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Citations…

"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom"

Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

2 juin 1915 : la Grande Bretagne décide du blocus des côtes d'Asie Mineure.
4 juin 1915 : décès de Camille Pelletan, homme politique français (*23.6.1846)
6 juin 1915 : Guillaume II exclut les transports de passagers de la guerre sous-marine à outrance.
6 juin 1915 : les Allemands franchissent le Dniestr.
7 juin 1915 : le lieutenant britannique Warneford abat un Zepelin au-dessous de Gand.
11 juin 1915 : la Grande-Bretagne conquiert la colonie allemande du Cameroun
11 juin 1915 : La Serbie envahit l'Albanie et occupe Tirana.
16 juin 1915 : naissance de Mariano Rumor, homme politique italien.
17 juin 1915 : Devant l'ampleur des blessures à la tête, le ministère de la Guerre décide de fournir des casques aux soldats.
18 juin 1915 : Arrêt de l'offensive en Artois.
23 juin 1915 : le général de corps d'armée, August von Mackensen est nommé maréchal à la suite de ses succès à l'Est.
23 juin 1915 : l'industrie allemande propose au chancelier de nouveaux buts de guerre : annexer la Pologne, les pays Baltes et l'Ukraine à l'espace économique et politique allemand.
25 juin 1915 : En France, Ribot appelle les particuliers à faire un effort financier pour défendre « le patrimoine commun ».
26 juin 1915 : le gouvernement allemand interdit le « Vorwârts » après qu'il a publié une résolution de paix de l'aile gauche du parti social-démocrate.
29 juin 1915 : début de l'affaire italienne de l'Isonzo.
30 juin 1915 : les puissances centrales foncent sur le Bug et la Vistule.
30 juin 1915 : la guerre navale interrompt le commerce du salpêtre chilien.

Source : « Chroniques du XXème siècle – Larousse.

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Le Boueradou ...

Retour,  à la mi-décembre, un peu avant avant la Nuit de « Nau », quand il fait bon être au coin de l’âtre …

Guy Delousme pose cette question :

En cette saison des châtaignes,  où peut-on trouver un  » boueradou *  » pour faire des châtaignes blanchies (les vraies) ?

« * » Je ne suis pas sûr de l’orthographe…mais tout ce dont je me rappelle, c’est que c’était délicieux !

Mariejo ne tarde pas à nous éclairer en apportant ces quelques précisions :

Le « boirador », prononcé aussi «bouéradour » ou «  bouérou » n’est pas une recette, mais un instrument en bois, sorte de tenaille dentée, servant à enlever la 2ème peau des châtaignes dans le « toupin » prononcé « toupi ».

C’est alors que Liliane Viollet éveille notre gourmandise :

Cela se voit que vous n’êtes guère gourmand, car en dehors de blanchir des châtaignes avec une feuille de figuier dans l’eau, pour faire de la confiture de châtaignes il faut blanchir ces dernières et leur enlever la peau pour après les écraser et le employer en confiture.  Hum que cela est bon avec un peu de « cougnat » et de la vanille de bourbon ! …

Francine Brèque nous fait remonter le temps avec ce langage très coloré :

Pour ceux qui ne savent pas ce dont il s’agi, regardez cette carte et sa légende :

deboueradour-

« Per lou deboueiradour brejàdo Dins lou toupi ple a ras bords Notro chataigno ecaraillâdo Ve rousso coum’un louis d’or ».

Traduction : ***Par le déboueradour frottée dans le toupi plein à ras bord, notre châtaigne décortiquée devient rousse comme un louis d’or.***

Michel Basly, tout en décrivant l’objet, nous oriente sur une vieille recette toute simple :

Instrument principalement utilisé en Limousin et Charente Limousine se décline aussi en « déboueradou » qui signifie en langue Limousine  éplucher, peler d’ou le nom de l’ustensile. Il est vrai que les  châtaignes blanchies écrasées dans un bol de lait (du vrai!) c’est délicieux !

Et pour conclure, Jean Delage, ne craignant de patoiser, nous plonge dans un folklore d’un autre âge, haut en couleur :

Bonjorn tots,

Châtaignes blanchie: voici comment on procède, après avoir dépouillé les châtaignes de leur première peau, on les verse dans un toupi (pot avec le ventre évasé, voir lien ci-dessous pour la photo) rempli d’eau chaude (chauffé devant les braise de la cheminée) ensuite tenant le boirador ( lire boueradou ) a deux mains lui faire faire demi tour à droite et à gauche jusqu’à ce que par frottement les châtaignes soi dépouillées  de leur seconde peau.

éplucher: pialar, pelar, epelissar…..

Boirador, de boirar: mélanger, peler les châtaignes

Amistats dau Lemosin   ( Amitiés du Limousin)

Lo Jan Delatge  ( Jean Delage )

Le Boueradou à découvrir aussi : ici

3 commentaires sur Le Boueradou …

  • Chanson sus l’ar des chevayiers de la tabye ronde : Le Cougnat

    Peurmier coubiet
    Queneussez-vous pas en Chèrentes
    Thieu l’endret qu’on appeule » Cougnat » ?
    Thieu l’endret , bouét , bouét, bouét,
    Thieu l’endret, bon , bon, bon
    Thieu l’endret qu’on appeule » Cougnat » ?

    2 eme Coubiet
    Dans sés chés aux tubas tout nègues,
    N’on z’ y vouét tout pien de thiarçons.
    des thiarçons, bouét , bouét, bouét,
    Des thiarçons, bon , bon, bon
    N’on z’ y vouét tout pien de thiarçons.

    3 eme Coubiet
    Tout couvarts de touèles d’arrantelle,
    Thiéllés fûts sembiant endormis.
    Thiéllés fûts bouét , bouét, bouét,
    Thiéllés fûts, bon , bon, bon
    Thiéllés fûts sembiant endormis.

    4 e Coubiet
    Quand ol é qu’on n’est pas d’boun’ mâche
    On n’en bouét quand l’ thieur vous fait mau.
    Quand l’ thieur , bouét , bouét, bouét,
    Quand l’ thieur, bon , bon, bon
    On n’en bouét quand l’ thieur vous fait mau.

    5 e Coubiet
    Si des cots , auprès d’ine jhénesse,
    Vous sentez que vous êtes à piat
    Vous sentez , bouét , bouét, bouét,
    Vous sentez , bon , bon, bon
    Bouévez dont in verre de Cougnat.

    Darnier Coubiet
    A la vout’ , bitons et bitounes,
    En trinquant , bouévons d’au Cougnat.
    En trinquant, bouét, bouét, bouét
    En trinquant, bon, bon, bon,
    En trinquant , bouévons d’au Cougnat.

  • La vanille de Bourbon ou plus exactement maintenant la vanille Bourbon est de la vanille en provenance de l’île de la Réunion. Cette dernière était appelée par les Portugais Mascareigne, puis Bourbon jusqu’en mars 1793 où elle devient île de la Réunion, puis île Bonaparte pour redevenir définitivement île de la Réunion en mars 1748.
    Il faut aussi dire que pendant la révolution, l’île de la Réunion était en Vendée l’île d’Yeu.

  • Nous voilà plus instruit maintenant … Tout ça, c’est bien beau et certainement très bon, mais Liliane dis-nous donc, à nous pauvres ignorants, ce que c’est que du « cougnat » et de la vanille de bourbon …
    Sans trop savoir, j’en ai tout de même, les narines frémissantes… et les papilles bien émoustillées …

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