le Congrès américain réforme "l'Organic Act" pour Porto Rico , qui devient territoire des Etats Unis, et fait de ses habitants des citoyens américains.
- 8 Mars 1917 : Décès du Comte ferdinand von Zeppelin, inventeur dudirigeable ( *8.7.1838).
- 10 Mars 1917 : Petrograd / Manifestations et soulèvements des ouvriers, rejointspar la population, contre la famine et la guerre . C'est le début de la révolution de Février (d'après le calendrier russe).
- 10 Mars 1917 : Les troupes britanniques prennent la ville de Bagdad.
- 11 Mars 1917 : Paris / à la Sorbonne se tient le premier congrès national du Livre.
- 12 Mars 1917 : Armement des bateaux de commerce américain.
- 14 Mars 1917 : Démission du Général Lyautey du ministère de la Guerre.
- 14 Mars 1917 : Rupture des relations diplomatqiues entre la Chine et l'Allemagne.
- 15 Mars 1917 : Russie / Formation d'un governement provisoire sous la présidence du prince Lvov.
- 15 Mars 1917 : Russie / Sous la pression de l'état major, Nicolas II abdique en favuerde son fère, le grand duc Michel.
- 16 Mars 1917 : Russie / Le grand duc Michel renoce au trône.
- 17 Mars 1917 : Naissance de Carlos Cassola, écrivain italien.
- 17 Mars 1917 : Paris / Démission du cabinet Briand.
- 20 Mars 1917 : Paris / Constitution du ministère Ribot.
- 21 Mars 1917 : Belgique / Séparation administrative : les Flamands à Bruxelles, les wallons à Namur.
- 23 Mars 1917 : l'empereur d'Autriche, Charles 1er, présente une offre de paix à Raymon Poincaré.

Source : « Chroniques du XXème siècle – Larousse..

MONTALEMBERT (Deux Sèvres)

La commune de Montalembert appartient au canton de Sauzé-Vaussais, arrondissement de Niort (dans les Deux-Sèvres). Elle a une superficie de 11,80 km2 ; une altitude minimale de 118 m et maximale de 187 m. Elle est limitrophe du département de la Vienne à l’est, et du département de la Charente au sud. Elle a donné son nom au horst(1) de Montalembert, orienté selon l’axe granitique Massif Armoricain/ Massif Central, soit nord-ouest/sud-est. Ce horst constitue une butte remarquable de 9 km de long et  1 km de large, au relief boisé (bois de châtaigniers…) et aux terres d’argiles rouges (fabrication de tuiles…)

A vol d’oiseau, le bourg de Montalembert se situe à 2,4 km de Limalonges (79), à 3,3 km de Londigny (16), à 3,9 km de Montjean (16), à 4,9 km de Sauzé-Vaussais (79), à 5,4 km des Adjots (16), à 5,6 km de Saint Martin-du-Clocher (16), à 5,9 km de Voulême (86), à 5,9 km de Saint Macoux (86), à 6,3 km de Linazay(86), à 6,7 km de La Forêt-de-Tessé (16)…

Dans les textes anciens, on trouve la mention de Mons Arambert (1228) – Montralembert (1275) – Mons Eremberti Seu Heremberti (1300) – Montarembert (1405)…

Depuis 1962, le bourg se dépeuple. Il est passé de 400 habitants en 1962 à 268 habitants en 2007. Les habitants sont les Montalembertiens, Motalembertiennes… ou les Montalemberois, Montalemberoises

église de Montalembert

Dessin original de Raymond Naud* - Droits d'auteur réservés*-

Un peu d’histoire et d’économie

Ci-après un texte communiqué par l’Office de Tourisme de Sauzé-Vaussais, en 2005, d’après un entretien entre Mme Jacqueline Ajer, maire de Montalembert, et Nicolas Chambard :

La commune s’étend en grande partie sur une colline boisée, à l’extrème sud-est du Sauzéen. Montalembert est liée à la famille  du  même nom qui occupa, juqu’à la fin du XVe siècle, le château situé au coeur du bourg. A l’heure actuelle, ce château  n’est pas l’édifice d’origine : ce dernier qui possédait tours et donjon, fût démoli au cours des siècles et remplacé à la fin du XIXe par un bâtiment caractéristique de cette époque. Certains des Montalembert laissèrent trace dans l’histoire de France. A titre d’exemple, Jean de Montalembert fût Gouverneur,pour Charles V, du château de Cognac, puis conseiller de Jean, Duc de Berry, frère du roi et Comte de Poitou. André de Montalembert,  quant à lui, fût l’un des plus vaillants capitaines de François 1er.

La situation géographique de cette commune est assez particulière, puisque située à la croisée des Deux-Sèvres, de la Vienne et de la Charente. Une borne, mise en place en 1995, matérialise ce point de jonction. Jusqu’en 1790, Montalembert faisait partie du diocèse de Ruffec : ce n’est qu’à cette date qu’elle fût rattachée aux Deux-Sèvres et au canton de Sauzé-Vaussais,et cela malgré les vives protestations des habitants. A l’époque,ils motivèrent leur hostilité à ce rattachement en expliquant aux autorités que,depuis la nuit des temps,d’une part ils relevaient de la justice de Ruffec, d’autre part, ils y effectuaient depuis toujours leurs achats et y vendaient leurs productions .Malgré cela,ils n’eurent pas gain de cause.

