"Un homme n'est jamais tout à fait mort tant qu'il y a quelqu'un pour prononcer son nom" Antoine de SAINT-EXUPÉRY

Il y a 100 ans…

-   3 février 1916 : en Allemagne, début de la réquisition  es industries textiles.
-   3 février 1916 : en Russie Goremykine est remplacé par Sturmer à la présidence du conseil des Ministres.
-   4 février 1916 : Canada - incendie  au parlement d'Ottawa.
-   6 février 1916 : décès de Ruben Dario, poète sud-américain. (*18.1.1867).
-   8 février 1916 : le sous-marin allemand "U-51" coule le cuirassier français "Amiral Charner".
-   8 février 1916 : Berlin - émeute provoquée par les problèmes de ravitaillement.
-   8 février 1916 : Paris - vente aux enchères du théâtre Antoine.
-   8 février 1916 : Zurich - naissance du mouvement dada.
-  11 février 1916 : Guillaume II ordonne l'intensification de la guerre sous-marine.
-  12 février 1916 : naissance de Michel de Saint-Pierre, romancier français.
-  13 février 1916 : les Alliés s'engagent à garantir, dans l'avenir, la neutralité du territoire belge et lui promettre la récupération des territoires annexés par l'Allemagne.
-  14 février 1916 : Le gouvernement britannique approuve le plan de guerre du général Joffre.
-  14 février 1916 : naissance de Marcel Bigeard, général et homme politique français.
-  16 février 1916 : naissance de Julien Darui, footballeur français.
-  19 février 1916 : naissance de Eddie Arcaro, grand jockey américain. 
-  21 février 1916 : début de l'offensive allemande à Verdun.
-  21 février 1916 : Hambourg - grandes inondations dues à un raz de marée.
-  22 février 1916 : 3600000 casques fabriqués à ce jour, en France, pour la guerre...
-  23 février 1916 : Portugal - embargo sur un navire de commerce allemand.
-  25 février 1916 : Joffre place Pétain à la tête de la 2ème armée.
-  28 février 1916 : décès de Henry James, romancier américain (*15.4.1843)

Source : « Chroniques du XXème siècle – Larousse.

Relire des articles…

Le Boueradou ...

Retour,  à la mi-décembre, un peu avant avant la Nuit de « Nau », quand il fait bon être au coin de l’âtre …

Guy Delousme pose cette question :

En cette saison des châtaignes,  où peut-on trouver un  » boueradou *  » pour faire des châtaignes blanchies (les vraies) ?

« * » Je ne suis pas sûr de l’orthographe…mais tout ce dont je me rappelle, c’est que c’était délicieux !

Mariejo ne tarde pas à nous éclairer en apportant ces quelques précisions :

Le « boirador », prononcé aussi «bouéradour » ou «  bouérou » n’est pas une recette, mais un instrument en bois, sorte de tenaille dentée, servant à enlever la 2ème peau des châtaignes dans le « toupin » prononcé « toupi ».

C’est alors que Liliane Viollet éveille notre gourmandise :

Cela se voit que vous n’êtes guère gourmand, car en dehors de blanchir des châtaignes avec une feuille de figuier dans l’eau, pour faire de la confiture de châtaignes il faut blanchir ces dernières et leur enlever la peau pour après les écraser et le employer en confiture.  Hum que cela est bon avec un peu de « cougnat » et de la vanille de bourbon ! …

Francine Brèque nous fait remonter le temps avec ce langage très coloré :

Pour ceux qui ne savent pas ce dont il s’agi, regardez cette carte et sa légende :

deboueradour-

« Per lou deboueiradour brejàdo Dins lou toupi ple a ras bords Notro chataigno ecaraillâdo Ve rousso coum’un louis d’or ».