“Les Deux-Sèvriens malgré eux”, comme les nomme M.Poignat (dans L’Histoire des communes des Deux-Sèvres) sont aujourd’hui 301 (contre 800 en 1789, 984 en 1821 et 400 en 1962).Ils occupent les nombreux petits hameaux,tels que Le Pigeon Blanc, Négreveau, La Verrie, La Souris Chauve ou Champmagnan,qui est le seul situé à l’est de la Nationale 10.Montalembert est structuré autour de deux pôles : le bourg même situé en haut de la colline et le hameau de Fontaine,situé au pied de celle-ci.

La proximité de la Nationale 10 explique, en partie, l’installation de certaines entreprises sur la commune, notamment un bureau d’études de charpente métallique et un atelier de conception de stands d’exposition. Ce ne sont pas les seules activités présentes, puisque s’y trouvent également deux menuisiers, un mécanicien agricole, une entreprise de travaux publics .Il y a également un café-restaurant : Le Relais de la Forêt.

La colline de Montalembert est une butte de 9km de long sur 1 km de large, culminant à 190 mètres. A certains endroits,la vue s’étend au-delà de Limalonges, et par temps clair jusqu’à Vivonne .La formation de cette colline, qu’on appelle le Horst,est liée au soulèvement des terrains sédimentaires,entre deux failles. Cet accident tectonique a eu pour conséquences de rendre accessibles des terrains argileux (marne du Toarcien) qui sont très fossilifères (ammonites, bélemnites).Le Horst est par nature et par ses fossiles d’une grande richesse patrimoniale puisqu’il contribue à expliquer une partie de l’histoire de la Terre. Grâce à l’accessibilité de ces marnes,de nombreuses carrières ont été ouvertes pour exploiter les argiles grises, rouges ou blanches (argiles qui sont à l’origine de la toponymie locale : la Montée Blanche,la Montée Rouge,la Montée Bleue).De ces carrières était extraite l’argile nécessaire à la fabrication des tuiles,activité importante jusque dans les années 70,comme en témoigne la présence de fours à tuiles disséminés sur la commune (et les communes limitrophes) et le nom des hameaux : La Tuilerie…

La richesse du Horst n’est donc pas seulement géologique ou paléontologique, mais également économique grâce aux matériaux fournis et aux taillis de châtaigniers qu’il supporte. En effet, la nature du sol est propice à cette essence, qui occupe l’essentiel de la surface boisée de la commune. Celle-ci n’est pas des moindre, puisqu’elle représente plus de 40% de la surface communale (1179 ha) et fait de Montalembert, l’une des communes les plus boisées du sud Deux-Sèvres. Les châtaigniers ont été et sont toujours exploités pour leur bois qui revêt diverses utilisations : piquets, menuiserie, parquet, palettes, bois de chauffage…

Marie Brunet à Montalembert

Marie Brunet a été connue à Montalembert (elle s'occupait de la cantine scolaire). Elle était la Tante du Père de l'auteur de cet article. Cette photo montre aussi le mobilier caractéristique des intérieurs de maison de cette époque ...

Le châtaignier et le bois constituent toujours une richesse locale et des filières d’avenir,et c’est ce qui a incité la commune à créer la Maison de la Forêt et du Bois,projet de développement local par excellence. Cette initiative communale a séduit la Région Poitou-Charente, le Conseil Général des Deux-Sèvres et l’Union Européenne qui ont apporté leur soutien. Inaugurée en juin  1996, elle est installée dans l’ancienne école, d’une architecture XIXe, qui a fermé ses portes en 1991. Le bâtiment,équipé d’une chaudière à bois en plaquettes, a entièrement été restauré et réaménagé en alliant sauvegarde de ses caractéristiques architecturales et adaptation aux exigences de ses nouvelles fonctions .La Maison de la Forêt et du Bois est un pôle de compétences regroupant l’Association Sauzéenne pour la Promotion des Initiatives Cantonales, l’Association pour la Promotion du Châtaignier à Bois, le Centre Régional des Energies Renouvelables, Prom’Haies et Chauff’Bois Energie .Par la mise en synergie des compétences de ces cinq associations, la Maison de la Forêt et du Bois entend favoriser le développement des filières bois d’oeuvre et bois-énergie, la valorisation de l’environnement et le développement durable.

Outre les activités propres à chaque association,la Maison de la Forêt et du Bois propose régulièrement des expositions et met à disposition ses salles de réunion pour l’accueil de réunions ou de journées de formation. Elle a également participé, en étroite collaboration avec le Comité des Fêtes, d’Animations et de Loisirs (CFAL),à l’organisation de  la Foire de Montalembert, qui, dans son édition de 1998, fût la première Fête de la Forêt.

La Maison de la Forêt et du Bois n’est pas le seul équipement de la commune : Montalembert est également doté

fontaine de Montalembert

Fontaine de Montalembert - Dessin original de Raymond Naud* - Droits d'auteur réservés*-

d’une bibliothèque et d’une salle des Fêtes gérées par le CFAL. Le slogan de ce dernier “Montalembert, c’est légendaire”, s’explique par la fabuleuse légende des Brumes .Elle raconte qu’au lendemain de leurs noces,Adélaïde et Guy de Montalembert découvrirent la disparition d’une belle agrafe d’or rapportée d’Orient. Almodis, la jeune chambrière, fut accusée à tort et condamnée à être brûlée vive Avant son exécution, elle prédit que la fumée du bûcher s’épandra en brume légère et couvrira pendant des siècles le château, le bourg et le coteau. Lors du supplice, une source jaillit au  pied du bûcher dont les eaux dévalèrent la colline dans un bruit de sanglots. Quelques jours plus tard, le bijou fut retrouvé dans un nid de pie en haut du donjon. En souvenir de cette triste injustice, la fontaine jaillit toujours en haut de la colline, et la brume recouvre très souvent les bois de Montalembert. Cette fontaine d’Almodis est en cours de restauration dans le cadre des Chantiers des Maires. La prochaine action de valorisation du patrimoine programmée concerne l’église Saint Sylvestre située au coeur du bourg. Malgré les profonds remaniements qu’elle a connu vers 1860, cette église n’est pas dépourvue d’intérêt, grâce à son clocher carré et sa façade principale dotée de trois arcades en plein cintre.

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(1) horst : mot d’origine allemande qui signifie espace de terrain soulevé entre deux failles (opposé à graben)

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(informations rassemblées par Jean-Pierre Naud – les dessins (tous droits réservés) qui illustrent cet article sont l’œuvre de Raymond Naud, père de Jean-Pierre Naud, qui a séjourné à Montalembert à plusieurs reprises dans son enfance)

Pour compléter votre information sur ce sujet

– vous pouvez lire dans ce blog , dans la catégorie Contes et Légendes :

Les brumes de Montalembert, par Hubert Duclusaud (2 décembre 2009)

– vous trouverez sur le site du CGCP, des cartes postales anciennes de Montalembert, dans la rubrique Notre régioncartes postales anciennes 79 – Montalembert

Montalembert (Deux-Sèvres)

La commune de Montalembert appartient au canton de Sauzé-Vaussais, arrondissement de Niort (dans les Deux-Sèvres). Elle a une superficie de 11,80 km2 ; une altitude minimale de 118 m et maximale de 187 m. Elle est limitrophe du département de la Vienne à l’est, et du département de la Charente au sud. Elle a donné son nom au horst(1) de Montalembert, orienté selon l’axe granitique Massif Armoricain/ Massif Central, soit nord-ouest/sud-est. Ce horst constitue une butte remarquable de 9 km de long et 1 km de large, au relief boisé (bois de châtaigniers…) et aux terres d’argiles rouges (fabrication de tuiles…)

A vol d’oiseau, le bourg de Montalembert se situe à 2,4 km de Limalonges (79), à 3,3 km de Londigny (16), à 3,9 km de Montjean (16), à 4,9 km de Sauzé-Vaussais (79), à 5,4 km des Adjots (16), à 5,6 km de Saint Martin-du-Clocher (16), à 5,9 km de Voulême (86), à 5,9 km de Saint Macoux (86), à 6,3 km de Linazay(86), à 6,7 km de La Forêt-de-Tessé (16)…

Dans les textes anciens, on trouve la mention de Mons Arambert (1228) – Montralembert (1275) – Mons Eremberti Seu Heremberti (1300) – Montarembert (1405)…

Depuis 1962, le bourg se dépeuple. Il est passé de 400 habitants en 1962 à 268 habitants en 2007. Les habitants sont les Montalembertiens, Motalembertiennes… ou les Montalemberois, Montalemberoises

Un peu d’histoire et d’économie

Ci-après un texte communiqué par l’Office de Tourisme de Sauzé-Vaussais, en 2005, d’après un entretien entre Mme Jacqueline Ajer, maire de Montalembert, et Nicolas Chambard :

La commune s’étend en grande partie sur une colline boisée, à l’extrème sud-est du Sauzéen. Montalembert est liée à la famille du même nom qui occupa, juqu’à la fin du XVe siècle, le château situé au coeur du bourg. A l’heure actuelle, ce château n’est pas l’édifice d’origine : ce dernier qui possédait tours et donjon, fût démoli au cours des siècles et remplacé à la fin du XIXe par un bâtiment caractéristique de cette époque. Certains des Montalembert laissèrent trace dans l’histoire de France. A titre d’exemple, Jean de Montalembert fût Gouverneur,pour Charles V, du château de Cognac, puis conseiller de Jean, Duc de Berry, frère du roi et Comte de Poitou. André de Montalembert, quant à lui, fût l’un des plus vaillants capitaines de François 1er.

La situation géographique de cette commune est assez particulière, puisque située à la croisée des Deux-Sèvres, de la Vienne et de la Charente. Une borne, mise en place en 1995, matérialise ce point de jonction. Jusqu’en 1790, Montalembert faisait partie du diocèse de Ruffec : ce n’est qu’à cette date qu’elle fût rattachée aux Deux-Sèvres et au canton de Sauzé-Vaussais,et cela malgré les vives protestations des habitants. A l’époque,ils motivèrent leur hostilité à ce rattachement en expliquant aux autorités que,depuis la nuit des temps,d’une part ils relevaient de la justice de Ruffec, d’autre part, ils y effectuaient depuis toujours leurs achats et y vendaient leurs productions .Malgré cela,ils n’eurent pas gain de cause.

“Les Deux-Sèvriens malgré eux”, comme les nomme M.Poignat (dans L’Histoire des communes des Deux-Sèvres) sont aujourd’hui 301 (contre 800 en 1789, 984 en 1821 et 400 en 1962).Ils occupent les nombreux petits hameaux,tels que Le Pigeon Blanc, Négreveau, La Verrie, La Souris Chauve ou Champmagnan,qui est le seul situé à l’est de la Nationale 10.Montalembert est structuré autour de deux pôles : le bourg même situé en haut de la colline et le hameau de Fontaine,situé au pied de celle-ci.