Traduction : ***Par le déboueradour frottée dans le toupi plein à ras bord, notre châtaigne décortiquée devient rousse comme un louis d’or.***

Michel Basly, tout en décrivant l’objet, nous oriente sur une vieille recette toute simple :

Instrument principalement utilisé en Limousin et Charente Limousine se décline aussi en « déboueradou » qui signifie en langue Limousine  éplucher, peler d’ou le nom de l’ustensile. Il est vrai que les  châtaignes blanchies écrasées dans un bol de lait (du vrai!) c’est délicieux !

Et pour conclure, Jean Delage, ne craignant de patoiser, nous plonge dans un folklore d’un autre âge, haut en couleur :

Bonjorn tots,

Châtaignes blanchie: voici comment on procède, après avoir dépouillé les châtaignes de leur première peau, on les verse dans un toupi (pot avec le ventre évasé, voir lien ci-dessous pour la photo) rempli d’eau chaude (chauffé devant les braise de la cheminée) ensuite tenant le boirador ( lire boueradou ) a deux mains lui faire faire demi tour à droite et à gauche jusqu’à ce que par frottement les châtaignes soi dépouillées  de leur seconde peau.

éplucher: pialar, pelar, epelissar…..

Boirador, de boirar: mélanger, peler les châtaignes

Amistats dau Lemosin   ( Amitiés du Limousin)

Lo Jan Delatge  ( Jean Delage )

Le Boueradou à découvrir aussi : ici

3 commentaires pour Le Boueradou …

  • Chanson sus l’ar des chevayiers de la tabye ronde : Le Cougnat

    Peurmier coubiet
    Queneussez-vous pas en Chèrentes
    Thieu l’endret qu’on appeule » Cougnat » ?
    Thieu l’endret , bouét , bouét, bouét,
    Thieu l’endret, bon , bon, bon
    Thieu l’endret qu’on appeule » Cougnat » ?

    2 eme Coubiet
    Dans sés chés aux tubas tout nègues,
    N’on z’ y vouét tout pien de thiarçons.
    des thiarçons, bouét , bouét, bouét,
    Des thiarçons, bon , bon, bon
    N’on z’ y vouét tout pien de thiarçons.

    3 eme Coubiet
    Tout couvarts de touèles d’arrantelle,
    Thiéllés fûts sembiant endormis.
    Thiéllés fûts bouét , bouét, bouét,
    Thiéllés fûts, bon , bon, bon
    Thiéllés fûts sembiant endormis.

    4 e Coubiet
    Quand ol é qu’on n’est pas d’boun’ mâche
    On n’en bouét quand l’ thieur vous fait mau.
    Quand l’ thieur , bouét , bouét, bouét,
    Quand l’ thieur, bon , bon, bon
    On n’en bouét quand l’ thieur vous fait mau.

    5 e Coubiet
    Si des cots , auprès d’ine jhénesse,
    Vous sentez que vous êtes à piat
    Vous sentez , bouét , bouét, bouét,
    Vous sentez , bon , bon, bon
    Bouévez dont in verre de Cougnat.

    Darnier Coubiet
    A la vout’ , bitons et bitounes,
    En trinquant , bouévons d’au Cougnat.
    En trinquant, bouét, bouét, bouét
    En trinquant, bon, bon, bon,
    En trinquant , bouévons d’au Cougnat.

  • La vanille de Bourbon ou plus exactement maintenant la vanille Bourbon est de la vanille en provenance de l’île de la Réunion. Cette dernière était appelée par les Portugais Mascareigne, puis Bourbon jusqu’en mars 1793 où elle devient île de la Réunion, puis île Bonaparte pour redevenir définitivement île de la Réunion en mars 1748.
    Il faut aussi dire que pendant la révolution, l’île de la Réunion était en Vendée l’île d’Yeu.

  • Nous voilà plus instruit maintenant … Tout ça, c’est bien beau et certainement très bon, mais Liliane dis-nous donc, à nous pauvres ignorants, ce que c’est que du « cougnat » et de la vanille de bourbon …
    Sans trop savoir, j’en ai tout de même, les narines frémissantes… et les papilles bien émoustillées …

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>