La proximité de la Nationale 10 explique, en partie, l’installation de certaines entreprises sur la commune, notamment un bureau d’études de charpente métallique et un atelier de conception de stands d’exposition. Ce ne sont pas les seules activités présentes, puisque s’y trouvent également deux menuisiers, un mécanicien agricole, une entreprise de travaux publics .Il y a également un café-restaurant : Le Relais de la Forêt.

La colline de Montalembert est une butte de 9km de long sur 1 km de large, culminant à 190 mètres. A certains endroits,la vue s’étend au-delà de Limalonges, et par temps clair jusqu’à Vivonne .La formation de cette colline, qu’on appelle le Horst,est liée au soulèvement des terrains sédimentaires,entre deux failles. Cet accident tectonique a eu pour conséquences de rendre accessibles des terrains argileux (marne du Toarcien) qui sont très fossilifères (ammonites, bélemnites).Le Horst est par nature et par ses fossiles d’une grande richesse patrimoniale puisqu’il contribue à expliquer une partie de l’histoire de la Terre. Grâce à l’accessibilité de ces marnes,de nombreuses carrières ont été ouvertes pour exploiter les argiles grises, rouges ou blanches (argiles qui sont à l’origine de la toponymie locale : la Montée Blanche,la Montée Rouge,la Montée Bleue).De ces carrières était extraite l’argile nécessaire à la fabrication des tuiles,activité importante jusque dans les années 70,comme en témoigne la présence de fours à tuiles disséminés sur la commune (et les communes limitrophes) et le nom des hameaux : La Tuilerie…

La richesse du Horst n’est donc pas seulement géologique ou paléontologique, mais également économique grâce aux matériaux fournis et aux taillis de châtaigniers qu’il supporte. En effet, la nature du sol est propice à cette essence, qui occupe l’essentiel de la surface boisée de la commune. Celle-ci n’est pas des moindre, puisqu’elle représente plus de 40% de la surface communale (1179 ha) et fait de Montalembert, l’une des communes les plus boisées du sud Deux-Sèvres. Les châtaigniers ont été et sont toujours exploités pour leur bois qui revêt diverses utilisations : piquets, menuiserie, parquet, palettes, bois de chauffage…

Le châtaignier et le bois constituent toujours une richesse locale et des filières d’avenir,et c’est ce qui a incité la commune à créer la Maison de la Forêt et du Bois,projet de développement local par excellence. Cette initiative communale a séduit la Région Poitou-Charente, le Conseil Général des Deux-Sèvres et l’Union Européenne qui ont apporté leur soutien. Inaugurée en juin 1996, elle est installée dans l’ancienne école, d’une architecture XIXe, qui a fermé ses portes en 1991. Le bâtiment,équipé d’une chaudière à bois en plaquettes, a entièrement été restauré et réaménagé en alliant sauvegarde de ses caractéristiques architecturales et adaptation aux exigences de ses nouvelles fonctions .La Maison de la Forêt et du Bois est un pôle de compétences regroupant l’Association Sauzéenne pour la Promotion des Initiatives Cantonales, l’Association pour la Promotion du Châtaignier à Bois, le Centre Régional des Energies Renouvelables, Prom’Haies et Chauff’Bois Energie .Par la mise en synergie des compétences de ces cinq associations, la Maison de la Forêt et du Bois entend favoriser le développement des filières bois d’oeuvre et bois-énergie, la valorisation de l’environnement et le développement durable.

Outre les activités propres à chaque association,la Maison de la Forêt et du Bois propose régulièrement des expositions et met à disposition ses salles de réunion pour l’accueil de réunions ou de journées de formation. Elle a également participé, en étroite collaboration avec le Comité des Fêtes, d’Animations et de Loisirs (CFAL),à l’organisation de la Foire de Montalembert, qui, dans son édition de 1998, fût la première Fête de la Forêt.

La Maison de la Forêt et du Bois n’est pas le seul équipement de la commune : Montalembert est également doté

d’une bibliothèque et d’une salle des Fêtes gérées par le CFAL. Le slogan de ce dernier “Montalembert, c’est légendaire”, s’explique par la fabuleuse légende des Brumes .Elle raconte qu’au lendemain de leurs noces,Adélaïde et Guy de Montalembert découvrirent la disparition d’une belle agrafe d’or rapportée d’Orient. Almodis, la jeune chambrière, fut accusée à tort et condamnée à être brûlée vive Avant son exécution, elle prédit que la fumée du bûcher s’épandra en brume légère et couvrira pendant des siècles le château, le bourg et le coteau. Lors du supplice, une source jaillit au pied du bûcher dont les eaux dévalèrent la colline dans un bruit de sanglots. Quelques jours plus tard, le bijou fut retrouvé dans un nid de pie en haut du donjon. En souvenir de cette triste injustice, la fontaine jaillit toujours en haut de la colline, et la brume recouvre très souvent les bois de Montalembert. Cette fontaine d’Almodis est en cours de restauration dans le cadre des Chantiers des Maires. La prochaine action de valorisation du patrimoine programmée concerne l’église Saint Sylvestre située au coeur du bourg. Malgré les profonds remaniements qu’elle a connu vers 1860, cette église n’est pas dépourvue d’intérêt, grâce à son clocher carré et sa façade principale dotée de trois arcades en plein cintre.

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(1) horst : mot d’origine allemande qui signifie espace de terrain soulevé entre deux failles (opposé à graben)

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(informations rassemblées par Jean-Pierre Naud – les dessins (tous droits réservés) qui illustrent cet art

Montalembert (Deux-Sèvres)

La commune de Montalembert appartient au canton de Sauzé-Vaussais, arrondissement de Niort (dans les Deux-Sèvres). Elle a une superficie de 11,80 km2 ; une altitude minimale de 118 m et maximale de 187 m. Elle est limitrophe du département de la Vienne à l’est, et du département de la Charente au sud. Elle a donné son nom au horst(1) de Montalembert, orienté selon l’axe granitique Massif Armoricain/ Massif Central, soit nord-ouest/sud-est. Ce horst constitue une butte remarquable de 9 km de long et  1 km de large, au relief boisé (bois de châtaigniers…) et aux terres d’argiles rouges (fabrication de tuiles…)

A vol d’oiseau, le bourg de Montalembert se situe à 2,4 km de Limalonges (79), à 3,3 km de Londigny (16), à 3,9 km de Montjean (16), à 4,9 km de Sauzé-Vaussais (79), à 5,4 km des Adjots (16), à 5,6 km de Saint Martin-du-Clocher (16), à 5,9 km de Voulême (86), à 5,9 km de Saint Macoux (86), à 6,3 km de Linazay(86), à 6,7 km de La Forêt-de-Tessé (16)…

Dans les textes anciens, on trouve la mention de Mons Arambert (1228) – Montralembert (1275) – Mons Eremberti Seu Heremberti (1300) – Montarembert (1405)…

Depuis 1962, le bourg se dépeuple. Il est passé de 400 habitants en 1962 à 268 habitants en 2007. Les habitants sont les Montalembertiens, Motalembertiennes… ou les Montalemberois, Montalemberoises

Un peu d’histoire et d’économie

Ci-après un texte communiqué par l’Office de Tourisme de Sauzé-Vaussais, en 2005, d’après un entretien entre Mme Jacqueline Ajer, maire de Montalembert, et Nicolas Chambard :

La commune s’étend en grande partie sur une colline boisée, à l’extrème sud-est du Sauzéen. Montalembert est liée à la famille  du  même nom qui occupa, juqu’à la fin du XVe siècle, le château situé au coeur du bourg. A l’heure actuelle, ce château  n’est pas l’édifice d’origine : ce dernier qui possédait tours et donjon, fût démoli au cours des siècles et remplacé à la fin du XIXe par un bâtiment caractéristique de cette époque. Certains des Montalembert laissèrent trace dans l’histoire de France. A titre d’exemple, Jean de Montalembert fût Gouverneur,pour Charles V, du château de Cognac, puis conseiller de Jean, Duc de Berry, frère du roi et Comte de Poitou. André de Montalembert,  quant à lui, fût l’un des plus vaillants capitaines de François 1er.

La situation géographique de cette commune est assez particulière, puisque située à la croisée des Deux-Sèvres, de la Vienne et de la Charente. Une borne, mise en place en 1995, matérialise ce point de jonction. Jusqu’en 1790, Montalembert faisait partie du diocèse de Ruffec : ce n’est qu’à cette date qu’elle fût rattachée aux Deux-Sèvres et au canton de Sauzé-Vaussais,et cela malgré les vives protestations des habitants. A l’époque,ils motivèrent leur hostilité à ce rattachement en expliquant aux autorités que,depuis la nuit des temps,d’une part ils relevaient de la justice de Ruffec, d’autre part, ils y effectuaient depuis toujours leurs achats et y vendaient leurs productions .Malgré cela,ils n’eurent pas gain de cause.

“Les Deux-Sèvriens malgré eux”, comme les nomme M.Poignat (dans L’Histoire des communes des Deux-Sèvres) sont aujourd’hui 301 (contre 800 en 1789, 984 en 1821 et 400 en 1962).Ils occupent les nombreux petits hameaux,tels que Le Pigeon Blanc, Négreveau, La Verrie, La Souris Chauve ou Champmagnan,qui est le seul situé à l’est de la Nationale 10.Montalembert est structuré autour de deux pôles : le bourg même situé en haut de la colline et le hameau de Fontaine,situé au pied de celle-ci.

La proximité de la Nationale 10 explique, en partie, l’installation de certaines entreprises sur la commune, notamment un bureau d’études de charpente métallique et un atelier de conception de stands d’exposition. Ce ne sont pas les seules activités présentes, puisque s’y trouvent également deux menuisiers, un mécanicien agricole, une entreprise de travaux publics .Il y a également un café-restaurant : Le Relais de la Forêt.

La colline de Montalembert est une butte de 9km de long sur 1 km de large, culminant à 190 mètres. A certains endroits,la vue s’étend au-delà de Limalonges, et par temps clair jusqu’à Vivonne .La formation de cette colline, qu’on appelle le Horst,est liée au soulèvement des terrains sédimentaires,entre deux failles. Cet accident tectonique a eu pour conséquences de rendre accessibles des terrains argileux (marne du Toarcien) qui sont très fossilifères (ammonites, bélemnites).Le Horst est par nature et par ses fossiles d’une grande richesse patrimoniale puisqu’il contribue à expliquer une partie de l’histoire de la Terre. Grâce à l’accessibilité de ces marnes,de nombreuses carrières ont été ouvertes pour exploiter les argiles grises, rouges ou blanches (argiles qui sont à l’origine de la toponymie locale : la Montée Blanche,la Montée Rouge,la Montée Bleue).De ces carrières était extraite l’argile nécessaire à la fabrication des tuiles,activité importante jusque dans les années 70,comme en témoigne la présence de fours à tuiles disséminés sur la commune (et les communes limitrophes) et le nom des hameaux : La Tuilerie…

La richesse du Horst n’est donc pas seulement géologique ou paléontologique, mais également économique grâce aux matériaux fournis et aux taillis de châtaigniers qu’il supporte. En effet, la nature du sol est propice à cette essence, qui occupe l’essentiel de la surface boisée de la commune. Celle-ci n’est pas des moindre, puisqu’elle représente plus de 40% de la surface communale (1179 ha) et fait de Montalembert, l’une des communes les plus boisées du sud Deux-Sèvres. Les châtaigniers ont été et sont toujours exploités pour leur bois qui revêt diverses utilisations : piquets, menuiserie, parquet, palettes, bois de chauffage…

Le châtaignier et le bois constituent toujours une richesse locale et des filières d’avenir,et c’est ce qui a incité la commune à créer la Maison de la Forêt et du Bois,projet de développement local par excellence. Cette initiative communale a séduit la Région Poitou-Charente, le Conseil Général des Deux-Sèvres et l’Union Européenne qui ont apporté leur soutien. Inaugurée en juin  1996, elle est installée dans l’ancienne école, d’une architecture XIXe, qui a fermé ses portes en 1991. Le bâtiment,équipé d’une chaudière à bois en plaquettes, a entièrement été restauré et réaménagé en alliant sauvegarde de ses caractéristiques architecturales et adaptation aux exigences de ses nouvelles fonctions .La Maison de la Forêt et du Bois est un pôle de compétences regroupant l’Association Sauzéenne pour la Promotion des Initiatives Cantonales, l’Association pour la Promotion du Châtaignier à Bois, le Centre Régional des Energies Renouvelables, Prom’Haies et Chauff’Bois Energie .Par la mise en synergie des compétences de ces cinq associations, la Maison de la Forêt et du Bois entend favoriser le développement des filières bois d’oeuvre et bois-énergie, la valorisation de l’environnement et le développement durable.

Outre les activités propres à chaque association,la Maison de la Forêt et du Bois propose régulièrement des expositions et met à disposition ses salles de réunion pour l’accueil de réunions ou de journées de formation. Elle a également participé, en étroite collaboration avec le Comité des Fêtes, d’Animations et de Loisirs (CFAL),à l’organisation de  la Foire de Montalembert, qui, dans son édition de 1998, fût la première Fête de la Forêt.

La Maison de la Forêt et du Bois n’est pas le seul équipement de la commune : Montalembert est également doté

d’une bibliothèque et d’une salle des Fêtes gérées par le CFAL. Le slogan de ce dernier “Montalembert, c’est légendaire”, s’explique par la fabuleuse légende des Brumes .Elle raconte qu’au lendemain de leurs noces,Adélaïde et Guy de Montalembert découvrirent la disparition d’une belle agrafe d’or rapportée d’Orient. Almodis, la jeune chambrière, fut accusée à tort et condamnée à être brûlée vive Avant son exécution, elle prédit que la fumée du bûcher s’épandra en brume légère et couvrira pendant des siècles le château, le bourg et le coteau. Lors du supplice, une source jaillit au  pied du bûcher dont les eaux dévalèrent la colline dans un bruit de sanglots. Quelques jours plus tard, le bijou fut retrouvé dans un nid de pie en haut du donjon. En souvenir de cette triste injustice, la fontaine jaillit toujours en haut de la colline, et la brume recouvre très souvent les bois de Montalembert. Cette fontaine d’Almodis est en cours de restauration dans le cadre des Chantiers des Maires. La prochaine action de valorisation du patrimoine programmée concerne l’église Saint Sylvestre située au coeur du bourg. Malgré les profonds remaniements qu’elle a connu vers 1860, cette église n’est pas dépourvue d’intérêt, grâce à son clocher carré et sa façade principale dotée de trois arcades en plein cintre.

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(1) horst : mot d’origine allemande qui signifie espace de terrain soulevé entre deux failles (opposé à graben)

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(informations rassemblées par Jean-Pierre Naud – les dessins (tous droits réservés) qui illustrent cet article sont l’œuvre de Raymond Naud, père de Jean-Pierre Naud, qui a séjourné à Montalembert à plusieurs reprises dans son enfance)

Pour compléter votre information sur ce sujet

– vous pouvez lire dans ce blog , dans la catégorie Contes et Légendes :

Les brumes de Montalembert, par Hubert Duclusaud (2 décembre 2009)

– vous trouverez sur le site du CGCP, des cartes postales anciennes de Montalembert, dans la rubrique Notre régioncartes postales anciennes 79 – Montalembert

Montalembert (Deux-Sèvres)

La commune de Montalembert appartient au canton de Sauzé-Vaussais, arrondissement de Niort (dans les Deux-Sèvres). Elle a une superficie de 11,80 km2 ; une altitude minimale de 118 m et maximale de 187 m. Elle est limitrophe du département de la Vienne à l’est, et du département de la Charente au sud. Elle a donné son nom au horst(1) de Montalembert, orienté selon l’axe granitique Massif Armoricain/ Massif Central, soit nord-ouest/sud-est. Ce horst constitue une butte remarquable de 9 km de long et  1 km de large, au relief boisé (bois de châtaigniers…) et aux terres d’argiles rouges (fabrication de tuiles…)

A vol d’oiseau, le bourg de Montalembert se situe à 2,4 km de Limalonges (79), à 3,3 km de Londigny (16), à 3,9 km de Montjean (16), à 4,9 km de Sauzé-Vaussais (79), à 5,4 km des Adjots (16), à 5,6 km de Saint Martin-du-Clocher (16), à 5,9 km de Voulême (86), à 5,9 km de Saint Macoux (86), à 6,3 km de Linazay(86), à 6,7 km de La Forêt-de-Tessé (16)…

Dans les textes anciens, on trouve la mention de Mons Arambert (1228) – Montralembert (1275) – Mons Eremberti Seu Heremberti (1300) – Montarembert (1405)…

Depuis 1962, le bourg se dépeuple. Il est passé de 400 habitants en 1962 à 268 habitants en 2007. Les habitants sont les Montalembertiens, Motalembertiennes… ou les Montalemberois, Montalemberoises

Un peu d’histoire et d’économie

Ci-après un texte communiqué par l’Office de Tourisme de Sauzé-Vaussais, en 2005, d’après un entretien entre Mme Jacqueline Ajer, maire de Montalembert, et Nicolas Chambard :

La commune s’étend en grande partie sur une colline boisée, à l’extrème sud-est du Sauzéen. Montalembert est liée à la famille  du  même nom qui occupa, juqu’à la fin du XVe siècle, le château situé au coeur du bourg. A l’heure actuelle, ce château  n’est pas l’édifice d’origine : ce dernier qui possédait tours et donjon, fût démoli au cours des siècles et remplacé à la fin du XIXe par un bâtiment caractéristique de cette époque. Certains des Montalembert laissèrent trace dans l’histoire de France. A titre d’exemple, Jean de Montalembert fût Gouverneur,pour Charles V, du château de Cognac, puis conseiller de Jean, Duc de Berry, frère du roi et Comte de Poitou. André de Montalembert,  quant à lui, fût l’un des plus vaillants capitaines de François 1er.

La situation géographique de cette commune est assez particulière, puisque située à la croisée des Deux-Sèvres, de la Vienne et de la Charente. Une borne, mise en place en 1995, matérialise ce point de jonction. Jusqu’en 1790, Montalembert faisait partie du diocèse de Ruffec : ce n’est qu’à cette date qu’elle fût rattachée aux Deux-Sèvres et au canton de Sauzé-Vaussais,et cela malgré les vives protestations des habitants. A l’époque,ils motivèrent leur hostilité à ce rattachement en expliquant aux autorités que,depuis la nuit des temps,d’une part ils relevaient de la justice de Ruffec, d’autre part, ils y effectuaient depuis toujours leurs achats et y vendaient leurs productions .Malgré cela,ils n’eurent pas gain de cause.

“Les Deux-Sèvriens malgré eux”, comme les nomme M.Poignat (dans L’Histoire des communes des Deux-Sèvres) sont aujourd’hui 301 (contre 800 en 1789, 984 en 1821 et 400 en 1962).Ils occupent les nombreux petits hameaux,tels que Le Pigeon Blanc, Négreveau, La Verrie, La Souris Chauve ou Champmagnan,qui est le seul situé à l’est de la Nationale 10.Montalembert est structuré autour de deux pôles : le bourg même situé en haut de la colline et le hameau de Fontaine,situé au pied de celle-ci.

La proximité de la Nationale 10 explique, en partie, l’installation de certaines entreprises sur la commune, notamment un bureau d’études de charpente métallique et un atelier de conception de stands d’exposition. Ce ne sont pas les seules activités présentes, puisque s’y trouvent également deux menuisiers, un mécanicien agricole, une entreprise de travaux publics .Il y a également un café-restaurant : Le Relais de la Forêt.

La colline de Montalembert est une butte de 9km de long sur 1 km de large, culminant à 190 mètres. A certains endroits,la vue s’étend au-delà de Limalonges, et par temps clair jusqu’à Vivonne .La formation de cette colline, qu’on appelle le Horst,est liée au soulèvement des terrains sédimentaires,entre deux failles. Cet accident tectonique a eu pour conséquences de rendre accessibles des terrains argileux (marne du Toarcien) qui sont très fossilifères (ammonites, bélemnites).Le Horst est par nature et par ses fossiles d’une grande richesse patrimoniale puisqu’il contribue à expliquer une partie de l’histoire de la Terre. Grâce à l’accessibilité de ces marnes,de nombreuses carrières ont été ouvertes pour exploiter les argiles grises, rouges ou blanches (argiles qui sont à l’origine de la toponymie locale : la Montée Blanche,la Montée Rouge,la Montée Bleue).De ces carrières était extraite l’argile nécessaire à la fabrication des tuiles,activité importante jusque dans les années 70,comme en témoigne la présence de fours à tuiles disséminés sur la commune (et les communes limitrophes) et le nom des hameaux : La Tuilerie…

La richesse du Horst n’est donc pas seulement géologique ou paléontologique, mais également économique grâce aux matériaux fournis et aux taillis de châtaigniers qu’il supporte. En effet, la nature du sol est propice à cette essence, qui occupe l’essentiel de la surface boisée de la commune. Celle-ci n’est pas des moindre, puisqu’elle représente plus de 40% de la surface communale (1179 ha) et fait de Montalembert, l’une des communes les plus boisées du sud Deux-Sèvres. Les châtaigniers ont été et sont toujours exploités pour leur bois qui revêt diverses utilisations : piquets, menuiserie, parquet, palettes, bois de chauffage…

Le châtaignier et le bois constituent toujours une richesse locale et des filières d’avenir,et c’est ce qui a incité la commune à créer la Maison de la Forêt et du Bois,projet de développement local par excellence. Cette initiative communale a séduit la Région Poitou-Charente, le Conseil Général des Deux-Sèvres et l’Union Européenne qui ont apporté leur soutien. Inaugurée en juin  1996, elle est installée dans l’ancienne école, d’une architecture XIXe, qui a fermé ses portes en 1991. Le bâtiment,équipé d’une chaudière à bois en plaquettes, a entièrement été restauré et réaménagé en alliant sauvegarde de ses caractéristiques architecturales et adaptation aux exigences de ses nouvelles fonctions .La Maison de la Forêt et du Bois est un pôle de compétences regroupant l’Association Sauzéenne pour la Promotion des Initiatives Cantonales, l’Association pour la Promotion du Châtaignier à Bois, le Centre Régional des Energies Renouvelables, Prom’Haies et Chauff’Bois Energie .Par la mise en synergie des compétences de ces cinq associations, la Maison de la Forêt et du Bois entend favoriser le développement des filières bois d’oeuvre et bois-énergie, la valorisation de l’environnement et le développement durable.

Outre les activités propres à chaque association,la Maison de la Forêt et du Bois propose régulièrement des expositions et met à disposition ses salles de réunion pour l’accueil de réunions ou de journées de formation. Elle a également participé, en étroite collaboration avec le Comité des Fêtes, d’Animations et de Loisirs (CFAL),à l’organisation de  la Foire de Montalembert, qui, dans son édition de 1998, fût la première Fête de la Forêt.

La Maison de la Forêt et du Bois n’est pas le seul équipement de la commune : Montalembert est également doté

d’une bibliothèque et d’une salle des Fêtes gérées par le CFAL. Le slogan de ce dernier “Montalembert, c’est légendaire”, s’explique par la fabuleuse légende des Brumes .Elle raconte qu’au lendemain de leurs noces,Adélaïde et Guy de Montalembert découvrirent la disparition d’une belle agrafe d’or rapportée d’Orient. Almodis, la jeune chambrière, fut accusée à tort et condamnée à être brûlée vive Avant son exécution, elle prédit que la fumée du bûcher s’épandra en brume légère et couvrira pendant des siècles le château, le bourg et le coteau. Lors du supplice, une source jaillit au  pied du bûcher dont les eaux dévalèrent la colline dans un bruit de sanglots. Quelques jours plus tard, le bijou fut retrouvé dans un nid de pie en haut du donjon. En souvenir de cette triste injustice, la fontaine jaillit toujours en haut de la colline, et la brume recouvre très souvent les bois de Montalembert. Cette fontaine d’Almodis est en cours de restauration dans le cadre des Chantiers des Maires. La prochaine action de valorisation du patrimoine programmée concerne l’église Saint Sylvestre située au coeur du bourg. Malgré les profonds remaniements qu’elle a connu vers 1860, cette église n’est pas dépourvue d’intérêt, grâce à son clocher carré et sa façade principale dotée de trois arcades en plein cintre.

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(1) horst : mot d’origine allemande qui signifie espace de terrain soulevé entre deux failles (opposé à graben)

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(informations rassemblées par Jean-Pierre Naud – les dessins (tous droits réservés) qui illustrent cet article sont l’œuvre de Raymond Naud, père de Jean-Pierre Naud, qui a séjourné à Montalembert à plusieurs reprises dans son enfance)

Pour compléter votre information sur ce sujet

– vous pouvez lire dans ce blog , dans la catégorie Contes et Légendes :

Les brumes de Montalembert, par Hubert Duclusaud (2 décembre 2009)

– vous trouverez sur le site du CGCP, des cartes postales anciennes de Montalembert, dans la rubrique Notre régioncartes postales anciennes 79 – Montalembert

icle sont l’œuvre de Raymond Naud, père de Jean-Pierre Naud, qui a séjourné à Montalembert à plusieurs reprises dans son enfance)

Pour compléter votre information sur ce sujet

– vous pouvez lire dans ce blog , dans la catégorie Contes et Légendes :

Les brumes de Montalembert, par Hubert Duclusaud (2 décembre 2009)

– vous trouverez sur le site du CGCP, des cartes postales anciennes de Montalembert, dans la rubrique Notre régioncartes postales anciennes 79 – Montalembert

4 commentaires pour MONTALEMBERT (Deux Sèvres)

  • avatar Robert Herman

    A wonderful down-to-earth report. I hope Mr. Raymond Naud does not mind me posting the pretty drawing (referenced to him) of St. Sylvestre on my Ancestry.com page for family of Jean Sabourin & Antoinette Pinaud; they had their family in Montalembert in 1640-50’s. Not a direct relative, but tied into my family line of Bertrand from Matha, after son Jean Sabourin (b. about 1640) came to Canada. Please let me know.

  • avatar SERVANT André

    A la Maisonneuve était établie ma famille et pendant les vacances à bien des moments j’y ai passé du temps, du bon temps. Merci pour cette publication.

  • avatar Ayrault

    Merci pour cette histoire de Montalembert,village natal du grand père de mon mari et de bien de ces ancêtres.

  • avatar oudenot

    Grand merci de cette recherche d’autant intéressante pour moi que mes ancêtres y ont demeuré.

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